
Le Mercedes-Benz GLA a été lancée pour l’année 2014, devenant du coup le VUS d’entrée de gamme de la marque. Élégant, il a su se tailler une place assez rapidement dans le cœur des amateurs. En 2020, on a eu droit au modèle de deuxième génération, et voilà que la marque à l’étoile récidive avec une troisième cuvée. En ce qui nous concerne, elle va nous arriver l’année prochaine, pour l’année modèle 2028.
-
Le GLA 2028 proposera une motorisation électrique, ainsi qu’hybride
-
L’autonomie attendue de la version électrique dépassera les 500 km
-
Le modèle devrait débarquer chez nous dans la deuxième moitié de 2027
Au lancement de la Classe C électrique, il y a deux semaines, nous avons eu droit à un aperçu de ce nouveau GLA. Voici l’essentiel.
Changement d’image
Avec les deux premières moutures du GLA, on a eu droit à un modèle aux lignes plus arrondies que carrées. On a un changement avec ce troisième opus, alors que l’ensemble présente une allure plus musclée, plus tranchée. C’est notamment le cas à l’arrière, avec un épaulement au style plus robuste qui donne l’impression d’élargir le véhicule.
À l’avant, la grille est plus verticale que jamais. Comme avec la Classe C et le GLC, et tous les autres produits Mercedes-Benz qui nous arriveront au cours des prochaines années, elle reprend le style classique des calandres qui ont marqué l’image de la marque des années 1950 aux années 1980.

Cette dernière se compose d’un cadre chromé et d’un panneau à effet de verre fumé, le tout plaqué au centre de l’étoile de la marque, qui pourra s’illuminer en option. La surface du panneau ne recèle rien moins que 608 points lumineux, combinés à 158 micro-DEL, capables d’orchestrer de petites séquences lumineuses au rythme de la trame sonore choisie à bord.
Changement de dimensions
Cette carrosserie plus musclée et plus assurée cache aussi un autre changement notable : le GLA est plus gros. Bon, il perd 20 millimètres de hauteur par rapport à l’ancienne génération, mais il gagne 61 millimètres d’empattement et 31 millimètres de voie arrière. Ses roues, de 18 à 20 pouces, viennent se loger à fleur de carrosserie plutôt qu’en retrait. L’allure est nettement plus sportive.
Et ce style, vous le voyez avec nos photos, sera le même pour les deux variantes au catalogue, soit le modèle tout électrique, ainsi que la variante hybride.
Premier essai — Mercedes-Benz Classe C électrique 2027 : une petite Classe S
Deux motorisations, deux clientèles
Le GLA va donc jouer sur deux tableaux, soit celui de l’électrification tous azimuts et du moteur thermique, hybridé avec l’électrique, quand même. C’est une approche que l’on commence à voir et qui risque de se multiplier à travers l’industrie, avec les fluctuations des ventes de modèles électriques en certains endroits sur la planète. En offrant les deux solutions, le constructeur se protège, en quelque sorte.
Nous allons être très prudents quant aux détails mécaniques des versions, car bien des choses peuvent se produire entre aujourd’hui et le moment où les modèles arriveront en concession. Ce qu’on peut vous confirmer, c’est que la variante à essence sera animée par un 4-cylindres turbo de 1,5 litre, lequel sera épaulé par un moteur électrique de 22 kW intégré à une nouvelle boîte à double embrayage à huit rapports. Une batterie de 48 volts, d’une capacité de 1,3 kWh, permet de rouler en mode tout électrique en ville et de laisser le moteur à essence se reposer sur les routes secondaires.
Pour la version électrique, les premiers chiffres partagés concernent les données européennes, y compris l’autonomie, calculée sur le cycle européen WLTP, plus généreux. En effectuant les conversions, ça devrait nous donner quelque chose au-delà de 500 km, voire près de 550 km, mais encore là, prudence : ça va varier selon les versions et il faudra voir lesquelles seront proposées chez nous. La capacité de la batterie est de 85 kWh. Parmi les trois versions annoncées en Europe, GLA 200, GLA 250+ et CLA350 4Matic, on peut s’attendre à recevoir la dernière.
Tout sera à confirmer.
Parlant de rouage intégral, Mercedes-Benz annonce même que les versions à quatre roues motrices hériteront, en prime, d’un mode de conduite Terrain, pensé pour des surfaces comme le gravier ou le sable, avec, en option, une fonction de « capot transparent » qui affiche une vue virtuelle sous le véhicule, histoire de mieux négocier un sentier accidenté.
À bord
À l’intérieur, le GLA profite directement des recettes qui ont fait leurs preuves ailleurs dans la famille Mercedes-Benz. L’habitacle gagne en espace à peu près partout : 7 millimètres de dégagement pour les jambes à l’avant, jusqu’à 38 millimètres à l’arrière, et un dégagement pour la tête en hausse de 23 à 24 millimètres selon la rangée, notamment grâce au toit panoramique désormais de série. Le coffre, lui, passe à 410 litres, soit 70 litres de plus qu’avant, avec un coffre avant de 107 litres avec les versions électriques.

Toujours sous-compact ce GLA, mais plus spacieux que jamais.
La présentation intérieure emprunte aussi le nouveau vocabulaire maison, plus épuré, moins sculptural qu’auparavant. L’écran MBUX Superscreen, en option, s’étire sur toute la largeur du tableau de bord et regroupe l’instrumentation, l’affichage central et un écran dédié au passager, qui peut naviguer sur le Web ou visionner du contenu sans distraire le conducteur, une confidentialité assurée par caméra, un peu comme avec la Classe C.
Le système MBUX embarque également un assistant virtuel propulsé par une intelligence artificielle générative, capable de tenir une vraie conversation, de se souvenir de certains détails, et de répondre à peu près à tout, des indications routières jusqu’aux conditions de ski. On sent que la marque a décidé de faire de cet assistant un argument de vente à part entière, au même titre que la mécanique.
Pour les mélomanes, sachez que la sonorité n’est pas en reste, avec un système Burmester 3D offert en option. L’éclairage d’ambiance, quant à lui, propose 64 teintes et n’a plus rien à envier aux modèles plus huppés de la marque.
Bref, la formule qui fonctionne ailleurs chez Mercedes-Benz a été transposée avec soin dans ce nouveau GLA.

Bien sûr, pour un portrait complet, il faudra prendre le volant de ces nouvelles versions, ce qui se fera l’année prochaine.
Conclusion
Sur le papier, ce nouveau GLA a tout pour convaincre une clientèle qui souhaitait un modèle plus abordable sans sacrifier le style et la technologie.
Le style justement, hérité de la nouvelle signature de la marque, est plutôt réussi, ce qui augure bien pour la suite. L’intérieur, agrandi et repensé, n’a plus grand-chose à envier aux modèles plus chics de la famille.
Le GLA est le troisième modèle le plus populaire de Mercedes-Benz au Canada, derrière le GLC et le GLE. Cette nouvelle formule pourrait lui permettre de faire des gains et d’espérer le deuxième rang.
À suivre…
































