
Sans aucune hésitation, je nomme le BWM iX3 véhicule de l’année 2027. Pourquoi ? C’est bien simple, il brasse les cartes du monde automobile comme cela ne s’était pas vu depuis l’avènement du Model Y de Tesla. Tous les joueurs sérieux dans le segment des VUS compacts électriques se grattent la tête en ce moment en se demandant, mais comment ils ont fait.
Pour
- Autonomie
- Aménagement intérieur
- Comportement routier
Contre
- Fiabilité à démontrer
- Prix de certaines options
- Valeur de revente inconnue
Alors même que BMW dévoile les versions M60 et iX4, j’ai eu l’occasion de reprendre le volant du iX3 50 xDrive. Cette fois, ce n’était pas sur les routes enchanteresses du sud de l’Espagne, mais bien chez nous, dans notre réalité bien québécoise. Est-ce qu’il m’a autant impressionné que la première fois? Oui, mais avec certaines observations qui mettent des choses en perspectives.
BMW iX3 M60 xDrive : pas un véritable M, mais a tout de même 603 ch
Le style affirmé sans équivoque
Sans l’ombre d’un doute, le passage dans cette nouvelle ère de l’électrification se fait avec style. L’iX3 propose un design assumé, affirmé et puissant. Il est impossible de se demander de quelle marque il s’agit indéniablement d’un produit BMW avec une collection d’éléments singuliers à la marque.

Le principal point est sans conteste la calandre avec les deux narines illuminées qui récupèrent le thème de la Neue Klasse des années 1960. Après des années de démesure, la « normalité » revient chez BMW. Il y a aussi les deux petites bandes qui font référence aux phares ronds en paire, une tradition assumée de différentes manières depuis des décennies.

Au profil, c’est le coup Hofmeister au panneau de custode qui demeure. Quant à l’arrière, c’est plus subtil, mais dans les feux, il y a un petit redressement qui fait référence à la forme en L d’autres produits BMW.
Le modèle à l’essai venait avec l’ensemble M Sport Pro à 4 000$. Il inclut des pare-chocs différents, des jantes de 21 pouces (il y a 8 modèles de jantes différents), des étriers de freins peints en bleu et des accents noirs à l’extérieur. La peinture vert eucalyptus est à 900$. Fait noté, la qualité de l’assemblage est à la hauteur de la réputation de la marque.
Le futur est maintenant
Le constructeur revoit complètement la façon dont le conducteur interagit avec son véhicule. L’approche est ambitieuse, mais le résultat évite plusieurs des irritants généralement associés à la multiplication des écrans et des commandes tactiles.

La véritable vedette est le nouveau Panoramic Vision. Plutôt que de concentrer toutes les informations derrière le volant, BMW les répartit sur une bande de projection située à la base du pare-brise. Les différentes zones sont personnalisables et permettent de sélectionner les données que l’on désire.
Force est d’admettre que cette disposition fonctionne remarquablement bien, même les passagers sont impressionnés par sa clarté. Elle rend même l’affichage tête-haute tridimensionnel optionnel (750$) moins pertinent.
Toujours dans une optique d’innovation, le volant ne fait pas l’unanimité. Trois configurations sont proposées, dont celle de notre M Sport Pro, reconnaissable à ses deux branches inférieures. Les commandes sont bien pensées. Les surfaces haptiques réagissent avec précision, tandis que leur éclairage facilite le repérage des fonctions.

BMW a également fait un effort considérable pour rendre son système multimédia plus accessible. Le nouvel écran central de 17,9 pouces accueille la dixième génération d’iDrive et son interface QuickSelect. Malgré la très grande quantité de fonctionnalités, la navigation demeure logique et l’apprentissage ne demande que quelques minutes. Par rapport aux générations précédentes, c’est un gain significatif.
L’assistant personnel intelligent complète cet environnement. Activé par la commande « Hey BMW », il permet de gérer vocalement plusieurs équipements. Dans le cas d’une possession à plus long terme, ce programme a la capacité à reconnaître les habitudes du conducteur avec la fonction « Routines ». Cette dernière automatise certaines préférences de confort notamment en fonction des saisons.
Une cabine pensée pour la vie quotidienne
L’aménagement intérieur demeure malgré tout minimaliste avec des matériaux de qualité et un assemblage serré. Les sièges offrent un excellent équilibre entre soutien et confort, avec suffisamment de réglages pour convenir à différentes morphologies. Bonne note au grand toit panoramique vitré qui donne une belle luminosité à bord. Il s’inscrit dans le groupe Premium à 4 900$.

Sur le plan pratique, l’iX3 répond aux attentes d’un VUS familial compact. La deuxième rangée profite d’un espace généreux, tant pour les jambes que pour la tête, et la grande ouverture des portières facilite l’accès. Le coffre propose 520 litres derrière la banquette et jusqu’à 1 750 litres lorsque les dossiers 40-20-40 sont rabattus. Le coffre avant est pratiquement inutile.

