Clean Energy Canada plaide en faveur des normes européennes de sécurité automobile

Le groupe de réflexion affirme qu’un alignement sur les exigences de l’UE pourrait aider les constructeurs à proposer davantage de véhicules destinés au marché européen au Canada.

  • Clean Energy Canada affirme que les règles de sécurité de l’UE pourraient améliorer l’accès des Canadiens aux véhicules électriques et aux modèles compacts.

  • Un sondage d’Abacus Data a révélé que plus de deux fois plus de Canadiens préfèrent un marché influencé par l’Europe.

  • Plusieurs constructeurs automobiles et l’Association canadienne des concessionnaires d’automobiles appuient l’examen des normes européennes sur les véhicules.


Clean Energy Canada exhorte Ottawa à envisager l’adoption des normes européennes de sécurité automobile alors que le pays resserre ses liens avec l’Union européenne. Selon l’organisme, un tel alignement pourrait donner aux Canadiens accès à un plus grand nombre de véhicules électriques et de modèles plus petits, potentiellement plus abordables.

La recommandation survient alors que le Canada examine sa réglementation automobile. Le gouvernement fédéral élabore ses propres normes d’efficacité énergétique après que les États-Unis ont récemment démantelé leurs règles précédentes, tandis que les exigences en matière de sécurité des véhicules sont également à l’étude. Clean Energy Canada affirme que le Canada pourrait adopter les normes de sécurité de l’UE en parallèle avec ses exigences nord-américaines actuelles, comme le fait le Mexique.

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L’organisme cite un sondage d’Abacus Data selon lequel plus de deux fois plus de Canadiens préféreraient un marché automobile influencé par l’Europe plutôt que par les États-Unis. Cette préférence concerne les marques, les modèles, les formats, les types de véhicules et les options électriques qui seront offerts à l’avenir.

La directrice des politiques et de la stratégie de Clean Energy Canada, Joanna Kyriazis, et le directeur des analyses et des communications, Trevor Melanson, soutiennent que les différences entre la demande des consommateurs pourraient influencer les modèles que les constructeurs font certifier pour le Canada. La certification pour les routes nord-américaines exige du temps et des investissements. Selon eux, si un modèle a peu de chances de se vendre aux États-Unis, les constructeurs pourraient hésiter à le faire certifier uniquement pour le marché canadien.

Les auteurs citent plusieurs exemples de différences dans les plans de commercialisation. Selon les chiffres mentionnés dans leur article, Nissan a vendu deux fois plus de Leaf électriques au Canada au cours des trois premiers trimestres de 2026 qu’aux États-Unis pendant toute l’année 2026. Le VÉ Ariya, plus grand, reste en vente au Canada après son retrait du marché américain. Volvo met également fin aux ventes de l’EX30 aux États-Unis tout en continuant de l’offrir au Canada. Parmi les autres exemples, Kia propose actuellement l’EV5, qui n’est toujours pas offert aux États-Unis. Volkswagen, pour sa part, a abandonné l’ID.4 assemblé aux États-Unis et continue de retarder le lancement de sa marque Scout.

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Clean Energy Canada affirme que l’adoption des exigences européennes pourrait faciliter l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules destinés au marché de l’UE au Canada. L’organisme a recensé 20 VÉ offerts en Europe à moins de 40 000 $ qui ne sont pas vendus au Canada, dont la Renault 5 E-Tech.

Plusieurs constructeurs, dont Stellantis, Volkswagen, Nissan et Mazda, ainsi que l’Association canadienne des concessionnaires d’automobiles, ont publiquement appuyé l’examen des normes européennes. Trevor Longley, chef de la direction de Stellantis Canada, a déclaré que l’entreprise dispose de modèles européens électrifiés qui pourraient convenir au marché canadien.

La proposition est également liée au commerce et aux investissements. Le Canada négocie un rapprochement avec l’UE en prévision d’un sommet prévu à Montréal plus tard ce mois-ci. Clean Energy Canada soutient qu’un accès plus facile au marché canadien pourrait favoriser les investissements liés à la chaîne d’approvisionnement européenne des VÉ, notamment dans les minéraux critiques, les composants de batteries et, potentiellement, les pièces automobiles.

Parmi les autres marchés sud-américains où sont vendus des véhicules européens figurent le Brésil, l’Argentine, le Chili et la Colombie. Le premier pays assemble aussi un grand nombre de véhicules. Pourraient-ils devenir de futurs marchés d’importation ou d’exportation pour les véhicules canadiens et les véhicules européens assemblés au Canada ? Cela pourrait aider le Canada à définir sa propre orientation et à réduire l’incertitude entourant la politique américaine.

 

SourceThe Star

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