
Il y a des noms qui sont simplement mythiques dans l’industrie automobile. Chrysler en est un. Fondée en 1925 par Walter P. Chrysler, la marque a été pendant des décennies synonyme d’innovation, de puissance et de style. Qu’on pense à la berline Airflow de 1934, pionnière de l’aérodynamisme, à la 300 des années 50 et 60, un exercice de style incroyable. Et que dire de la fourgonnette, inventée en 1984 ? Le palmarès historique de l’entreprise est impressionnant. Cependant, lorsqu’on pense à l’avenir, tout semble moins rose.
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Chrysler est une marque plus que centenaire
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En ce moment, elle ne propose qu’un seul modèle, la fourgonnette Pacifica
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Plusieurs formes de motorisation seraient prévues dans les plans de l’entreprise.
Aujourd’hui, Chrysler ne propose plus qu’un seul véhicule : la fourgonnette Pacifica. Pour une marque centenaire qui a jadis rivalisé avec Ford et General Motors, c’est difficile à avaler. Depuis des années, la question revient comme un refrain : est-ce que Chrysler va survivre ?
Eh bien, il y aurait peut-être de l’espoir.
Parole de Stellantis, il y a de l’action dans les studios
Ce qui nous permet de l’affirmer, c’est une déclaration récente de Scott Krugger, responsable du design de Stellantis pour l’Amérique du Nord. Lors d’une présentation tenue le 20 mars dernier au centre de design de la compagnie, situé à Auburn Hills, au Michigan, il a été catégorique : Chrysler est « bien vivante ». Il a ajouté ceci :
« Il se passe beaucoup de choses dans nos studios. Il y a un intérêt très fort pour Chrysler au plus haut niveau de l’entreprise. Nous savons qu’il y a une place pour Chrysler. »
Scott Krugger, qui supervise Chrysler, Dodge, Jeep et Ram sous l’autorité du chef de la direction Antonio Filosa, a toutefois refusé de partager des détails concernant le tout, attendant la journée des investisseurs de Stellantis, prévue en mai à Auburn Hills, pour en dévoiler davantage.
Il a cependant décrit les thèmes directeurs du design Chrysler comme étant la « simplicité moderne » et la « praticité innovante », ajoutant que « Chrysler a toujours été très innovante, très accessible, pratique et simple de la bonne façon, mais aussi très belle dans son design. »
À quoi s’attendre
Sous le régime de Carlos Tavares, qui a pris fin en décembre 2024, les plans prévoyaient que Chrysler passerait au tout électrique en 2028. Un prototype nous avait même été présenté, soit le concept Airflow. Cependant, on a reculé sur ce projet et, dans le contexte actuel aux États-Unis, on a tendance à écarter l’électrification des conversations lorsqu’il s’agit de l’avenir de l’automobile, du moins en surface.
La vérité, c’est que Stellantis mise désormais sur une stratégie où plusieurs formes de motorisation seraient retenues. Les futures plateformes STLA supporteront des configurations mettant de l’avant des moteurs à combustion, des approches hybrides, ainsi que des groupes motopropulseurs entièrement électriques.
Scott Krugger n’a même pas exclu le retour de berlines chez Stellantis, au-delà de la seule Dodge Charger. Il a même évoqué des véhicules qui viennent redéfinir la frontière entre la berline et le VUS.
« Vous allez voir beaucoup de ces fusions de segments aller de l’avant », a-t-il prédit.
L’accessibilité est aussi au cœur des discussions internes : comment rendre les futurs Chrysler désirables sans les rendre inabordables dans un marché où le prix moyen d’un véhicule neuf dépasse maintenant les 50 000 $ aux États-Unis ?
Les détails concrets sur l’avenir de la marque Chrysler seront communiqués en mai. Chrysler a survécu à la Grande Dépression, aux chocs pétroliers des années 70 et à la faillite de 2009.
On va commencer à croire qu’elle est comme un chat et qu’elle a neuf vies.
On vous revient avec tous les détails en mai, dès qu’ils seront communiqués.
















