Les constructeurs japonais obtiennent un allègement tarifaire aux États-Unis, les constructeurs américains dénoncent l’accord

Les constructeurs américains critiquent l’accord de Donald Trump avec le Japon, affirmant qu’il désavantage la production nationale.

  • Le Japon obtient un tarif de 15 % après avoir promis 550 milliards $ US en investissements dans l’industrie et les infrastructures américaines.

  • Les constructeurs de Detroit estiment que l’accord favorise injustement les importations japonaises ayant peu de contenu américain.

  • Des analystes affirment que ce nouveau tarif pourrait compliquer les négociations avec l’UE, le Canada, le Mexique et la Corée du Sud.


L’accord commercial entre l’administration Trump et le Japon, annoncé le 22 juillet, réduira les tarifs douaniers américains sur les véhicules et pièces japonais à 15 %, ce qui a provoqué une vive réaction des constructeurs américains qui affirment que cette entente nuit à la fabrication locale.

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L’accord, qui évite le tarif de 25 % qui devait entrer en vigueur le 1er août, abaisse les droits de douane sur les importations japonaises et établit un cadre pour les futures négociations commerciales. Sans cet allègement, les constructeurs japonais auraient fait face à des coûts tarifaires de plus de 11 milliards $ US par année.

Le American Automotive Policy Council, qui représente General Motors, Ford et Stellantis, a dénoncé l’entente, affirmant qu’elle désavantage les véhicules produits aux États-Unis avec une forte proportion de contenu local. « Tout accord qui impose un tarif plus bas aux importations japonaises avec pratiquement aucun contenu américain, comparé à celui appliqué aux véhicules nord-américains riches en contenu local, est un mauvais accord pour l’industrie américaine et les travailleurs américains de l’automobile », a déclaré le groupe dans un communiqué.

Cette critique s’ajoute aux inquiétudes soulevées après un accord similaire conclu plus tôt cette année avec le Royaume-Uni. En vertu de l’ACEUM, les véhicules et pièces fabriqués au Canada et au Mexique peuvent bénéficier d’exemptions, mais doivent tout de même respecter des calculs tarifaires complexes liés à leur contenu non américain. Malgré ces dispositions, certains véhicules japonais et britanniques pourraient profiter de tarifs plus bas que les modèles assemblés en Amérique du Nord.

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En échange de ce tarif réduit, le Japon s’est engagé à investir environ 550 milliards $ US dans les infrastructures et l’industrie américaines. Selon la Maison-Blanche, ces fonds seront dirigés vers des secteurs stratégiques comme les semi-conducteurs, l’énergie et les minéraux critiques.

Dans le cadre de l’accord, le Japon a également accepté de reconnaître les véhicules fabriqués aux États-Unis qui respectent les normes américaines, éliminant ainsi l’exigence de spécifications distinctes. Le tarif réduit de 15 % combine un nouveau taux de 12,5 % à la taxe existante de 2,5 % sur les voitures particulières.

Trump a aussi proposé d’augmenter les tarifs sur les produits canadiens à 35 % et ceux sur les produits mexicains à 30 %, dès le 1er août. Toutefois, les exemptions prévues pour le secteur automobile en vertu de l’ACEUM devraient rester en place. Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que le Canada n’accepterait un accord que « s’il est dans l’intérêt des Canadiens ».

 

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