Le Québec ajuste sa réglementation sur les véhicules propres et accorde des crédits aux hybrides pour alléger les obligations des constructeurs.
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Le Québec accordera désormais un demi-crédit aux hybrides à essence dans le cadre de son mandat VZE révisé.
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Le ralentissement de l’adoption des VE a mené à des changements réglementaires, avantageant des modèles comme le RAV4 hybride.
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La province laisse aussi entendre qu’elle pourrait assouplir ses cibles strictes de ventes VZE dans l’avenir.
On va le dire franchement : on est fiers de notre gouvernement québécois et de sa vision actualisée. Qu’est-ce qui se passe ? Le Québec élargira son mandat de véhicules zéro émission (VZE) pour inclure les véhicules hybrides, réduisant ainsi les obligations des constructeurs dans le cadre de son ambitieux programme de véhicules propres.
La province a annoncé le 3 juillet qu’elle accorderait désormais un demi-crédit dans son système de crédits VZE aux véhicules hybrides à essence (HEV). Les hybrides rechargeables (VEHR) ayant une autonomie électrique de plus de 80 kilomètres recevront un crédit complet, au même titre que les véhicules 100 % électriques (VE). Auparavant, les HEV n’obtenaient aucun crédit, et les VEHR avec plus de 80 km d’autonomie n’avaient droit qu’à un demi-crédit.
Mis en place en 2018, le standard VZE du Québec exige une part croissante des ventes de véhicules légers qualifiant comme zéro émission. Les cibles actuelles prévoient 32,5 % dès l’année-modèle 2026, 85 % en 2030 et 100 % en 2035. Ce système fonctionne par crédits, permettant aux constructeurs de respecter leurs obligations par leurs propres ventes ou en achetant des crédits d’autres fabricants.
Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a affirmé que ces ajustements étaient nécessaires compte tenu des « nouvelles réalités du marché ». L’adoption des VZE avait atteint près de 40 % des immatriculations au quatrième trimestre de 2024, mais a chuté à 13,2 % au premier trimestre de cette année, notamment en raison des changements au programme Roulez vert et de la fin des incitatifs fédéraux pour les véhicules zéro émission.
Les nouvelles règles élargissent donc l’éventail des véhicules admissibles, permettant à des modèles comme le Toyota RAV4 hybride (et presque toute la gamme Toyota), le Honda CR-V hybride, le Kia Sportage hybride, ainsi que les Ford Maverick et Escape hybrides, entre autres, de contribuer partiellement aux obligations des constructeurs. Ceux qui ne respectent toujours pas leurs cibles pourront continuer d’acheter des crédits auprès d’autres manufacturiers.
Le gouvernement québécois a également laissé entendre que certaines cibles futures pourraient être revues à la baisse, sans toutefois avancer de nouveaux chiffres.
En matière de programmes VZE éclairés et tournés vers l’avenir, celui du Québec mériterait sans doute d’être imité ailleurs dans le monde.


