
Lorsqu’il est question des ventes de modèles électriques chez Volkswagen, on retrouve deux réalités complètement différentes selon qu’on se trouve sur le continent nord-américain ou sur celui de l’Europe. En effet, au troisième trimestre de 2026, le groupe a livré à peine 5100 véhicules électriques aux États-Unis, contre 37 400 un an plus tôt. C’est un recul de 86,4 %. Pendant ce temps, en Europe, les ventes de modèles électriques ont grimpé de près de 20 %. Le contraste est frappant, et il en dit long sur le poids des politiques publiques et des intérêts des consommateurs dans l’adoption de l’électrification.
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Les livraisons de véhicules électriques du groupe aux États-Unis ont chuté de 86,4 % au troisième trimestre
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En Europe, elles ont progressé de 19,6 %, pour atteindre 209 100 unités
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La production du VUS ID.4 a pris fin à l’usine de Chattanooga, au Tennessee
Tarifs et virage politique
Au sud de la frontière, deux facteurs expliquent la dégringolade. D’abord, les droits de douane qui frappent les véhicules importés. Ensuite, le recul de l’administration Trump sur les mesures favorables à l’électrification. Le tout a sérieusement refroidi les acheteurs.
Les marques de luxe du groupe ne sont pas épargnées. Chez Audi, les Q4, Q6 et A6 e-tron ainsi que l’e-tron GT sont tous importés, tout comme les Taycan, Macan et Cayenne électriques de Porsche. Audi envisage d’assembler des modèles électriques sur le sol américain, à Chattanooga ou à l’usine de Scout Motors en Caroline du Sud, mais rien n’est confirmé.
Chez Volkswagen même, le VUS ID.4 tire sa révérence. Son successeur, l’ID. Tiguan, sera d’abord lancé en Europe au début de 2027. Quant au ID. Buzz, son retour en Amérique est repoussé. On parle maintenant d’un millésime 2028 attendu lors de la première moitié de 2027.
La première version qu’on nous a proposée était trop chère, une des raisons qui ont plombé l’intérêt des acheteurs pour ce modèle.
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L’Europe garde le cap
De l’autre côté de l’Atlantique, l’histoire est tout autre. Les marques Cupra et Škoda alimentent la croissance et les nouveaux ID. Polo et ID. Cross de Volkswagen ont déjà généré des commandes.
Attention, toutefois, car le portrait global de Volkswagen n’est pas rose pour autant. Les livraisons mondiales du groupe, toutes motorisations confondues, ont reculé de 14,3 % au troisième trimestre, à 1 885 300 véhicules, plombées par une baisse de 38,5 % en Chine. En Amérique du Nord, le recul est plus modeste, à 5,8 %.
Une chose est claire : Volkswagen traverse une crise importante, avec des fermetures d’usines et d’importants licenciements prévus. Si ça semble aller en Europe, elle aura besoin de redresser la situation ailleurs, notamment aux États-Unis, un marché sur lequel elle compte énormément pour se propulser vers les plus hauts sommets.













