Essai routier long terme : Toyota Prius 2017, le vrai test

Le premier contact avec la Toyota Prius 2017 a été plus que positif. Réalisé sur les routes achalandées de la Colombie-Britannique, il avait permis de constater la nette amélioration en matière de conduite de la petite voiture hybride qui conserve son titre d’hybride la plus vendue au monde.

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Mais avant de prendre une position formelle, et de voir si ces améliorations ont vraiment un impact, il est indispensable de la tester en mode quotidien. C’est donc en traitant la Toyota Prius comme la voiture familiale que nous avons amorcé un essai qui se poursuivra sur plusieurs semaines.

Constat numéro un : la silhouette ne laisse personne indifférent

Les phares en forme de Z, les arêtes particulières et le hayon divisé à l’arrière (rappel de l’ancienne génération) donnent à la Toyota Prius une allure qui lui est propre. Au premier regard, le journaliste parfois conservateur que je suis n’a pas nécessairement apprécié la vue. Mais il s’est fallu de quelques jours tout au plus pour que je change d’idée et que je me mettre à apprécier la différence, et la sportivité (oui oui, vous avez bien lu), de l’allure de la voiture.

À ma grande surprise, cet intérêt a aussi été souligné par mon grand Fiston, et par bon nombre de voisins qui sont venus faire demi-tour devant la maison pour savoir quelle voiture étrange je conduisais. Impossible de dire si le design vieillira bien, mais chose certaine, il se distingue de la masse tout en laissant de côté l’aspect un peu soucoupe volante de l’ancienne génération.

Constat numéro 2 : l’habitacle est confortable

L’espace y est abondant, et les sièges fort confortables. Évidemment, on doit aussi parler du silence de roulement et de la liste d’accessoires, somme toute impressionnante. En revanche, Chérie n’a toujours pas compris comment on pouvait produire une voiture avec des sièges de cuir et sans coussins chauffants, surtout en cette période de l’année où les robes se portent encore courtes, mais les matins refroidissent.

image-toyota-prius-2017-023Autre bémol aussi, l’écran d’affichage multifonction n’est pas aussi ergonomique qu’on le souhaiterait, et exige un plus long contact que souhaité avec le doigt pour réagir.

Enfin, tout comme c’était le cas de l’ancienne génération, la visibilité arrière est lourdement compromise par la présence d’un hayon divisé en deux. On aime bien se fier aux caméras de recul, mais on préfère parfois voir de visu.

Constat numéro 3 : l’hybride fonctionne

Sous le capot de la Toyota Prius 2017, un moteur 4 cylindres de 1,8 litre de 95 chevaux jumelé à un moteur électrique de 71 chevaux. Oui il est possible de faire quelque 2 ou 3 kilomètres en mode 100% électrique, mais ce n’est pas là l’objectif. On souhaite plutôt une action complémentaire entre les deux motorisations.

Les premières constatations, de ce point de vue, sont positives. En mode Power, la voiture est capable d’accélérations suffisantes pour se faufiler dans le trafic de l’autoroute sans gêne. En mode Eco, alors que tout est réduit au minimum, la puissance l’est tout autant. Mais on apprécie voir la consommation diminuer à vue d’œil.

image-toyota-prius-2017-027Mieux encore, on a modifié le châssis et les suspensions, et aujourd’hui, on peut affirmer que, sans faire l’objet d’une conduite sportive, la nouvelle Toyota Prius affiche un dynamisme de conduite qui faisait bien défaut à l’ancienne génération. Bien sûr, la transmission automatique CVT à variation continue est toujours de mise et ne rend pas nécessairement les changements de rapports spectaculairement sportifs, mais elle réussit à bien marier les exigences d’une conduite parfois plus agressive avec celles de la conduite écologique.

Après quelques jours tout au plus au volant de la Toyota Prius, et beaucoup d’autoroutes (j’ai notamment visité la capitale fédérale et la capitale québécoise au cours de la même semaine), la consommation de carburant s’avère aux limites de ce que Toyota propose. Avec un usage à plus de 85% d’autoroute, j’ai maintenu une moyenne de 5,0 litres aux 100 kilomètres, pour une conduite sans ménagement.

Je dois maintenant me calmer un peu, et conduire la voiture hybride comme elle doit l’être. J’ai hâte de voir si elle atteindra les cotes de consommation affichées, mais pour le moment, il faut bien l’avouer, la Toyota Prius a rempli toutes ses promesses.

Spécifications Toyota Prius 2017

Prix de départ: 25,995 $

Moteur: 4L 1,8 litres – 95 chevaux, 105 lb-pi de couple + Moteur Électrique, 71 chevaux, 120 lb-pi de couple

Consommation: 4,4 l/100 km en ville, 4,6 l/100 km sur l’autoroute

Coffre: 697 litres

Compétition: Mitsubishi Mirage, Nissan Leaf, Toyota Prius branchable, Toyota Prius c

 

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