
Ford lance une nouvelle campagne de rappel, cette fois pour les modèles Explorer de 2020 à 2026 ainsi que pour les Lincoln Aviator de 2020 à 2027. Au total, 387 911 exemplaires sont concernés en raison d’un problème affectant la banquette de la deuxième rangée.
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387 911 Ford Explorer et Lincoln Aviator sont concernés, dont 26 900 au Canada
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Le problème touche l’interrupteur de la banquette de la deuxième rangée
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Les modèles visés ont été assemblés entre 2018 et juin 2026
Le problème
Concrètement, c’est l’interrupteur permettant de faire basculer et de glisser vers l’avant les places extérieures de la deuxième rangée qui est en cause. Avec l’usage, le boîtier entourant l’interrupteur peut se désaligner, ce qui empêche l’interrupteur de revenir à sa position de verrouillage complet. Le résultat est que la banquette pourrait se retrouver mal fixée, glisser ou basculer vers l’avant lors d’une collision.
Ford précise n’avoir connaissance d’aucune blessure liée à ce problème, mais reconnaît tout de même le risque, puisque la bonne position d’un siège par rapport à la ceinture de sécurité ou à la structure du véhicule est cruciale en cas d’impact. Or, si le siège ne retrouve pas la bonne position, cela peut compromettre la sécurité des occupants en cas d’impact.
Un correctif qui n’a pas fonctionné du premier coup
Une des choses qui retiennent l’attention avec ce rappel, c’est que Ford avait déjà identifié ce problème il y a environ un an, en révisant ses pratiques logistiques. Le fournisseur de sièges croyait avoir réglé la situation en modifiant sa méthode d’installation. Or, les signalements provenant des propriétaires ont démontré que le mouvement imprévu des sièges se poursuivait.
C’est ce qui a forcé Ford à procéder à un rappel de sécurité, couvrant les véhicules construits entre le 19 octobre 2018 et le 24 juin 2026.
Ford partage sa stratégie pour réduire le nombre de ses rappels liés aux problèmes mécaniques
Deux autres rappels
Pire, deux autres rappels touchent l’Explorer. Un concerne le siège du conducteur qui peut s’incliner « lui-même lors de l’utilisation de certaines fonctions à distance », comme le rapporte Transports Canada. L’autre vise les « couvre-rails de toit qui pourraient se desserrer et se détacher pendant la conduite. » Dans le premier cas, on parle de modèles 2026 et 2027. Dans le deuxième cas, de véhicules de 2016 à 2019.
Un problème qui reste profond
Et c’est ce qui est toujours un peu agaçant avec les rappels de Ford. La compagnie a beau assumer ses faux pas, ce qui est excellent, les problèmes semblent toujours aussi présents. On comprend que la compagnie a pris de sérieux engagements en matière de qualité. On peut donc comprendre les rappels qui concernent des véhicules plus anciens. Mais lorsque ces derniers visent aussi des véhicules récents et que cela touche la qualité d’assemblage, on demeure perplexe. Dans ce contexte, il est difficile de ne pas rester sceptique quant aux progrès réels réalisés par la compagnie.
On verra si la tendance s’inverse dans la deuxième moitié de l’année.














