-
Le Mazda CX-5 2022 se détaille à partir de 32 565 $ incluant les frais de transport et de préparation.
-
Design séduisant, habitacle raffiné, bon rouage intégral.
-
Habitacle peu logeable, espace de chargement perfectible, larges piliers avant obstruent la visibilité.
Le Mazda CX-5 2022 se situe dans l’une des catégories de véhicules les plus populaires au Canada et au Québec, affrontant des utilitaires compacts bien établis, jouissant d’une belle réputation, et qui proposent un plus grand choix de motorisations et de déclinaisons distinctes.
On n’a qu’à penser au Toyota RAV4, l’utilitaire le plus vendu au pays, disponible en version hybride et hybride rechargeable, même si l’attente est longue pour s’en procurer un. Le RAV4 propose également des déclinaisons abordables ou luxueuses, et entre celles-ci, des versions dotées de certaines capacités hors route, comme les Trail et TRD Off Road, et d’allure sportive, les SE et XSE. Bref, une gamme complète afin de plaire à un public le plus vaste possible.
En contrepartie, toutes les déclinaisons du Mazda CX-5 2022 se ressemblent, outre le design et la taille des roues, ainsi que quelques touches stylistiques additionnelles. Pas de version hors route, que ce soit en apparence ou non. Pas de version hybride. Pas de version sportive distincte non plus, bien que sur ce point, elle ne serait pas nécessaire, puisque le CX-5 est sportif de nature. Malgré tout, l’utilitaire de Mazda se vend bien, et les concessionnaires seraient même en pénurie de stock au moment d’écrire ces lignes.
La popularité du CX-5 s’explique facilement. Il est relativement abordable, il affiche une carrosserie séduisante – malgré son âge – s’approchant au style des marques de luxe plus chères, et sa polyvalence, bien que limitée à certains égards, est indéniable.
Il faut aussi mentionner la concurrence interne, alors que le Mazda CX-30, un grand sous-compact, et le tout nouveau Mazda CX-50, un petit intermédiaire, jouent du coude sur le plancher de vente. L’appellation numérique des nouveaux modèles de la marque démontre clairement que la place du CX-5 au sein de la gamme doit être redéfinie. Ou peut-être qu’il n’aura bientôt plus sa place, même si les chiffres de vente disent le contraire.
Concentrons-nous toutefois sur l’édition 2022. Elle profite de révisions esthétiques, avec des blocs optiques et des feux arrière d’apparence plus moderne, une calandre plus raffinée et des pare-chocs redessinés. De nouvelles roues en alliage font également partie des changements qui sont subtils, mais appréciés.
Comme toujours, les déclinaisons GX et GS sont les plus abordables, cette dernière proposant une liste d’équipement plus intéressante pour le prix demandé. L’édition Kuro propose une finition assombrie avec des roues et une calandre noircies, alors que la GT arbore plus d’équipement et une apparence plus sportive. La version Signature au sommet de la gamme cherche à attirer des acheteurs d’utilitaires de luxe avec sa finition monochrome et son habitacle orné de cuir somptueux et de véritables boiseries.
Une déclinaison Design sportif, basée sur la GT, est également proposée pour 2022, ajoutant des garnitures noir reluisant sur la carrosserie, une calandre ceinturée d’une bande chromée foncée, des roues noires et des coques de rétroviseurs noirs. C’est d’ailleurs la version que l’on a conduite cette fois-ci.
Sous le capot, deux moteurs d’une cylindrée de 2,5 litres sont disponibles. Le premier, un quatre cylindres atmosphérique, apporte 187 chevaux et un couple de 186 livres-pied tout en étant jumelé à une boîte automatique à six rapports. Par ailleurs, le rouage intégral – très efficace en passant – figure maintenant de série au Canada. Les cotes de consommation ville/roue/mixte s’élèvent à 9,9 / 7,9 / 9,0 L/100 km, bien que la version GX, la seule qui n’intègre pas un système d’arrêt/redémarrage automatique, affiche une cote mixte de 9,3 L/100 km.
