
Le Toyota RAV4 fait peau neuve en 2026. Nous avons eu l’occasion de vous le présenter l’automne dernier, lors de son lancement, mais la gamme annoncée n’était pas encore complète. Ce qui manquait, c’était l’une des variantes les plus prisées de la famille, celle livrée avec un câble de recharge et une autonomie électrique. C’est maintenant chose faite. Nous en avons fait l’essai alors que le modèle débarque au Québec.
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La version GR Sport propose jusqu’à 79 km d’autonomie électrique.
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Les variantes SE et XSE offrent 89 et 85 kilomètres, respectivement.
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La nouvelle version GR Sport ajoute le piquant qui a toujours manqué au RAV4.
Forces
- Style accrocheur
- Comportement routier plus solide
- Puissance appréciable
Faiblesses
- Pas donné
- L’historique du modèle sème un doute sur la fiabilité : à suivre
- Seule la variante XSE Tech offre la recharge de niveau 3
La gamme
Sachez que le Toyota RAV4 PHEV 2026 se décline en quatre versions et que la traction intégrale est de série. La variante SE ouvre le bal à 48 750 $ et est la seule admissible au rabais fédéral du programme PAVE (Programme pour l’abordabilité des véhicules électriques). Elle propose des jantes de 18 pouces, un écran multimédia de 10,5 pouces, des sièges avant chauffants, un système de climatisation automatique à deux zones, un siège conducteur à huit réglages électriques avec un support lombaire et des phares à DEL.
La XSE suit à 56 400 $. Elle ajoute des jantes noires de 20 pouces, un écran de 12,9 pouces, une chaîne audio JBL à 9 haut-parleurs, des sièges en tissu SofTex avec des coutures bleues, des sièges avant ventilés, huit réglages pour le siège du passager, la mémoire pour la position du conducteur, un moniteur à vue panoramique et un toit ouvrant coulissant.
La plateforme du RAV4 hybride pourrait servir de base à une nouvelle camionnette compacte Toyota
Vient ensuite le modèle XSE Tech. À 59 350 $, il propose une direction Shift by Wire (sans lien mécanique), un toit panoramique, un rétroviseur intérieur à affichage numérique avec ouvre-porte de garage intégré, un hayon qui s’ouvre avec le mouvement du pied et une quantité d’aides à la conduite additionnelles (aide au stationnement avancée, assistance en cas d’embouteillage, alerte de circulation transversale avant avec freinage automatique, aide au changement de voie).
Quant à la variante GR Sport, basée sur la livrée de base SE, elle est offerte à 57 500 $ et représente une nouvelle avenue pour Toyota.

Un RAV4 sportif ?
Il faut reculer de 20 ans pour trouver un RAV4 plus sportif. Certains se souviendront des variantes à moteur V6 qui n’étaient pas désagréables à conduire. Cependant, en règle générale, la sportivité et le RAV n’ont jamais fait bon ménage.
Ça change avec la nouvelle génération, mais il faut faire attention à l’utilisation des lettres GR ; il y a une nuance par rapport aux GR Corolla, GR86 et GR Supra.
En fait, ce que Toyota lance ici, c’est une approche plus sportive, d’où l’appellation GR Sport plutôt que GR. Pensez aux modèles N Line chez Hyundai, R-Line chez Volkswagen et RS/Sport-tech chez Subaru.
Visuellement, on a un traitement différent à l’avant et à l’arrière. Une calandre à maillage GR, des pare-chocs avant et arrière distincts, un aileron arrière noir piano et un becquet inférieur, notamment. Les jantes noires de 20 pouces sont chacune 5 livres plus légères que celles des versions XSE. Les étriers de frein rouges rehaussent le style. La variante GR Sport est légèrement plus large que les autres, mais aussi abaissée de 15 mm, ce qui renforce l’impression de solidité qu’elle dégage.

Sous la carrosserie, la suspension a été entièrement retravaillée avec des ressorts et des amortisseurs réglés plus sportivement, des barres antiroulis plus rigides à l’arrière et une direction électrique recalibrée. Sur la route, ça se ressent. On y revient.
À bord, l’ambiance GR est omniprésente, avec des sièges en suède synthétique et en SofTex, des surpiqûres rouges, des logos GR sur les appuie-têtes avant, le volant et les seuils de porte. Un pédalier en aluminium rappelle le rôle de cette version. Même au démarrage, le graphisme de l’écran du conducteur affiche le logo GR Sport.
Le seul prix à payer, c’est une autonomie un peu moindre. La chaîne audio est également limitée à 6 haut-parleurs, puisque le modèle est construit à partir de la version SE.
Voici d’ailleurs les chiffres pour chacune des versions :
| Version | Ville | Route | Combinée | Autonomie électrique |
| RAV4 PHEV SE | 5,2 L/100 km | 6,3 L/100 km | 5,7 L/100 km | 89 km |
| RAV4 PHEV XSE | 5,4 L/100 km | 6,6 L/100 km | 5,9 L/100 km | 85 km |
| RAV4 PHEV XSE Tech | 5,4 L/100 km | 6,5 L/100 km | 5,9 L/100 km | 85 km |
| RAV4 PHEV GR Sport | 5,7 L/100 km | 7,2 L/100 km | 6,4 L/100 km | 79 km |
Notez que Toyota n’annonce pas de capacité de remorquage pour cette version GR Sport, dont ce n’est pas la mission, contrairement aux livrées SE et XSE qui peuvent chacune tracter jusqu’à 1587 kg (3500 livres).
Batterie et recharge
Peu importe la version choisie, tous les RAV4 PHEV 2026 proposent la même architecture électrique de base, à une exception près, à commencer par un moteur 4-cylindres de 2,5 litres qui est assisté par des moteurs électriques. La puissance totale, à 324 chevaux, est appréciable. Elle permet d’effacer le 0-100 km/h en seulement 5,7 secondes.

