Chez nos voisins du sud, la facture d’un véhicule neuf continue de grimper et d’établir de nouveaux records. Selon les plus récentes données quotidiennes recueillies sur les sites Web des concessionnaires américains, le prix moyen affiché est désormais de 53 013 $ US. C’est 477 $ de plus qu’il y a un mois et près de 2900 $ de plus qu’il y a un an.
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Le prix moyen affiché aux États-Unis s’établit à 53 013 $ US
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La hausse frôle les 6 % en un an
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Au Canada, la tendance est plutôt à la baisse
La situation est inquiétante.
Une spirale
Les droits de douane imposés par l’administration Trump n’y sont pas étrangers. Au départ, plusieurs constructeurs ont choisi d’absorber une partie de ces coûts afin de ne pas effrayer leur clientèle. Cette générosité a toutefois ses limites. Peu à peu, la note est refilée aux acheteurs.
Et lorsqu’un prix de détail suggéré grimpe, il redescend rarement.
Ce que disent les segments
Fait intéressant, aucun des principaux segments n’a progressé aussi rapidement que la moyenne globale. Les VUS intermédiaires (40 760 $ US) et leurs cousins de luxe (71 282 $ US) ont pris un peu moins de 4 % en un an, alors que les camionnettes pleine grandeur (60 764 $ US) et les berlines intermédiaires (31 191 $ US) font du surplace. Autrement dit, ce n’est pas seulement chaque modèle qui coûte plus cher ; ce sont les acheteurs qui se tournent vers des véhicules plus gros et plus dispendieux.
Volkswagen nous confiait récemment que plus de 50 % des ventes de son VUS Atlas étaient attribuables à la version la plus chère de la gamme, qui se vend à plus de 60 000 $ au Canada.
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Pour qui souhaite limiter à la fois sa facture et sa consommation, la berline intermédiaire demeure la bonne affaire, à quelque 22 000 $ US sous la moyenne.
Et chez nous ? Selon l’Indice des prix d’AutoHebdo, le prix moyen affiché d’un véhicule neuf au Canada était de 63 016 $ en juin, en recul de 2,2 % sur un an. Les méthodes de calcul diffèrent, mais une chose est claire : pour l’instant, les deux marchés évoluent en sens inverse.
Chose certaine, une forme de stabilité devra s’installer. Autrement, c’est un autre choc majeur qui va frapper l’industrie automobile. Et cette fois, il ne sera pas possible de sauver la peau de tout le monde.

















