
C’est dans le cadre de la semaine automobile de Monterey, qui se conclura dimanche avec le Concours d’élégance de Pebble Beach, que le constructeur néerlandais Spyker a choisi d’effectuer son grand retour. Pour l’occasion, la marque reconnue pour son style inspiré de l’aviation a dévoilé la C8 Preliator XXV, une super voiture de 800 chevaux qui invite son conducteur à utiliser trois pédales et un levier de vitesse, plutôt que des palettes au volant.
-
La Spyker C8 Preliator XXV développe 800 chevaux grâce à un V8 biturbo de 4,0 litres
-
Seulement 25 exemplaires seront produits, chacun nécessitant environ 2100 heures d’assemblage
-
La vitesse de pointe dépasse les 349 km/h
Le plaisir de conduire, sans compromis
Le véhicule profite d’une nouvelle plateforme, et non d’une simple évolution de l’assise d’un modèle existant. Le constructeur a développé une nouvelle structure en aluminium tout en conservant l’esthétique aéronautique et le souci du détail artisanal qui caractérisent ses modèles depuis les années 2000.
Au cœur du bolide, on retrouve un V8 biturbo de 4,0 litres qui développe 800 chevaux et 738 livres-pieds de couple. Mais ce qui distingue vraiment la Preliator XXV, c’est l’obligation pour le conducteur de passer lui-même les rapports de la boîte de vitesses, sans l’aide de palettes ni d’un système automatisé quelconque.
La conduite à l’état pur : il est impossible de ne pas aimer ça.
Czinger dévoile la 21C Spyder, une version décapotable de sa super voiture hybride
« Vous décidez quand changer de vitesse. Vous ressentez chaque passage de rapport dans votre main. Et si vous faites une erreur, eh bien, vous en subissez les conséquences », a résumé Victor Muller, le fondateur et le grand patron de Spyker.
Le véhicule est porteur d’autres éléments singuliers en matière de design. Par exemple, le réservoir de carburant a été déplacé derrière les sièges et devant le moteur, une configuration empruntée aux voitures de course de la marque au Mans, tandis que le coffre a été relocalisé à l’avant.
Près de 2100 heures de fabrication par exemplaire
À une époque où la fibre de carbone est devenue la norme chez les constructeurs de voitures exotiques, Spyker persiste avec l’aluminium. Chaque panneau extérieur est façonné en Angleterre, tandis que la structure a été entièrement conçue en interne. Un artisan consacre à lui seul quatre heures à coudre le volant avec deux aiguilles simultanément, et même les vis à l’intérieur de l’habitacle sont alignées à la main pour pointer dans la même direction.
Un hallucinant souci du détail.
Quant à l’influence aéronautique, elle demeure omniprésente avec des conduits d’air NACA, des feux qui rappellent des tuyères de chasseur et un aileron agressif inspiré du modèle C1 Aerocoque de 1919.
Un motif en grille, typique de l’industrie aérospatiale, se retrouve un peu partout, des calandres aux pédales.
Ce retour de Spyker s’appuie également sur un investissement de Volodymyr Nosov, désormais coactionnaire de la marque, ainsi que sur un partenariat avec le groupe financier européen W Group. Le constructeur envisage également le développement d’un VUS baptisé D8 Peking-to-Paris.
Il prévoit aussi un retour éventuel en course d’endurance GT3.
Chose certaine, avec ce modèle, Spyker s’assure de faire parler de lui… et de séduire les puristes.







