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Le constructeur automobile fabriquera des VUS en Géorgie à compter du début des années 2030.
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Il s’agira d’une nouvelle infrastructure non partagée avec Volkswagen.
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Audi prévoit de créer environ 4 500 emplois et d’atteindre une capacité de production d’environ 200 000 véhicules par an.
Audi construira une nouvelle unité de production aux États-Unis afin de concevoir de futurs VUS « sur mesure », adaptés aux goûts nord-américains.
Bien que l’entreprise n’y fasse qu’une brève allusion dans son annonce, il est évident que les droits de douane imposés par l’administration Trump sur les véhicules importés ont joué un rôle dans sa décision d’implanter une usine de fabrication aux États-Unis.
Alors que les premières rumeurs laissaient entendre qu’Audi pourrait partager l’usine d’assemblage de Volkswagen dans le Tennessee, on sait désormais que la marque haut de gamme du groupe VW a choisi de bâtir son propre site en Géorgie.
La construction de cette usine débutera l’année prochaine, pour une mise en service prévue au début des années 2030.

Compte tenu de cet échéancier, il est clair que l’usine de Géorgie ne constituera pas une solution rapide face aux droits de douane américains actuels, mais elle devrait prémunir l’entreprise contre d’éventuelles futures mesures protectionnistes.
De plus, fabriquer localement revient généralement nettement moins cher, même dans un contexte de libre marché, le transport de véhicules complets étant relativement coûteux.
Audi a d’ores et déjà confirmé qu’elle utilisera cette usine américaine pour assembler de futurs VUS pensés et développés pour le marché nord-américain. Même si cela n’exclut pas une réexportation de certains modèles vers l’Europe, cela signifie que les débouchés principaux des véhicules produits en Géorgie demeureront les États-Unis et le Canada.
Le complexe sera situé dans le Middle Georgia Mega Site, une zone industrielle en plein essor implantée approximativement au centre de cet État du Sud américain, à proximité des villes de Fort Valley et de Perry.
L’État de Géorgie accueille déjà des usines d’assemblage Hyundai et Kia, tandis que Rivian y construit également un site de production. Audi bénéficiera ainsi d’une chaîne d’approvisionnement locale déjà en place pour les pièces et la distribution.

Le constructeur investira 4 milliards de dollars pour lancer la production. Une fois en régime de croisière, l’usine devrait employer environ 4 500 personnes et afficher une capacité d’assemblage de 200 000 véhicules par an.
Peu de détails ont été révélés concernant les modèles qui y seront assemblés, mais Audi précise que partir d’une feuille blanche pour concevoir une usine flambant neuve lui confère une bien plus grande flexibilité pour répondre aux futures évolutions de la demande.
Cela implique vraisemblablement que le site géorgien sera en mesure d’assembler des véhicules thermiques, hybrides et 100 % électriques.
Audi affirme que l’Allemagne et l’Europe plus généralement resteront le cœur névralgique de son réseau industriel, mais l’ajout d’une usine d’assemblage aux États-Unis lui permettra d’accélérer son développement sur l’un de ses plus vastes marchés à l’échelle mondiale.


