Lincoln rappelle son Navigator 2026 parce que le siège du conducteur peut se déplacer tout seul

Ford a conclu l’année 2025 avec 153 campagnes de rappel à son actif, un record absolu que la compagnie de Dearborn aimerait bien ne pas battre en 2026. Pour cela, elle devra cesser de lancer des campagnes de rappel, elle qui domine déjà l’industrie après seulement deux mois. Cette semaine, d’autres rappels sont lancés, dont un concernant la division Lincoln. Le modèle visé est le Navigator 2026, dont le siège du conducteur peut se déplacer vers l’arrière de façon inattendue pendant la conduite.

  • Le problème touche le siège du conducteur des Navigator 2026.

  • Une mise à jour logicielle permettra de régler le problème.

  • Ford domine déjà la liste des rappels en 2026.

Voilà le genre de situation que l’on ne souhaite pas vivre au volant d’un véhicule. Encore moins lorsque ledit véhicule est un VUS de luxe dont le prix de base est dans les six chiffres : on s’attend à mieux d’un produit de ce genre.

Un bogue logiciel et non une défaillance mécanique

L’origine du problème est un défaut dans la logique de détection d’obstacles du module du siège du conducteur. Le module en question est fourni par Gentherm, une entreprise de Novi, au Michigan. En théorie, ce système est conçu pour inverser le mouvement du siège s’il détecte un obstacle sur sa course, une fonction de sécurité usuelle et sensée.

Sauf que dans la pratique, le logiciel peut se tromper. Si ce dernier détecte un objet à l’avant, il peut tenter de reculer jusqu’à la position la plus éloignée. Pour la grande majorité des conducteurs, cela représente un sérieux problème, car ça les empêche de rejoindre les pédales. Pire, le module n’a pas été programmé pour annuler ce mouvement automatique lorsque le conducteur actionne manuellement la commande ni lorsque le véhicule roule à plus de 5 km/h.

Ford : 153 rappels en 2025, plus que les neuf autres marques suivantes

Ford a ouvert une enquête interne le 15 janvier 2026, après avoir reçu des signalements via son système de suivi de la qualité. La compagnie a officialisé le rappel à la fin de février. En tout, 1189 exemplaires Navigator 2026, assemblés à l’usine du Kentucky entre le 26 novembre et le 16 décembre 2025, sont visés.

La solution : une mise à jour de 20 minutes

La bonne nouvelle, c’est que le correctif est simple. Aucune pièce n’est à remplacer, aucun démontage complexe n’est nécessaire. Les concessionnaires vont procéder à une mise à jour du module du siège à l’aide du système de diagnostic de Ford, une intervention qui prend environ 20 minutes. Ford précise qu’aucun accident, aucune blessure, ni aucun incendie n’ont été signalés en lien avec ce défaut. La compagnie mentionne également que la réparation pourrait être effectuée par un technicien Lincoln qui se déplacerait, évitant ainsi au propriétaire une visite chez le concessionnaire.

La nouvelle cuvée du modèle, lancée pour 2025, n’en est pas à sa première mésaventure : rappel pour des fissures dans la barre lumineuse arrière (humidité, feux de recul défaillants), rappel pour le module de servofrein électronique pouvant mal fonctionner avec les systèmes d’aide à la conduite, et maintenant ce problème de siège. Tout ça sur les millésimes 2025 et 2026.

Ford répète qu’elle travaille à améliorer sa qualité. Jim Farley, le grand patron, en parle depuis 2023, et la compagnie a mis en place des programmes d’incitation pour ses employés liés à la qualité d’assemblage. Ce sont de bonnes intentions. Reste que les chiffres, eux, continuent de raconter une autre histoire.

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