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Les règles actuelles de l’UE interdiront la vente de véhicules thermiques neufs à essence en Europe à compter de 2035.
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La concurrence accrue de la Chine et la stagnation des ventes de véhicules électriques ont poussé les constructeurs automobiles à faire pression en faveur d’un assouplissement des règles d’émissions.
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Le « Paquet Auto » proposé viserait une réduction de 87,5 % des émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 2021, plutôt qu’une interdiction totale des véhicules à essence.
L’Union européenne s’apprête à voter sur un « Paquet Auto » qui pourrait assouplir certaines de ses règles sur les émissions des véhicules, afin d’aider les constructeurs européens à concurrencer leurs rivaux chinois.
En effet, le succès rencontré par les constructeurs automobiles chinois en Europe, ainsi que la nette baisse des ventes des marques européennes en Chine, ont poussé certains constructeurs à faire pression sur l’Union européenne pour modifier ses règles relatives aux émissions.
L’objectif de ces modifications souhaitées est de réduire les coûts de développement associés aux nouvelles technologies et de permettre aux constructeurs européens de vendre ce que demandent les clients.

Bien que les ventes de véhicules électriques reprennent de la vigueur en raison du coût élevé des carburants, la forte chute observée en 2025 a démontré qu’elles demeurent relativement volatiles ; par conséquent, les constructeurs s’inquiètent d’avoir à abandonner les véhicules thermiques d’ici une décennie.
Actuellement, la réglementation européenne prévoit une réduction de 100 % des émissions de CO2 des véhicules neufs en 2035 par rapport aux niveaux de 2021, ce qui rendrait impossible la vente de véhicules équipés exclusivement de moteurs essence ou diesel après cette date. Les hybrides rechargeables et les prolongateurs d’autonomie étaient exclus de cette interdiction.
Le Paquet Auto qui pourrait être adopté par le Parlement européen dans les prochains jours abaisserait cet objectif à une réduction de 87,5 % en 2035 par rapport aux niveaux de 2021, ce qui laisserait une petite place pour les véhicules à moteur thermique sur le marché du neuf après 2035.

Toutefois, les constructeurs seraient tenus de compenser ces ventes de véhicules plus émetteurs par l’utilisation d’acier vert et de carburants écologiques.
Si l’acier vert (de l’acier fabriqué en Europe selon des normes environnementales strictes) et les e-carburants (carburants synthétiques émettant beaucoup moins lors de leur combustion que l’essence ou le diesel) représentent des pistes prometteuses pour réduire l’impact environnemental des voitures neuves lors de leur fabrication et de leur utilisation, il reste à voir si leur disponibilité en 2035 saura répondre aux besoins des constructeurs et des conducteurs.
Un autre point du Paquet Auto proposé vise à privilégier les petites voitures électriques par rapport aux modèles hybrides et thermiques plus imposants, par le biais de super-crédits.
Ces crédits signifieraient que les VE de plus petite taille pèseraient davantage dans le calcul utilisé pour déterminer les émissions moyennes de la flotte d’un constructeur, devenant ainsi un atout plus précieux pour compenser les émissions produites par ses modèles plus imposants.

Par exemple, chaque petite voiture électrique mesurant moins de 4,20 mètres de long vendue par un constructeur pourrait compter pour 1,3 véhicule vendu, tandis que les modèles plus grands ne compteraient toujours que pour une seule vente. Cette mesure vise à encourager l’introduction de citadines électriques plus petites et, idéalement, plus abordables, qui génèrent généralement des marges bénéficiaires plus faibles.
La réglementation encadrant les semi-remorques devrait également être modifiée pour offrir une flexibilité accrue aux constructeurs de poids lourds et aux entreprises de transport, même si les détails complets restent à préciser.
Bien qu’un vote sur le Paquet Auto puisse avoir lieu dès jeudi, des modifications pourraient encore être apportées à la proposition : si les principaux partis sont parvenus à un consensus autour des mesures mentionnées ci-dessus, d’autres acteurs continuent de plaider pour des règles différentes.
Par exemple, l’Allemagne et la France ont défendu une réduction plus ambitieuse de 90 % des émissions de CO2 d’ici 2035, mais sans obligation de compenser les émissions issues des nouveaux véhicules essence et diesel restants.


