
Forces
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Tenue de route irréprochable
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Agrément de conduite inégalé
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Options de personnalisations
Faiblesses
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Modèle peu accessible
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Absence de la boîte manuelle

La Porsche 911 nous fait grâce de sa présence depuis un peu plus de 60 ans. C’est en effet en septembre 1964 qu’a été présenté le modèle et depuis, la compagnie n’a fait que l’améliorer, au point où le produit frise aujourd’hui la perfection.
Ainsi, lorsque Porsche nous présente une nouveauté avec sa 911, on peut toujours parler d’une évolution du modèle, mais il serait plus juste de parler d’une opération de polissage. La dernière Carrera S était excellente en tout point ; la nouvelle en remet à tous les chapitres, de quoi séduire la clientèle cible.

Et le travail fait avec le modèle est d’autant plus important qu’à travers le monde, la variante S accapare de 30 % à 35 % des ventes de toute la famille 911. Un modèle d’importance parmi les autres.
Voyons ce qui a été fait pour 2025.
Design
La 911 semble toujours la même. C’est ce qui fait son charme, mais il faut dire que les stylistes ont déjà atteint la quasi-perfection avec ce modèle. Conséquemment, on ne l’améliore pas en métamorphosant sa signature, mais en l’affinant, avec des retouches aux pare-chocs, aux embouts d’échappement, aux jantes, etc.
Parlant de ces dernières, elles respectent la tradition, avec une présentation décalée, soit 20 pouces à l’avant, 21 pouces à l’arrière. Elles sont offertes en neuf couleurs, avec cinq designs distincts.

D’ailleurs, la distinction est à l’honneur, car 14 couleurs sont possibles pour la carrosserie, avec 122 teintes additionnelles accessibles via le programme de personnalisation où vous choisissez, en quelque sorte, la couleur de votre 911 en fournissant un échantillon.
Même la capote du cabriolet peut adopter neuf coloris, afin de pouvoir y aller d’un mariage unique avec le reste de la carrosserie.
Vous aurez du coup compris que la 911 Carrera S est offerte avec un toit souple ou avec un toit rigide.

Et à l’intérieur
Porsche offre aussi plusieurs possibilités à l’intérieur, notamment avec un choix de 18 cuirs différents, si jamais le cuir noir offert de série ne vous convient pas. Des surpiqûres de couleur craie sont aussi livrables, pour ajouter une touche de luxe et de noblesse à bord.
Ce qu’on retient surtout, c’est qu’en se glissant à l’intérieur, on trouve rapidement une position de conduite parfaite, avec toutes les commandes que l’on souhaite à portée de la main. On regrette les vieux cadrans analogiques traditionnels qu’offrait jadis la 911, même si la qualité de ce que l’on retrouve aux écrans d’informations et multimédia est de qualité.

Avec le coupé vous pouvez choisir d’avoir des sièges à l’arrière, ou non, pour le même prix. Avec le cabriolet, ils sont de la partie.
Le cœur
Si on apprécie le fait qu’on profite d’une voiture aux lignes magnifiques, et que son cocon est comme un moule pour notre corps, tout cela ne serait rien sans une mécanique à point, un châssis parfaitement réglé, et des ajustements qui nous permettent de jouer les pilotes à toute heure de la journée.
La Carrera 911 S répond du travail d’un 6-cylindres biturbo de 3,0 litres, un moulin qui nous sert 473 chevaux sur un plateau d’argent. C’est 30 de plus que lors du dernier passage de cette variante dans la gamme. C’est aussi la même cavalerie que proposait la variante GTS, avant que celle-ci ne profite d’amélioration à son tour. Le couple est à 390 livres-pieds.

Le gain permet au modèle de battre la mesure du 0-100 km/h en seulement 3,3 secondes, comparativement à 3,9 secondes avant. Une boîte automatique PDK à huit rapports fait lien avec les roues arrière.
Et au-delà de tout cela, il y a l’émotion que l’on ressent ; celle lorsqu’on se fait projeter au fond de notre siège en écrasant l’accélérateur, l’autre qui nous colle un sourire aux lèvres lorsqu’on amorce un virage trop rapidement et que la voiture l’emprunte comme le fait le wagon d’une montagne russe, ou encore celle qui fait dresser les poils de nos bras lorsque la musique qui émane de l’échappement se fait entendre.
Parlant de celle-ci, elle est le fruit de l’échappement sport du modèle, désormais livré de série. Porsche nous expliquait que 75 % des acheteurs le sélectionnaient en option ; aussi bien les contenter dès le départ.

Les ingénieurs
Si la 911 Carrera S est capable d’émouvoir son conducteur de la sorte, il faut s’intéresser au travail des ingénieurs. Ce sont eux qui rendent la chose possible. Une petite pensée pour ceux qui ont peaufiné la mouture actuelle, mais également tous ceux qui ont contribué à faire évoluer le produit depuis 61 ans déjà.
Et qu’est-ce qui a été fait cette fois ? Une foule de petites choses, en fait.

- Révisions des amortisseurs hydrauliques pour permettre au modèle d’offrir plus de maniabilité, d’agilité et de précision.
- Freins de la variante GTS (408 mm à l’avant, 380 mm à l’arrière)
- Freins en composite de carbone céramique (livrable)
- Technologies revues pour les amortisseurs hydrauliques
- Nouveaux turbocompresseurs
- Refroidissement amélioré
- Révision de l’essieu avant pour une maniabilité plus poussée
- Roues directionnelles arrière (livrables)
- Suspension PASM (Porsche Active Suspension Management) de série (— 10 mm)
L’expérience au volant

Avec une puissance de la sorte, un châssis réglé au poil et toutes les aides électroniques possibles, vous aurez compris que l’expérience au volant est à la hauteur. En fait, elle est plus qu’à la hauteur ; elle charme à chaque balade que l’on effectue avec le modèle, que ce soit attaquer une route en lacets ou faire l’aller-retour vers le boulot. Même déplacer la voiture dans l’entrée de garage est une expérience sensorielle en soi ; on exagère à peine.
Concrètement, la 911 Carrera S colle au bitume lorsqu’on enfonce l’accélérateur, et elle fait de même en virage même lorsqu’on se montre un peu trop téméraire. La prise en main du volant nous offre une symbiose peu commune avec la route, car chaque correction effectuée se traduit par une réponse immédiate du train roulant.

À une époque où l’automobile en générale est devenue plus ennuyeuse que jamais, la Porsche 911 continue d’émerveiller… mais surtout de faire rêver, car elle n’est malheureusement pas à la portée de toutes les bourses.
Les prix
La 911 Carrera S coupée est offerte à un prix de 159 700 $. Le cabriolet, 174 000 $. Le plaisir ne fait que commencer à ce prix, car on peut bien sûr piger dans le catalogue d’options, un jeu auquel se prête volontiers l’acheteur du modèle, celui qui a les moyens de ses ambitions. À preuve, les deux versions essayées affichaient des factures totales de 234 196 $ CA et 239 971 $ CA, toutes taxes, frais et options compris.
On est ailleurs, clairement, mais le modèle nous amène aussi ailleurs.
Le mot de la fin
Porsche continue de faire ce qu’elle fait toujours en lançant une mouture revue de sa 911, soit repousser ses propres limites en matière de puissance et de raffinement.
Avec son niveau de performance accru, cette 911 Carrera S se propose maintenant comme le modèle le plus équilibré de la gamme, avec la GTS qui a toujours revendiqué ce titre.
Un « sans faute », comme on dit.




