Le coût, la fiabilité de la recharge et les performances hivernales ont freiné l’attrait des VE au Canada, selon un sondage

2020 Porsche Taycan 4S | Photo: Olivier Delorme

L’enquête 2025 sur la mobilité au Canada montre une baisse de l’intention d’achat de VE, une préférence plus marquée pour les véhicules à moteur thermique, des inquiétudes persistantes à l’égard de la recharge et une dépendance continue envers les concessionnaires.

  • La préférence pour les véhicules thermiques chez les acheteurs canadiens est montée à 58 %, tandis que la préférence pour les VE est tombée à 7 %.

  • Le coût initial des VE et la fiabilité des bornes de recharge demeurent les principaux freins à l’adoption.

  • Les concessionnaires dominent toujours les achats, mais la recherche en ligne et l’intérêt pour l’achat numérique ont progressé.


Les consommateurs canadiens ont entamé 2025 avec moins d’enthousiasme à l’égard des véhicules électriques et un regain d’intérêt pour les groupes motopropulseurs conventionnels, selon le plus récent Indice EY de la mobilité des consommateurs 2025 Canada. Sur la base des réponses de 1 001 Canadiens, le sondage a révélé qu’environ 46 % ont l’intention d’acheter un véhicule au cours des 24 prochains mois, en légère baisse par rapport à l’an dernier.

Au sein de ce groupe, les véhicules à moteur à combustion interne ont regagné du terrain. Le sondage a révélé que 58 % des acheteurs potentiels préfèrent désormais les modèles thermiques, en hausse par rapport à 44 % en 2024. La préférence pour les véhicules électriques à batterie est tombée à 7 %, contre 15 %, tandis que la demande pour les véhicules hybrides a aussi reculé d’une année à l’autre, passant de 26 % à 17 %. Malgré cette baisse, les hybrides sont demeurés la solution de remplacement la plus prisée aux véhicules à essence.

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Le sondage indique que l’abordabilité et la performance de la recharge sont les principales raisons de l’essoufflement des VE. Parmi les Canadiens qui choisissent un véhicule thermique plutôt qu’un VE, 32 % ont cité le coût d’achat initial comme principal obstacle. Un autre 28 % ont pointé des préoccupations liées à la qualité de la recharge et à la compatibilité. Le sondage a également relevé des inquiétudes persistantes concernant les performances hivernales, la perte d’autonomie et les coûts de réparation.

Les expériences de recharge inégales demeurent un important point de friction. Les utilisateurs de bornes publiques ont indiqué que la localisation d’une borne, les coûts de recharge et les temps d’attente constituaient les principaux problèmes. À domicile, les répondants ont mis l’accent sur les coûts d’installation, la hausse des factures d’électricité et le coût des mises à niveau du panneau électrique. En même temps, ils ont manifesté un intérêt croissant pour des usages énergétiques résidentiels concrets, comme l’alimentation de secours du véhicule vers la maison et les outils qui automatisent la recharge afin de réduire les coûts.

Les conditions politiques ont probablement aussi contribué à l’affaiblissement de la demande. Le résumé du sondage souligne que la pause du programme fédéral de rabais iVZE du Canada au début de 2025 aide à expliquer ce changement d’état d’esprit. L’étude a également révélé que 30 % des acheteurs potentiels de VE au Canada réévaluaient ou reportaient l’achat d’un VE en raison d’événements géopolitiques récents.

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Les préférences en matière de vente au détail ont aussi continué d’évoluer. Les concessionnaires et les salles d’exposition sont demeurés le principal canal d’achat, privilégié par 41 % des répondants, mais ce chiffre est en forte baisse par rapport à 62 % en 2024. Les canaux en ligne sont montés à 27 %, et 32 % supplémentaires ont indiqué qu’ils évalueraient à la fois les options numériques et physiques. Le sondage a révélé que les essais routiers et les visites en personne conservent toujours un poids important, de nombreux acheteurs refusant de conclure un achat sans les deux.

En matière de technologies automobiles, les Canadiens ont affiché une nette préférence pour l’utilité plutôt que pour la nouveauté. La navigation, la sécurité et les fonctions d’entretien sont arrivées en tête parmi les services connectés, tandis que la volonté de payer pour des fonctions additionnelles est demeurée limitée. L’acceptation des capacités de conduite autonome reste elle aussi mesurée : 68 % étaient à l’aise avec une automatisation allant jusqu’au niveau 2, alors que seulement 18 % se disaient à l’aise avec le niveau 3 ou plus.

Source: EY

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