
Aux États-Unis, on se souviendra que l’administration Biden avait fermé la porte aux véhicules chinois. Or, des élus des deux grands partis veulent maintenant la verrouiller à double tour. Un projet de loi bipartisan vise à inscrire dans la loi l’interdiction décrétée par le 46e président des États-Unis et ses auteurs espèrent obtenir le feu vert du Sénat dès cette semaine.
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Le projet de loi bénéficie de l’appui de 51 sénateurs, la majorité nécessaire
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La version déposée à la Chambre des représentants compte plus de 100 coparrains
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La Maison-Blanche ne pourrait plus accorder d’exemptions aux constructeurs chinois
Démocrates et républicains sur la même longueur d’onde
Il est très rare que les démocrates et les républicains soient sur la même longueur d’onde. La démarche est pilotée par la démocrate Elissa Slotkin, sénatrice du Michigan, et le républicain Bernie Moreno, de l’Ohio. On parle de deux États où l’industrie automobile joue un grand rôle, faut-il le préciser ? L’objectif est d’obtenir un consentement unanime, ce qui accélérerait grandement l’adoption.
Quelques sénateurs républicains auraient toutefois exprimé des réserves.
Pour Elissa Slotkin, la question transcende les lignes partisanes : personne, à gauche comme à droite, ne veut voir des voitures chinoises sur les routes américaines.
Le moment choisi n’a rien d’un hasard. Donald Trump reçoit cette semaine Xi Jinping à Washington pour discuter de commerce. Pékin s’oppose farouchement à l’interdiction comme à toute tentative de la rendre permanente. Ajoutez à cela que le 8 septembre dernier, Donald Trump affirmait sur les ondes de Fox News qu’il verrait d’un bon œil que des constructeurs chinois fabriquent des véhicules sur le sol américain.
Cette déclaration en a fait sursauter plus d’un à Détroit. Elissa Slotkin y voit carrément le début de la fin de la production automobile aux États-Unis.
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L’industrie fait front commun
Six regroupements, dont GM, Ford, Stellantis, Toyota, Volkswagen, Hyundai et Tesla, ont d’ailleurs écrit au président pour lui demander de garder cette porte bien close. Selon eux, les capitaux chinois ne créeraient pas d’emplois ; ils ne feraient que les déplacer vers des entreprises contrôlées par l’État chinois.
Rappelons que l’interdiction actuelle repose sur des considérations de sécurité nationale. Les systèmes de connectivité (Bluetooth, Wi-Fi, réseau cellulaire et communications par satellite) pourraient transmettre des données sur les automobilistes américains à Pékin.
Le dossier n’a pas fini de faire couler de l’encre.