L’épaisseur du montant A à sa base nuit à la visibilité dans certaines situations urbaines, particulièrement aux intersections. Les caméras et les capteurs apportent une aide appréciable, mais la vigilance est de mise.
Une nouvelle architecture électrique qui repousse les limites
L’iX3 marque une étape importante dans l’électrification du constructeur allemand. Développé sur une plateforme entièrement nouvelle, il lance la sixième génération de la technologie eDrive.
BMW annonce une diminution de 40 % des pertes énergétiques, une réduction de 10 % du poids et des coûts de production abaissés de 20 %. La batterie de 108,7 kWh utilise des cellules cylindriques lithium-ion offrant une densité énergétique supérieure de 20 % et une vitesse de recharge améliorée de 30 %. Son intégration à la structure du véhicule contribue également à optimiser l’ensemble. On est à la plus fine pointe de la technologie.
La gamme s’élargit, mais pour mon essai, j’avais la première version disponible, le 50 xDrive. Deux moteurs électriques assurent la transmission intégrale, avec 322 ch à l’arrière et 165 ch à l’avant. La puissance combinée atteint 463 ch et 476 lb-pi de couple. Le M60 pousse quant à lui plus de 600 chevaux. Ce sera brutal!
Un comportement routier vraiment convaincant
C’est derrière le volant que l’iX3 révèle ses qualités les plus intéressantes. Malgré une masse importante, le VUS fait preuve d’une agilité étonnante. La direction offre une résistance bien dosée et une précision qui encouragent une conduite plus engagée. Il n’y a pas de doute que l’électrification n’est pas un frein à l’agrément de conduite chez BMW.
Sur la route, les accélérations sont instantanées, mais la puissance demeure parfaitement maîtrisable. La prédominance du moteur arrière préserve le caractère dynamique propre à BMW. Le mode Sport accentue les réactions sans transformer l’iX3 en véhicule agressif.

La suspension constitue probablement la plus belle surprise. BMW obtient un équilibre remarquable sans recourir à des amortisseurs adaptatifs ni à une suspension pneumatique. C’est presque miraculeux. Dans les virages, les mouvements de caisse sont limités et la stabilité inspire confiance. On peut jouer sérieusement dans les courbes. Sur chaussée imparfaite, par contre, leur fermeté pourra en irriter quelques-uns. Personnellement, j’aime cette rigidité, mais ça « cogne » à l’occasion.
Le freinage se montre également efficace, avec des disques de plus de 13 pouces et un système de récupération d’énergie permettant de ralentir jusqu’à l’immobilisation complète.
Court de 114 kilomètres
L’iX3 promet une autonomie annoncée de 698 kilomètres selon les Ressources naturelles Canada. Durant mon essai, avec pneus d’été et température clémente dans les 20 degrés, j’ai eu une consommation moyenne de 18,6 kWh/100km. En faisant une projection, mon autonomie réelle aurait été de 584 kilomètres. Le chiffre est donc passablement moins élevé qu’annoncé, mais il existe des méthodes, que je n’ai volontairement pas utilisées, pour abaisser la consommation comme le mode Eco.

Technologie électrique au sommet
L’architecture électrique de 800 volts constitue un avantage majeur. À domicile, la recharge en courant alternatif peut atteindre 19,2 kW. Le connecteur NACS et la compatibilité avec les bornes rapides de 400 volts facilitent l’accès aux bornes Tesla, mais demanderont un adaptateur pour le Circuit électrique. Avec une puissance de recharge rapide pouvant atteindre 400 kW, BMW annonce la récupération de 282 kilomètres en dix minutes et un passage de 10 à 80 % en seulement 21 minutes, dans des conditions optimales. C’est assez proche de la réalité dans la mesure que j’avais 350 kW à ma disposition.
À surveiller
Le modèle est jeune sur le marché en Amérique du Nord donc aucune littérature pour le moment. Si l’on regarde du côté de l’Europe, considérant que l’on excède déjà les 50 000 exemplaires vendus, on peut dire que la fiabilité est bonne pour le moment. Seul un rappel le vise avec 145 unités pour un problème de module de recharge.
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|---|---|---|---|
| Modèle | BMW iX3 50 | Volvo EX60 P10 | Audi Q6 e-tron |
| Prix | 78 938 $ | 80 723 $ | 84 160 $ |
| Puissance | 463 ch. | 503 ch. | 456 ch. |
| Couple | 476 lb-pi | 524 lb-pi | 428 lb-pi |
| Rouage | xDrive | AWD | quattro |
| Batterie | 112,2 kWh | 95 kWh | 100 kWh |
| Archtecture | 800V | 800V | 800V |
| Chargeur emb | 11 kW | 11 kW | 11 kW |
| Puissance N3 | 400 kW | 370 kW | 270 kW |
| Temps 10-80% | 21 min | 18 min | 21 min. |
| Autonomie | 698 km | 531 km | 523 km |
| Remorquage | 2 000 kg | 2 040 kg | 1 996 kg |
| 0-100km/h | 4,9 sec. | 4,6 sec. | 5,4 sec. |
Le prix devient un argument
On dit souvent que les électriques sont chers. Dans le cas du iX3 50, son prix de base est de 75 900$ (78 938$ en incluant les frais) . Le prix de base du X3 à essence dans la gamme 50, son équivalent : 77 900$ (80 938$). Dans les deux cas, le jeu des options fera monter le prix de la même manière. BMW a donc réussi a faire que ce plusieurs sont incapables de faire ou même envisager : offrir l’électrification à un moindre cout que l’essence.
À cela, on doit ajouter des couts de possession plus faible de par l’entretien et le carburant. L’électricité est abordable, l’essence à l’indice 91 d’octane aux environs de 2,21$ le litre.
Conclusion
Selon moi, le BMW iX3 a pleinement mérité son titre de véhicule de l’année 2027 dans l’Annuel de l’Automobile. J’ai moi-même voté pour lui. Il est impossible de dire qu’il est parfait, il ne l’est pas, mais disons qu’il nous rend la tâche passablement plus difficile lorsqu’il est temps d’être critique. BMW étant BMW ajoute d’autres variantes 40, M60 et même sous la forme du coupé avec le iX4. Il y a du choix pour les consommateurs dans le segment.
La seule question qui demeure est la question de la fiabilité. L’historique actuel de BMW en matière de véhicules électriques n’est pas parfait, mais demeure supérieur à la moyenne. Pour le moment, il s’agit de l’un des modèles électriques des plus impressionnants qui soient.















































