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Les véhicules électriques semblent effectuer un retour en force en Europe, au Canada et aux États-Unis.
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En août, 29 % de l’ensemble des voitures neuves vendues en Europe étaient entièrement électriques.
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Les incitatifs financiers du gouvernement fédéral canadien et du gouvernement provincial du Québec doivent respectivement être réduits et abolis en janvier.
Alors que les ventes mondiales de véhicules électriques avaient chuté brutalement à la fin de 2024 en raison de l’arrêt des incitatifs en Amérique du Nord et d’une crise généralisée du coût de la vie, la situation semble s’améliorer.
En effet, les modèles électrifiés, y compris les véhicules entièrement électriques, effectuent un retour remarqué en 2026, particulièrement en Europe, où 29 % des voitures neuves vendues le mois dernier étaient propulsées exclusivement à l’électricité.
Cela représente une hausse considérable par rapport à la même période en 2025, où les véhicules électriques ne représentaient que 20,2 % du total.
Depuis le début de l’année, cette part de marché s’établit à environ 23 %, contre 17,7 % entre janvier et août 2025.
Cette progression se fait aux dépens des véhicules à essence et au diesel, qui représentaient 27,9 % du marché depuis le début de l’année, en baisse par rapport aux 35,8 % enregistrés l’an dernier.

Au seul mois d’août, les véhicules à essence représentaient 18,5 % de toutes les nouvelles immatriculations en Europe, tandis que ceux roulant au diesel ne comptaient que pour 5,8 % du total.
Ce retour en grâce est si marqué que, pour la première fois de son histoire en Allemagne, Volkswagen compte désormais plus de commandes de véhicules électriques que de modèles à moteur thermique. Par conséquent, le constructeur a dû ralentir la production de ses véhicules à essence afin de libérer de la capacité de production pour les modèles électriques, notamment pour la nouvelle ID. Polo, qui connaît un franc succès.
Le constat est similaire au Canada, où la part de marché des véhicules entièrement électriques et hybrides rechargeables a progressé au cours des huit premiers mois de l’année par rapport à 2025.
En effet, les véhicules zéro émission (VZE, englobant les électriques et les hybrides rechargeables) ont représenté 10,7 % des ventes au deuxième trimestre 2026, comparativement à 8,6 % pour la même période l’an dernier.

Cette progression semble toutefois avoir plafonné, les résultats du premier trimestre 2026 s’avérant presque identiques avec une part de 10,8 % pour les VZE. Ce chiffre était également en recul par rapport aux 11,2 % relevés au dernier trimestre 2025 ; il sera donc instructif de voir comment les ventes de véhicules électriques se comporteront au troisième trimestre 2026.
Aux États-Unis, les véhicules électriques connaissent aussi un regain d’intérêt depuis quelques mois, avec une hausse des ventes de 14,7 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026. De plus, même si les ventes demeurent nettement sous les niveaux observés en 2024 et 2025, le ralentissement tend à se stabiliser.
En effet, les ventes de véhicules électriques pour le deuxième trimestre 2026 étaient de 20,5 % inférieures à celles de la même période en 2025, ce qui marque une amélioration par rapport aux chiffres du premier trimestre, où l’écart négatif atteignait 27,3 %.
À l’échelle mondiale, ce retour en popularité des véhicules électriques semble alimenté par les prix élevés des carburants — causés par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz —, puisqu’il pénalise directement les modèles à essence et au diesel.

Par ailleurs, les ventes de véhicules hybrides et hybrides rechargeables progressent sur la plupart des grands marchés, atteignant 32,8 % de parts de marché en Europe et 36,3 % aux États-Unis.
Alors que les prix de l’essence et du diesel poursuivent leur ascension dans le monde entier, il conviendra d’analyser les résultats des troisième et quatrième trimestres 2026 au cours des prochains mois pour déterminer si ce regain d’intérêt s’inscrira dans la durée.
Ce sera particulièrement vrai au Canada, où le rabais fédéral pour véhicules électriques doit passer de 5 000 $ à 4 000 $ en janvier, moment où la subvention provinciale québécoise de 2 000 $ prendra fin.
Pour ceux qui hésitent encore, cet automne pourrait donc s’avérer le moment idéal pour acheter un véhicule électrique au Canada.
Sources : InsideEVs, ElectricAutonomy.ca et Cox Auto


