General Motors veut lancer des batteries LMR pour les camions et VUS à partir de 2028

Cellule LMR de GM | Photo: Steve Fecht pour General Motors
  • Ces batteries devraient permettre aux camionnettes et aux VUS pleine grandeur d’avoir une autonomie de plus de 640 kilomètres.

  • Les batteries LMR sont moins chères et plus denses en énergie que les batteries actuelles.

  • GM travaille sur cette technologie depuis 2015.

General Motors a annoncé son intention de lancer une nouvelle chimie de batterie qui sera utilisée dans les camions électriques et les VUS de grande taille à partir de 2028.

Appelées cathodes riches en manganèse lithium (LMR), ces batteries sont censées être beaucoup plus abordables que les unités actuelles à l’oxyde de nickel-manganèse-cobalt-aluminium (NMCA), tout en étant environ 33 % plus denses en énergie que les batteries au lithium-fer-phosphate (LFP).

Selon GM, les batteries LMR permettront aux camions électriques d’avoir une autonomie de plus de 644 kilomètres, ce qui n’est pas très éloigné des batteries NMCA actuellement utilisées dans les Chevrolet Silverado EV et GMC Sierra EV (791 kilomètres).

Malgré cela, le constructeur automobile a déclaré à Automotive News que les batteries à haute teneur en nickel (NMCA) demeureraient pour les modèles à hautes performances ou comme une option pour les acheteurs qui souhaitent bénéficier de la plus grande autonomie possible.

De même, les batteries LFP continueront d’être utilisées dans les petits véhicules électriques qui n’ont pas besoin d’une autonomie supérieure à 563 kilomètres, même si elles sont moins efficaces que les batteries LMR.

En effet, la chimie LMR est mieux adaptée aux grandes cellules prismatiques qu’au type en poche actuel, ce qui en fait un meilleur choix pour les plus gros blocs-batteries.

Cette particularité est l’une des principales raisons pour lesquelles les batteries LMR seront moins chères à fabriquer que les autres chimies, car moins de cellules peuvent atteindre la même densité de puissance, ce qui réduit la complexité du bloc-batterie, avec deux fois moins de composants au total.

En outre, le principal composant des batteries LMR, le manganèse, est plus abordable et plus abondant que le nickel ou le cobalt.

La chimie LMR n’est pas nouvelle en soi, puisqu’elle est envisagée pour les véhicules électriques depuis les années 1990.

Des problèmes de durée de vie courte et de baisse de tension ont freiné cette technologie, mais General Motors, qui y travaille avec LG Energy Solution depuis 2015, est persuadé d’avoir réussi à éliminer ces inconvénients et à offrir une durabilité équivalente aux chimies actuelles.

Ces affirmations sont étayées par des tests effectués sur des centaines de cellules LMR grand format dans 18 prototypes différents, représentant plus de 1,4 million de kilomètres de conduite électrique.

GM a l’intention de lancer la production commerciale de cellules LMR prismatiques aux États-Unis en 2028.

Bien entendu, General Motors n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à ce nouveau type de batterie. En effet, Ford a également l’intention de les commercialiser avant la fin de la décennie.

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