
Les réglementations de l’industrie automobile sont parfois fascinantes et la compagnie Polestar nous en fournit un bel exemple. En effet, le constructeur affirme ne pas savoir pourquoi le département du Commerce américain lui a retiré le droit de vendre des véhicules aux États-Unis à compter de l’année-modèle 2027, alors que la maison-mère, Volvo, a obtenu le feu vert pour continuer.
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Volvo a obtenu une autorisation spéciale pour continuer à vendre aux États-Unis
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Le Polestar 3 et le Volvo EX90 sont assemblés sur la même chaîne, en Caroline du Sud
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Au Canada, la marque demeure bel et bien présente, sans restriction
Un logiciel identique, deux traitements différents
Selon une lettre envoyée aux concessionnaires et consultée par le Wall Street Journal, Polestar explique que son VUS électrique Polestar 3 est mécaniquement identique au Volvo EX90. Les deux véhicules sortent d’ailleurs de la même usine de Volvo, à Ridgeville, en Caroline du Sud.
Où se situe le problème, alors ?
Selon ce que rapporte le site Insideevs, le cœur du problème repose sur la Connected Vehicle Rule, une réglementation finalisée sous l’administration Biden qui interdit la vente aux États-Unis de véhicules dont le matériel ou les logiciels proviennent de pays jugés hostiles, comme la Chine ou la Russie.
Washington craint que ces technologies, notamment la télématique et les systèmes d’aide à la conduite, puissent être utilisées à des fins d’espionnage.
Le hic, c’est que Polestar appartient au groupe chinois Geely, tout comme Volvo. Pourtant, seule Polestar écope. Peter Wexler, responsable des affaires gouvernementales de la compagnie aux États-Unis, affirme chercher activement à obtenir des explications de la part du département du Commerce, sans succès jusqu’ici.
Pour ajouter au chaos, un concessionnaire du New Jersey poursuit Polestar, alléguant que la marque planifiait son retrait du marché américain depuis deux ans et se sert de la décision gouvernementale comme prétexte.
Polestar confirme le début des ventes du Polestar 4 VUS le 2 septembre
Une histoire bien différente chez nous
Il est important de le préciser : ce psychodrame ne concerne que le marché américain. Au Canada, Polestar continue d’offrir ses modèles sans restriction, et rien n’indique que la situation va changer de ce côté-ci de la frontière.
Polestar n’a pas porté la décision américaine en appel. La compagnie a plutôt choisi de concentrer ses efforts sur le marché européen, qui représente déjà 80 % de ses ventes mondiales.
Reste à voir si Washington finira par fournir des explications claires, ou si ce dossier demeurera un autre exemple de la confusion qui règne parfois dans les décisions commerciales américaines.
Et avec l’administration actuelle, où tout semble plus chaotique, Polestar n’est peut-être pas au bout de ses peines.

































