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La Nissan Z 2023 se détaille à partir de 48 563 $ incluant les frais de transport et de préparation.
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Belles performances, sonorité de moteur, habitacle plus moderne.
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Pas de volant chauffant, direction moins chirurgicale par rapport à la 370Z, consommation pas vraiment améliorée.
Des voitures sport pures, comme la Nissan Z 2023, se font de plus en plus rares sur le marché. On peut blâmer les primes d’assurances en hausse constante, le prix d’achat aussi, mais également, les habitudes d’achat d’une nouvelle génération de clientèle.
Et pourtant, la nouvelle génération de la Z n’est pas si dispendieuse. Évidemment, l’ancienne Nissan 370Z affichait un prix de départ de 30 000 $ à une certaine époque, mais cette déclinaison était dénudée d’équipement. Elle était munie d’un volant, de quatre roues et d’un moteur, et c’est à peu près tout. Les versions mieux nanties de la 370Z coûtaient plutôt autour de 40 000 $ chez nous.
La nouvelle Nissan Z 2023 se détaille entre 48 563 $ et 68 783 $, frais de transport et de préparation inclus. À ce prix, la déclinaison Sport de base propose des jantes en alliage de 18 pouces, des phares automatiques à DEL et des feux arrière à DEL également. De plus, on obtient la panoplie de caractéristiques de sécurité avancés, comme le freinage autonome d’urgence, la surveillance des angles morts, les feux de route automatiques et le régulateur de vitesse adaptatif, entre autres. Aussi, une clé intelligente avec bouton de démarrage, un climatiseur automatique, des capteurs de stationnement avant et arrière ainsi qu’un système multimédia à écran tactile de huit pouces avec intégration Apple CarPlay et Android Auto.
La version Performance à 60 563 $ ajoute des ajouts aérodynamiques à la carrosserie, des freins plus performants avec étriers peints en rouge, un différentiel à glissement limité, un échappement sport (en tout cas, plus sport que sur la version Sport), des roues RAYS de 19 pouces, un habitacle garni de cuir, des sièges chauffants à réglage électrique, les services connectés NissanConnect et une chaîne audio Bose à huit haut-parleurs. Pour 5 750 $ supplémentaires, l’ensemble Proto équipe la voiture de roues au fini bronze, d’étriers de frein peints en jaune, une sellerie en cuir exclusif et des surpiqûres jaunes dans l’habitacle. On aurait aimé un volant chauffant pour le prix, mais il n’est pas offert dans la Z.
Bon, l’aspect écolo maintenant. La Nissan Z 2023 abrite un V6 biturbo de 3,0 litres développant 400 chevaux et un couple de 350 livres-pied. Une boîte manuelle à six rapports figure de série, avec une fonction de correspondance en régime dans la version Performance de surcroît. Pour 1 500 $ additionnels, on peut passer à une boîte automatique à neuf rapports.
Avec la Z équipée d’une pédale d’embrayage, la consommation ville/route/mixte est établie à 13,4 / 10,0 / 11,9 L/100 km. Avec l’automatique, les cotes baissent à 12,3 / 8,6 / 10,6 L/100 km, et lors de notre essai, nous avons observé une moyenne très respectable de 9,5 L/100 km. L’essence super est requise, évidemment.
Par rapport à la Nissan 370Z, misant sur un V6 atmosphérique de 3,5 litres développant 332 chevaux et 270 livres-pied, ou 350 chevaux dans la version NISMO, la nouvelle Z est plus ou moins énergivore, selon la boîte choisie. La 370Z affichait une cote mixte de 11,5 L/100 km avec la boîte manuelle à six rapports, et 11,1 L/100 km avec l’automatique à sept rapports. Les écarts ne sont pas si énormes, surtout si l’on considère la puissance et le couple supplémentaires.
À quoi peut-on comparer la Nissan Z 2023 ? Il y a la Chevrolet Camaro, disponible entre autres avec un V6 atmosphérique de 335 chevaux, ou un V8 de 6,2 litres développant 455 chevaux. La consommation du V6 est quasi identique à celle de la Z (12,0 L/100 km avec la boîte manuelle, 10,7 L/100 km avec l’automatique), avec l’avantage que l’on peut l’alimenter avec de l’essence régulière. Sans surprise, le bloc V8 consomme davantage (12,6 L/100 km avec la boîte manuelle, 12,0 L/100 km avec l’automatique).
