Êtes-vous de ceux qui craignent l’arrivée sur nos routes de véhicules à conduite autonome ? Si oui, ce qui suit ne risque pas de vous rassurer. Aux États-Unis, l’organisme chargé de la sécurité routière, la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration), l’équivalent de Transports Canada, envisage sérieusement de permettre la commercialisation de robotaxis dépourvus de volant et de pédales de frein.
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Le grand patron de la NHTSA juge inutile d’imposer un volant et des pédales aux véhicules à conduite autonome.
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Le Cybercab de Tesla est actuellement dépourvu de commandes manuelles.
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Washington avait amorcé un assouplissement des règles entourant les robotaxis en septembre 2025
C’est le grand patron de la NHTSA, Jonathan Morrison, qui a lancé le pavé dans la mare lors d’une entrevue accordée au réseau CNBC. Selon lui, exiger des contrôles physiques sur un véhicule qui n’est jamais censé être piloté par un humain n’a plus de sens. Cette sortie fait suite à une annonce du département américain des Transports, qui avait indiqué en septembre 2025 vouloir alléger les exigences entourant l’homologation des voitures sans conducteur, afin de leur faciliter l’accès au réseau routier.
Tesla, la grande gagnante
Il est difficile de ne pas voir ici une victoire pour Tesla et son grand patron, Elon Musk, que l’on sait près de la Maison-Blanche. Le Cybercab de la marque a été pensé sans aucune commande manuelle.
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L’automne dernier, Tesla avait pourtant laissé croire qu’elle ajouterait un volant et des pédales si la réglementation l’exigeait, et des prototypes équipés en ce sens ont même été aperçus sur la route. Les propos du patron de la NHTSA semblent toutefois indiquer que cet investissement ne sera peut-être jamais nécessaire. D’autres entreprises comme Waymo, Zoox et Uber, qui misent toutes sur les robotaxis, profiteraient elles aussi de la mesure.
Lors de la construction des véhicules, cela génère des économies.
Économies contre sécurité
Retirer volant et pédale de freinage ne représente pas un défi technique important, mais les économies réalisées à grande échelle, sur des parcs comptant des milliers de modèles, peut faire une énorme différence pour la rentabilité d’une entreprise.
Le problème, c’est que la priorité devrait toujours être la sécurité des passagers, pas les profits. On peut saluer la confiance que les autorités démontrent envers les systèmes logiciels et leur efficacité, mais l’absence totale de composantes permettant de reprendre le contrôle physique d’un véhicule en cas de défaillance a de quoi inquiéter.
Reste à voir si les statistiques sur la sécurité routière, une fois les robotaxis dépourvus de volant et de pédales bien présents sur les routes, viendront confirmer ou infirmer les craintes que l’on peut entretenir.














