C’est en 2018 que Mitsubishi a introduit sur le marché canadien la version PHEV de son VUS Outlander. Au début, l’autonomie proposée était modeste à 35 kilomètres. Elle est passée à 40, puis à 61 kilomètres lors de la refonte du modèle pour 2023. Pour 2026, le modèle a droit à une refonte de mi-parcours qui fait passer sa liberté électrique à 72 kilomètres. On commence à parler.
Forces
- Autonomie à la hausse
- Nouvelle chaîne audio Yamaha
- Conduite axée sur le grand confort
- Rouage intégral
Faiblesses
- Consommation améliorée, mais toujours élevée en mode hybride
- Facture salée au sommet de la gamme
- Troisième rangée : pour les petits uniquement
Mais ce n’est pas tout ce qui change. En fait, outre les améliorations de ce côté, le modèle profite des changements apportés à la variante à essence au début de l’année 2025. Prenons le temps de regarder cela ensemble.
Design
Esthétiquement, ça prend des yeux de lynx pour remarquer les différences avec la nouvelle mouture. Ce qui est le plus remarquable, ce sont les jantes qui profitent de nouveaux designs. Autrement, la grille a été légèrement revue, tout comme les plaques de protection avant et arrière, qui changent de teinte (de l’argenté au gris mat). Les feux héritent également d’un fini fumé à l’arrière, comme pour la version à essence de 2025.

Ce que l’on peut souhaiter, lorsque Mitsubishi redessinera son modèle, c’est un nouveau faciès. L’actuel est horrible, le mot est fiable. Heureusement, les lignes sont plus harmonieuses à l’arrière, comme de profil.
On retrouve toujours sept variantes au catalogue et toutes profitent du rouage intégral S-AWC (Super-All Wheel Control) de Mitsubishi, l’un des meilleurs de l’industrie.
À l’intérieur
Une fois à l’intérieur, on découvre un environnement au design réussi, ce qui contraste avec ce que l’on retrouve à l’avant. Ça respire aussi la qualité, il faut le dire, mais il faut aussi mentionner qu’on nous donne toujours les clefs des variantes offrant le plus de luxe lors des événements de presse. Il faut en tenir compte. Malgré tout, d’un bout à l’autre de la gamme, la qualité est présente et sur le plan de l’ergonomie, il n’y a rien à redire. Tout nous tombe dans la main.

Le choix est également plus vaste, avec six options d’agencement de matériaux et de couleurs, ce qui est très intéressant. Notez que les sièges ventilés sont enfin proposés avec le modèle et qu’on les trouve avec les baquets recouverts de cuir, à partir de la variante SEL. L’écran du système multimédia passe aussi à un format de 12,3 pouces avec toutes les variantes, une décision qui profite bien sûr à ceux qui optent pour les modèles d’entrée de gamme.

Le gros changement, toutefois, c’est l’arrivée de la chaîne audio développée en collaboration avec Yamaha. Nous l’avions découverte avec la livrée à essence et voilà que le modèle PHEV y a droit à son tour. On retrouve deux versions, soit à 8 haut-parleurs, soit à 12 haut-parleurs, à partir de la variante GT. Ça peut paraître peu pour un système haut de gamme, mais il faut savoir que certaines enceintes ont des missions bien précises, que ce soit pour les sons graves, aigus, etc. Bref, on a droit à une expérience bien plus intéressante qu’auparavant. Et pour nous permettre d’en profiter davantage, cette version PHEV hérite à son tour de plus de matériaux isolants, notamment à la hauteur des portières, pour un cocon encore plus coupé des bruits extérieurs.

À la deuxième rangée, le confort est également excellent. C’est à la troisième que ça se gâte, mais après toutes ces années, c’est bien connu ; la troisième rangée du Outlander est pensée pour les enfants d’abord. C’est là pour dépanner.
Les moteurs
L’Outlander PHEV 2026 conserve le même moteur thermique, un 4-cylindres de 2,4 litres. Il est jumelé à un moteur électrique qui offre 60 % plus de puissance cette année. Certaines données demeurent secrètes pour le moment, notamment leur puissance, mais sachez que dans l’ensemble, on a droit à un modèle plus performant cette année. La prestation passe de 248 à 297 chevaux. Pour le couple, les responsables esquissent des sourires lorsqu’on demande s’il y a une hausse de ce côté. Les chiffres officiels sont à venir, mais on peut anticiper une légère hausse de ce côté.