La Ford Mustang mise sur un quatre cylindres turbo de 2,3 litres, développant 310 ou 330 chevaux selon la configuration choisie. Sa consommation atteint 10,1 ou 10,5 L/100 km avec la boîte manuelle, ou de 9,3 à 10,3 L/100 km avec l’automatique. Et bien entendu, la Mustang propose aussi un V8 de 5,0 litres avec 450 chevaux (13,5 L/100 km avec la boîte manuelle, 12,7 L/100 km avec l’automatique). Dans tous les cas, Ford avance que l’on peut utiliser de l’essence régulière sans problème, avec une puissance légèrement diminuée toutefois.
Quant à la Dodge Challenger, elle est disponible avec un V6 atmosphérique de 3,6 litres avec 303 chevaux (10,3 L/100 km, boîte automatique oblige), un V8 de 5,7 litres de 372 ou 375 chevaux (13,1 L/100 km avec la boîte manuelle, 12,3 L/100 km avec l’automatique), ou bien un V8 de 6,4 litres de 485 chevaux (13,9 L/100 km avec la boîte manuelle, 13,1 L/100 km avec l’automatique). L’essence super est requise dans les moteurs V8.
N’oublions pas la Toyota Supra avec son six cylindres turbo de 3,0 litres produisant 382 chevaux (10,9 L/100 km avec la boîte manuelle, 9,1 L/100 km avec l’automatique). Toutefois, la Supra coûte au-delà de 70 000 $, ou environ 60 000 $ en optant pour son quatre cylindres turbo de 255 chevaux. Les Subaru BRZ et Toyota GR86 avec leur bloc atmosphérique de 2,0 litres produisant 228 chevaux (10,5 L/100 km avec la boîte manuelle, 9,5 L/100 km avec l’automatique), moins chères que la Z, mais plus petites et moins performantes aussi.
On peut aussi considérer la Nissan Z 2023 comme une alternative moins chère aux coupés Audi S5, BMW Série 2, BMW Série 4 et Mercedes-Benz Classe C, bien que ces Allemandes ne soient pas de pures sportives, mais des voitures plus pratiques au quotidien. Les Audi et BMW sont moins énergivores avec une cote mixte de 9,7 L/100 km.
Et lorsqu’on dit pure sportive, la Z présente un habitacle étriqué, mais toutefois confortable, sans que l’on se sente trop confinés. Les sièges sont bien rembourrés pour procurer un soutien latéral lors de la conduite sportive, et la planche de bord a pris de sérieux coup de barre par rapport à la 370Z. On a droit à une instrumentation numérique, un écran multimédia tactile de 8,0 ou de 9,0 pouces, et un design au goût du jour. Bon, on s’y attend, le coffre est peu profond et on ne peut aucunement cacher ce qu’on y entrepose. Son volume est de 195 litres.
Évidemment, la Nissan Z 2023 est performante à souhait, alors que son chrono de 0 à 100 km/h avoisine les 4,5 secondes. On aime bien la sonorité de moteurs V6 de Nissan aussi. En revanche, la Z repose sur la même plateforme que la 370Z, mais modifiée et rigidifiée, alors que la direction est passée à l’assistance électrique. Le comportement routier de la Z est affûté, engageant, mais son poids est plus élevé par rapport à la 370Z et n’attaque pas les courbes avec la même précision chirurgicale. C’est comme si la Z adoptait un peu plus le caractère et le confort d’une sportive grand tourisme. Juste un peu.
Au final, on a affaire à une pure sportive résolument enivrante à conduire, arborant un design à la fois moderne tout en nous rappelant la légendaire Datsun 240Z du passé. Et aussi, un habitacle plus technologique. Côté écolo, il y a mieux du côté des sportives, et pire aussi, mais pour sa fourchette de prix et ses 400 chevaux, la nouvelle Z est concurrentielle dans le segment des voitures sport.