Si la consommation du Mazda CX-5 2022 avec le moteur de base est raisonnable, certains rivaux font mieux, comme les Honda CR-V, Toyota RAV4, Ford Escape, Chevrolet Equinox, Subaru Forester et Nissan Rogue.
En option dans la déclinaison Design sportif, et de série dans la Signature, on retrouve un quatre cylindres turbocompressé, développant 227 chevaux et un couple de 310 livres-pied. Si l’on utilise de l’essence super à taux d’octane de 93, au lieu de l’essence régulière, l’on obtient plutôt 256 chevaux et 320 livres-pied. Les accélérations sont évidemment plus franches, mais la boîte automatique à six rapports est toujours optimisée pour économiser du carburant. Bref, le moteur turbo ne fait pas du CX-5 un utilitaire de performance, et en conduite normale, l’écart est mince entre les deux moteurs.
Au moins, la consommation de la motorisation turbo n’est pas tellement plus élevée que l’atmosphérique, affichant des cotes ville/route/mixte de 10,8 / 8,7 / 9,8 L/100 km. Lors de notre essai, on a observé une moyenne très respectable de 9,3 L/100 km.
Comme toujours, l’habitacle du Mazda CX-5 2022 est chic sans tomber dans l’excès des détails. Les versions plus chères proposent un tableau de bord coussiné avec surpiqûres, quelques accents chromés, une instrumentation claire et des commandes de climatisation faciles à utiliser en conduisant. Mais aussi quelques surfaces noir reluisant, qui attirent la poussière et s’égratignent généralement facilement.
On aime la molette multifonction logée sur la console centrale, entourée de boutons menant aux menus principaux du système multimédia, mais aussi d’un bouton de volume. La carte de navigation est très claire, mais l’écran n’est pas tactile, alors ceux qui ne jurent que par Android Auto ou Apple CarPlay trouveront l’expérience moins ergonomique. Chez Mazda, on avance qu’un écran tactile s’avère distrayant en conduisant, puisqu’en s’étirant le bras pour le toucher, on décolle notre épaule du siège, qui peut nous faire dévier de notre trajectoire. D’ailleurs, sur l’affichage tête haute, seules les informations reliées à la conduite y sont affichées.
Le millésime 2022 apporte des changements tels qu’une rigidité accrue de la plate-forme, une amélioration de l’amortissement de la suspension et des sièges redessinés, permettant de diminuer les vibrations et le bruit ainsi que de rehausser le confort dans l’habitacle.
Hélas, le talon d’Achille du CX-5, c’est le manque d’espace pour les jambes pour les passagers arrière. Des rivaux comme le Volkswagen Tiguan et le Mitsubishi Outlander sont notablement plus accommodants, tant pour les occupants que pour l’espace de chargement. En effet, avec son volume de 875 litres derrière les dossiers arrière, et de 1 687 litres une fois lesdits dossiers rabattus, le Mazda se classe parmi les moins logeables du segment à ce chapitre. Il faut aussi mentionner les larges piliers avant qui gênent la visibilité sur les coins de rue et lorsque l’on s’engage dans les intersections.
Le Mazda CX-5 2022 se détaille à partir de 32 565 $ en incluant les frais de transport et de préparation. Une version GS équipée de l’ensemble confort, ajoutant le toit ouvrant, les roues de 19 pouces, le climatiseur automatique bizone et la clé intelligente, coûte 38 365 $, une somme raisonnable. La version Design sportif, celle essayée, s’élève à 42 965 $, alors que l’édition Signature au sommet de la gamme coûte jusqu’à 46 165 $.
Le CX-5 profite d’un design qui ne semble pas vouloir se démoder avec le temps, d’une conduite raffinée et d’un excellent comportement routier, comme c’est le cas de tous les modèles Mazda. En revanche, sa polyvalence est limitée par son petit habitacle, on n’offre pas de motorisation hybride pour abaisser la consommation, alors que les consommateurs à la recherche d’un véhicule d’apparence plus aventureuse devront se rabattre sur le CX-30 ou encore mieux, le CX-50.































