var make ='';var sponsor ='';

Mazda3 2020 : la nouvelle réalité

Mazda3 2020


  • La Mazda3 2020 est offerte à partir de 18 000 $ avant les frais de transport et de préparation.

  • Superbe design, excellent comportement routier, finition intérieure impeccable.

  • Visibilité vers l’extérieur déficiente, peu d’espace pour la tête à l’arrière, consommation peu spectaculaire.


Les constructeurs automobiles ont beau créer des voitures magnifiquement bien réussies, de plus en plus de consommateurs les boudent pour plutôt s’acheter un véhicule multisegment. Que la Mazda3 2020 perde des ventes au profit du nouveau Mazda CX-30, la marque japonaise ne doit pas en être trop inquiet, mais c’est bien dommage pour ces berlines et cinq-portes à hayon compactes qui sont plus raffinées et séduisantes que jamais.

Redessinée pour le millésime 2019, la Mazda3 vu ses ventes chuter de 20 % dès l’an dernier. Est-ce uniquement le résultat de la ruée vers les VUS, ou peut-être que les incitatifs financiers offerts sur la génération précédente étaient beaucoup plus généreux, stimulant les ventes?

Qu’importe. La Mazda3 2020 concurrence encore et toujours les Honda Civic, Hyundai Elantra, Toyota Corolla, Kia Forte, Volkswagen Golf et Volkswagen Jetta dans le top 10 des voitures les plus populaires au Canada, et son arme de prédilection, comme avant, c’est son design extérieur qui pourrait passer pour un modèle commercialisé par une marque de luxe. On ne peut qu’admirer les fins détails dans les phares et les feux arrière ainsi que la courbure des portes donnant à la voiture une silhouette sculptée, voire athlétique.

Même si les deux types de carrosserie sont très similaires, la berline joue la carte de l’élégance alors que la Mazda3 Sport à hayon mise sur des lignes racées pour afficher une sportivité accrue. Sa partie arrière tout en rondeurs attire l’œil et brise les conventions en ce qui a trait au design des voitures compactes. Un peu trop, peut-être? Les piliers arrière très larges et la petitesse de la lunette arrière obstruent la visibilité quelque peu, alors que la surface vitrée des portes est moins grande que dans la génération précédente. Bref, il faut s’habituer à ne pas voir grand-chose autour de la voiture.

Si l’on remarque un amalgame de textures et de formes dans les habitacles de certaines concurrentes, les stylistes de la Mazda3 2020 ont créé un environnement moderne, chic et cohérent. Les boutons et les commutateurs ont une sensation tactile riche, alors que les accents chromés et satinés entrecoupent la planche de bord noire avec parcimonie. Ce qu’on aime moins, c’est l’abondance de garnitures noires lustrées semblent se rayer facilement, tel que constaté dans notre voiture à l’essai, et le manque d’espace pour la tête aux places arrière.

Quant au système multimédia, il est toujours aussi convivial grâce à la molette multifonction logée sur la console centrale, et le bouton de volume placé tout juste à côté se retrouve parfaitement au bout de nos doigts. L’écran de 8,8 pouces est suffisamment grand, mais n’est plus tactile comme celui dans l’ancienne génération de la Mazda3. En fait, il l’était seulement lorsque la voiture était à l’arrêt, question de ne pas distraire les conducteurs. Finalement, ce n’est pas une grosse perte, mais ça complique l’utilisation des systèmes Apple CarPlay et Android Auto qui fonctionnent plus efficacement avec un écran tactile.

Sous le capot, on obtient toujours le choix entre un quatre cylindres 2,0 litres développant 155 chevaux, ou bien un bloc de 2,5 litres avec 186 chevaux dans les déclinaisons GS et GT. Une boîte manuelle à six rapports et toujours disponible, qui se manipule extrêmement bien d’ailleurs. Par contre, l’automatique à six rapports rend les moteurs légèrement moins énergivores en ville. Hélas, la technologie Skyactiv date de presque dix ans, et Mazda a pris du recul dans la catégorie des voitures compactes pour se classer bonne dernière au chapitre de la consommation. Notre essai hivernal s’est soldée par une moyenne de 9,2 L/100 km, alors que les cotes ville/route/mixte de notre Mazda3 GT à l’essai sont de 9,8/7,4/8,7 L/100 km.

Ces chiffres concernent la Mazda3 2020 munie du rouage intégral, livrable seulement avec le moteur de 2,5 litres. Une nouvelle caractéristique offerte depuis 2019, l’intégrale fonctionne avec l’aplomb des systèmes équipant les VUS de la marque, favorisant les roues avant en conduite normale et pouvant acheminer la puissance disponible aux roues arrière en un clin d’œil lors des pertes d’adhérence.

En passant, le millésime 2021 proposera également la Mazda3 Turbo, profitant de 227 chevaux et un couple de 310 livres-pied (250 et 320 en utilisant de l’essence super). Évidemment, nous avons bien hâte d’essayer cette nouvelle motorisation dans la compacte, mais franchement, le quatre cylindres atmosphérique fait amplement le travail pour le trajet quotidien. Et jusqu’à maintenant, il ne faut pas s’attendre à ce que la Mazda3 Turbo soit une remplaçante directe de la défunte Mazdaspeed3.

Avec sa suspension calibrée pour l’agrément de conduite, la direction parfaitement dosée et une sensation de légèreté, la Mazda3 2020 est un plaisir à conduite, que ce soit en route vers le bureau et le long d’un chemin de campagne sinueux. Les seules autres voitures compactes qui soient aussi agréables au volant sont les Golf et Jetta.

La Mazda3 se détaille à partir de 18 000 $ avant les frais de transport et de préparation. Ça, c’est pour une berline GX de base sans le groupe commodité à 2 300 $ qui ajoute roues en alliage de 16 pouces, surveillance des angles morts, sièges avant chauffants et régulateur de vitesse. La version GS débute à 22 700 $ et constitue la meilleure valeur prix équipement de la gamme. La déclinaison GT plus chère comprend une chaîne audio Bose à 12 haut-parleurs, un toit ouvrant (en option dans la GS) et des phares adaptatifs, et c’est la seule qui peut être pourvue d’un système de navigation, de la compatibilité de radio SiriusXM et des sièges entièrement recouverts de cuir. La version cinq portes équivalente coûte environ 1 000 $ de plus, et notre GT à rouage intégral fait sonner la caisse à 31 700 $.

Belle, raffinée et amusante à conduire, la Mazda3 2020 donne l’impression d’obtenir un véhicule plus onéreux, et côté design, elle se situe dans une classe à part. Toutefois, elle n’est pas parfaite avec une consommation supérieure à la moyenne, un manque de visibilité vers l’extérieur et le constat que certains équipements ne sont disponibles que dans la version GS, mais qui figurent de série ou à moins coût chez la concurrence — le volant chauffant, par exemple.

La nouvelle réalité, c’est que la Mazda3 ne se vendra plus jamais en quantités aussi grandes qu’il y a quatre ou cinq ans, vu la tendance actuelle du marché. Dommage, car c’est une voiture concurrentielle à presque tous points de vue, mais dont la réputation n’est pas encore à la hauteur de celles de la Civic et de la Corolla.

Laissez une Réponse

Votre adresse courriel ne sera pas publiéeLes champs requis sont indiqués *

*

Haut
?php $exemple_metas = get_post_custom(); if(isset($exemple_metas['make'][0]) && $exemple_metas['make'][0]!= '' && !is_category() && !is_home()){ echo("var make ='".$exemple_metas['make'][0]."';"); }else{ echo("var make ='';"); } ?> var sponsor ='';