Et même en mode tout électrique, une accélération forte ne force pas l’entrée en action du moteur thermique. C’est le cas jusqu’à 140 km/h, selon Toyota.
La taille de la batterie haute tension est de 22,7 kWh (contre 17,4 kWh avec l’ancienne génération), avec 104 cellules au lieu de 96. La gestion thermique a été entièrement repensée. Par exemple, par temps froid, la chaleur produite par le moteur thermique est récupérée via un échangeur (eau-eau) pour préchauffer la batterie, ce qui préserve l’autonomie en hiver.
La puissance du chargeur embarqué de série est de 7 kW, compatible avec les prises CCS1 et J1772.

La différence réside avec la version XSE Technologie qui se démarque grâce à un chargeur embarqué de 11 kW qui réduit le temps de recharge de 3 heures à 2 heures pour une charge complète de 10 % à 100 % sur une borne de niveau 2. Cette déclinaison est aussi la seule à proposer la recharge de niveau 3 (de 10 % à 80 % en 30 minutes, puissance de 50 kW). Notez que son port de recharge est situé du côté conducteur, plutôt que du côté passager.
Technologie, connectivité et sécurité
À bord, rappelons que le nouveau RAV4 adopte la plateforme logicielle Arene de Toyota, qui sert de base à l’ensemble des systèmes de sécurité et de connectivité du véhicule. Oui, Apple CarPlay et Android Auto sont de série.
Pour la sécurité, le modèle a droit à la version la plus récente du système TSS (Toyota Safety Sense), soit la version 4.0. Elle inclut le freinage automatique d’urgence avec détection des piétons et des cyclistes, le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au maintien dans la voie et la détection des panneaux de signalisation, entre autres.
Au volant
Aux commandes de ce RAV PHEV GR Sport, on découvre un modèle au comportement plus affûté, plus direct et plus précis. Ça flotte moins, sans que le confort soit sacrifié. C’était déjà bien avec la nouvelle cuvée et c’est encore plus solide et rassurant avec cette déclinaison. La direction offre une bonne rétroaction, tout comme le freinage.

Du bon travail des ingénieurs. Cela dit, malgré ses prétentions sportives, le RAV4 PHEV demeure un véhicule lourd en raison de sa batterie ; l’agilité a ses limites.
Ce qui est surtout intéressant, même si rien n’est confirmé du côté de Toyota, c’est que cette approche va assurément faire des petits à travers la gamme. Ainsi, on peut s’attendre à retrouver d’autres versions GR Sport à l’avenir. Ça pourrait être fort intéressant avec la Camry, la Prius ou encore le Corolla Cross.
Ce sera à suivre.
Le mot de la fin
On se souviendra qu’avec la première génération du RAV4 hybride rechargeable (les modèles Prime, à l’époque), les temps d’attente étaient ridicules. Ce sera différent cette fois, alors qu’on est mieux préparé chez Toyota. La compagnie estime même que 25 % des ventes de son RAV4 au pays en 2026 seront l’affaire des variantes PHEV.
Et l’autre bonne nouvelle, c’est qu’au lancement, l’automne dernier, on estimait l’autonomie maximale à 80 km, ce qui représentait un bond notable par rapport aux 68 km de la première cuvée. Or, avec maintenant 89 km confirmés pour le modèle SE, ça devient drôlement intéressant.
Sur sa route, le RAV4 PHEV croise le Mitsubishi Outlander PHEV, le Hyundai Tucson PHEV et le Kia Sportage PHEV. Aucun n’offre autant d’autonomie.
Pour la fiabilité, on a toujours tendance à recommander ce que fait Toyota, mais il faut désormais être plus prudent. Les produits de la compagnie n’ont pas été aussi infaillibles qu’auparavant ces dernières années. Ça devrait aller, mais nous allons surveiller cela de près.
Si la chose vous inquiète, la location reste une option.



































