La techno en 500 mots : le système ProPilot Assist de Nissan

Les systèmes offrant la conduite semi-autonome se multiplient à travers l’industrie, mais ils ne sont pas tous égaux. Quelque part en milieu de peloton se trouve la technologie ProPilot Assist de Nissan, qui offre une forme de conduite mains libres, avec des limites. Qu’est-ce que ça donne en pratique ? Comment se compare l’approche de Nissan à celles des autres systèmes du marché ? Examinons le tout ensemble.

  • Nissan a lancé son système ProPilot en 2016

  • Les technologies de GM et de Ford demeurent en avance

  • ProPilot a la particularité d’être accessible sur une plus large gamme de modèles

Dix ans déjà

Le système ProPilot Assist a fait ses débuts au Japon en août 2016 avec la fourgonnette Serena. Nissan offrait le premier système japonais de conduite assistée sur autoroute, avec centrage actif dans la voie. Le tout a été développé par Nissan avec la contribution de la technologie Mobileye d’Intel. La Serena avait d’ailleurs remporté un prix d’innovation au Japon pour la période 2016-2017.

Dès 2017, le système s’est étendu au Nissan X-Trail et à la LEAF de deuxième génération. Chez nous, c’est en 2018, avec le Rogue, que l’on a vu la technologie débarquer sous le nom de ProPilot Assist. En 2019, Nissan estimait que 350 000 de ses modèles en étaient équipés.

Fonctionnement, capacités et limites

Le système ProPilot Assist marie le fonctionnement du régulateur de vitesse intelligent à celui de l’assistance au maintien dans la voie. Une fois activé via un bouton sur le volant, le système maintient la distance préréglée avec le véhicule devant, garde le véhicule centré dans sa voie et peut arrêter complètement ce dernier dans la circulation lourde avant de redémarrer automatiquement. Il fonctionne principalement sur des autoroutes. La règle : les lignes au sol doivent être détectées.

À l’inverse de systèmes autorisant le relâchement complet du volant, ProPilot Assist déclenche des alertes si le conducteur cesse de le tenir. Si elles sont ignorées, le véhicule réagit : décélération, activation des feux de détresse, immobilisation, etc., selon la version.

ProPilot Assist est classé comme un système de niveau 2 selon les normes SAE. Ce que cela signifie, c’est que le conducteur reste responsable en tout temps.

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Évolution

Nissan a fait évoluer son système au fil des années. La version 1.1, que l’on retrouve avec le Murano 2025 (versions SL et Platinum) et le Rogue 2026 (variante Platinum), ajoute une synchronisation avec le GPS (Navi-link) : le véhicule ajuste lui-même sa vitesse avant les courbes ou les sorties d’autoroute. Il faut prévoir d’autres avancées avec le temps.

En milieu de peloton

Selon une évaluation de Consumer Reports datant de 2023, le système ProPilot Assist 2.0 s’est classé devant celui de Tesla (Autopilot) dans le classement général des systèmes d’assistance active, principalement en raison de son aspect sécuritaire assuré par la surveillance du conducteur. Cela dit, les technologies de General Motors (Super Cruise) et de Ford (BlueCruise) sont considérées comme supérieures, également grâce à leur surveillance de l’attention par caméra infrarouge, mais surtout en raison du réseau de routes qui peut être utilisé. Super Cruise et BlueCruise couvrent respectivement 1,2 million et plus de 300 000 km de routes cartographiées au Canada et aux États-Unis. Le réseau proposé par Nissan est nettement plus réduit, bien que des mises à jour continuent d’en augmenter les capacités.

En revanche, ProPilot Assist demeure simple à activer et sa disponibilité couvre une gamme plus vaste de véhicules.

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