Quant à l’autonomie électrique, c’est là que c’est intéressant, car la capacité passe de 61 à 72 kilomètres. C’est dû à la taille de la batterie, dont le format passe de 20 kWh à 22,7 kWh. Au total, Mitsubishi mentionne que son modèle peut parcourir jusqu’à 690 kilomètres grâce à son autonomie électrique et à la capacité de son réservoir à essence. Ce qui est amusant, lorsqu’on fouille les chiffres, c’est de découvrir que la capacité était de 687 kilomètres en 2025. Or, comment se fait-il qu’on gagne seulement trois kilomètres alors que la seule capacité électrique a crû de onze kilomètres. Qui plus est, la consommation d’essence en mode hybride est passée de 8,9 à 8,6 litres aux 100 kilomètres.
Un mystère ? Non. C’est simplement attribuable au fait que le réservoir d’essence a été amputé de trois litres, en raison de la batterie qui occupe plus d’espace cette année.
Au volant
Ce qui marque l’expérience au volant du Mitsubishi Outlander PHEV, c’est la douceur de roulement du modèle. Bien sûr, la puissance est là, et c’est très appréciable lorsqu’on doit s’insérer dans la circulation à l’entrée d’une autoroute ou encore effectuer un dépassement, mais ça demeure secondaire. Aux commandes, on n’a pas vraiment envie d’écraser l’accélérateur pour profiter de la puissance ; ce n’est pas la vocation de ce modèle.

Sachez toutefois que pour profiter des 297 chevaux et de tout le couple à notre disposition, on doit activer le mode « Power » qui profite du travail du moteur à essence ET du moteur électrique. Incidemment, il y a sept modes de conduite accessibles, que ce soit pour ajuster la réaction du train roulant à la surface rencontrée (neige, boue, gravier, etc.). D’autres réglages sont spécifiques à la configuration hybride rechargeable du modèle, que ce soit un mode pour économiser de l’énergie ou un autre pour en récupérer. Ce dernier, fort efficace, permet de récupérer des kilomètres électriques que l’on peut décider d’utiliser comme bon nous semble. Son utilisation s’accompagne toutefois d’une hausse de la consommation de carburant. Y gagne-t-on au change ?
Questionnés à ce propos, les ingénieurs avaient des nuances à apporter. Puisque le mode fait augmenter la consommation d’essence, est-il vraiment efficace pour réduire sa consommation totale ? La réponse est complexe et dépend des situations, de l’environnement de conduite, etc. On ne connaît pas la nature exacte de la hausse de la consommation liée à l’utilisation du mode de recharge, ce qui complique les calculs. On nous mentionnait toutefois que la hausse demeurait minime et qu’elle était similaire, que l’on conduise en ville ou sur l’autoroute.

Conséquemment, ce que l’on conseille aux propriétaires, c’est de réaliser des tests afin de déterminer où l’utilisation de ce mode réduit la consommation moyenne et maximise l’efficacité énergétique.
Pour clore le sujet, mentionnons que, dans l’ensemble, l’expérience au volant est satisfaisante, à condition de ne pas avoir d’attentes quant au niveau d’agilité du modèle. C’est plus dynamique avec un Toyota RAV4, ce qui est révélateur.
Cela dit, à défaut d’être excitante ou engageante, la conduite du Outlander PHEV est rassurante et prévisible.
Une recette qui plaît de toute évidence à la clientèle visée.
Conclusion
La version PHEV du Mitsubishi Outlander a été le modèle hybride rechargeable le plus vendu au Canada au cours des trois dernières années. Ce n’est pas rien. Bien sûr, la plus grande disponibilité du modèle, par rapport à la version PHEV du Toyota RAV4, y joue pour beaucoup, mais ça demeure une petite victoire pour Mitsubishi.
Du reste, vous trouverez de tout à travers la gamme, qui compte sept variantes, dont une livrée de base (ES) qui se qualifie, au moment d’écrire ces lignes, pour le rabais du fédéral offert à l’achat d’un modèle électrifié.
Pour la liste de prix, la photo ci-dessous vous dévoile tout.



























