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Transports Canada a ajouté deux usines chinoises de Geely à sa liste d’importateurs de véhicules approuvés.
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Ces installations fabriquent le VUS électrique EX5 et le VUS hybride rechargeable Starray EM-i.
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Geely a également commencé à embaucher du personnel canadien pour sa marque haut de gamme Zeekr et a déposé des marques de commerce canadiennes pour Lynk & Co.
Bien que nous ne sachions toujours pas avec certitude quels modèles les constructeurs automobiles chinois BYD, Chery et Geely ont l’intention d’introduire sur le marché canadien au cours des prochains mois, des documents de Transports Canada contiennent des indices pouvant révéler les projets de ce dernier.
En effet, Transports Canada a récemment ajouté deux usines d’assemblage chinoises de Geely à sa liste de fabricants de véhicules étrangers préautorisés à importer des véhicules de tourisme au Canada.
Ces installations, situées dans les villes de Guiyang et de Taizhou, assemblent actuellement le VUS électrique EX5 et le VUS hybride rechargeable Starray EM-i, ce qui suggère que ces deux modèles feront partie de la gamme canadienne initiale du constructeur.
Ce n’est guère surprenant, étant donné que l’EX5 et le Starray EM-i ont tous deux servi à lancer la marque sur plusieurs autres marchés mondiaux, notamment en Australie, en Europe occidentale et au Royaume-Uni.

En raison de leur taille, ces deux multisegments compacts rivaliseront dans le segment le plus populaire au pays. Bien que l’on s’attende à ce que ces modèles affichent des prix légèrement inférieurs à ceux de la concurrence, ils ne seront pas aussi abordables que certains Canadiens l’espéreraient.
En effet, alors que les prix de l’EX5 en Chine se situent dans une fourchette très attrayante de 20 500 $ à 28 900 $ en dollars canadiens, les marchés d’exportation doivent payer nettement plus cher.
À titre d’exemple, les prix australiens pour ce même modèle varient de 40 870 $ à 44 764 $, toujours en dollars canadiens.
Cela est sans doute plus représentatif de ce à quoi nous devrions nous attendre lorsque Geely fera son entrée sur le marché canadien, quelque part en 2027.
L’autonomie de l’EX5 australien est évaluée jusqu’à 475 km selon le cycle d’essai WLTP, ce qui se traduit par environ 407 km selon les normes de l’EPA utilisées au Canada.
C’est assez faible pour la catégorie, d’autant plus que certains modèles actuellement offerts dans ce segment coûtent moins cher. Par exemple, le Chevrolet Equinox EV d’entrée de gamme propose jusqu’à 513 km d’autonomie pour un prix de départ de 43 625 $ avant incitatifs gouvernementaux.

Par conséquent, Geely devra peut-être adopter une stratégie de prix plus agressive pour convaincre les acheteurs canadiens de donner une chance à ses premiers modèles.
Le modèle à hayon sous-compact EX2 pourrait toutefois aider la marque : il est offert en Australie à partir d’environ 25 800 $ CA. Bien que son autonomie d’environ 215 km (selon l’EPA) soit inférieure à celle de tous les autres véhicules électriques au Canada, elle devrait suffire pour la conduite urbaine et n’est pas très loin des 227 km annoncés pour la Fiat 500e, offerte à partir de 34 290 $ avant incitatifs.
Les acheteurs australiens peuvent également opter pour une version supérieure de l’EX2, qui offre environ 295 km d’autonomie EPA pour environ 30 100 $ CA.
De son côté, le Starray EM-i propose au choix une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 18,4 kWh ou de 29,8 kWh, jumelée à un moteur à essence à quatre cylindres de 1,5 L et à une traction intégrale en option.
Avec la plus petite batterie et la traction avant, le Starray EM-i devrait fournir environ 71 km d’autonomie électrique selon l’EPA, tandis que la batterie de plus grande capacité devrait offrir environ 116 km en traction avant ou 111 km avec la traction intégrale. Il s’agit d’une autonomie électrique supérieure à celle de n’importe quel véhicule hybride rechargeable actuellement offert au Canada, et ce, par une marge importante.

En Australie, son prix de départ se situe autour de 36 500 $ canadiens et plafonne à environ 43 800 $ CA, ce qui pourrait en faire un choix très intéressant.
La marque Geely elle-même n’est pas la seule division de l’entreprise que nous prévoyons voir sur notre marché : le constructeur a déjà commencé à recruter du personnel au Canada pour sa marque de luxe Zeekr, et il a déposé une marque de commerce en juin pour l’appellation Lynk & Co.
Bien entendu, Geely connaît bien le marché canadien, puisqu’elle y vend déjà des véhicules sous des marques européennes acquises au fil des ans, à savoir Volvo, Polestar et Lotus.
Les importations initiales de véhicules chinois Geely seront limitées à la fois par un plafond de 2 500 véhicules par an imposé par le système de préautorisation de Transports Canada, et par le plafond plus large sur les véhicules électrifiés chinois fixé par Ottawa.
Geely devrait entreprendre d’autres démarches d’homologation afin de dépasser le premier plafond, mais elle devra tout de même respecter la limite de 49 000 VÉ et hybrides chinois pour l’année se terminant en mars 2027.
Ce quota, négocié avec Shanghai plus tôt cette année, doit passer à 52 185 véhicules l’an prochain. Bien qu’il soit attribué selon le principe du premier arrivé, premier servi, Ottawa affirme veiller à ce que l’ensemble des constructeurs automobiles chinois y bénéficient d’un accès équitable.
Source : Automotive News Canada


