BYD, Chery et Geely avancent leurs plans d’entrée sur le marché canadien dès la fin de 2026

BYD Dolphin | Photo: BYD

Jusqu’à 20 marques chinoises pourraient éventuellement tester le marché automobile canadien

  • BYD, Chery et Geely travaillent à des ventes de véhicules au Canada dès la fin de 2026.

  • Le Canada permet l’importation de 49 000 véhicules électriques construits en Chine dans le cadre d’un nouvel accord commercial et d’un système de quotas.

  • Des analystes estiment que jusqu’à 20 constructeurs automobiles chinois pourraient éventuellement chercher à entrer sur le marché canadien.


Trois constructeurs automobiles chinois sont bien engagés pour entrer sur le marché automobile canadien dès la fin de 2026. Des discussions ont lieu cette semaine entre les parties intéressées, notamment entre des fabricants chinois et des groupes de concessionnaires canadiens.

Des décisions allant de la manière de distribuer les véhicules entrants aux questions de sécurité et d’homologation sont en cours, alors que des constructeurs comme BYD, Chery et Geely prennent des décisions à cet égard. En plus de la certification réglementaire, la planification du réseau de vente au détail et les détails concernant les partenariats financiers nécessaires pour commencer à vendre des véhicules au Canada sont en train d’être finalisés. Jason Zhao, directeur du développement des marchés asiatiques chez DSMA, a indiqué que les entreprises s’attendent à terminer les préparatifs à temps pour les premières expéditions de véhicules d’ici la fin de l’année.

24 500 permis disponibles pour des VE Chinois lors de l’allocation initiale à compter du 1er mars

Ces préparatifs font suite à une réinitialisation des relations commerciales entre le Canada et la Chine annoncée en janvier. Dans le cadre de cet accord, le Canada autorisera l’importation de 49 000 véhicules électriques produits en Chine au tarif de la nation la plus favorisée.

Affaires mondiales Canada a ouvert le processus de délivrance des permis pour le quota de véhicules électriques le 1er mars, en attribuant la moitié des importations disponibles pour 2026. Les permis au cours des six premiers mois sont distribués selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Malgré ce changement de politique, aucun des trois constructeurs n’est en mesure de commencer les expéditions immédiatement. La certification des véhicules pour le marché canadien n’est pas encore terminée, et l’homologation peut prendre un temps considérable selon l’ampleur des essais réglementaires requis.

Zeekr X | Photo: Zeekr

Le consultant de l’industrie Stephen Beatty, ancien dirigeant de Toyota Canada, a indiqué que l’échéancier varie largement. Les fabricants qui commencent sans véhicules déjà certifiés pourraient avoir besoin d’un an ou plus pour satisfaire aux normes canadiennes de sécurité et d’émissions.

Les entreprises dont les modèles sont déjà approuvés pour le marché pourraient et vont probablement avancer plus rapidement. Tesla, ainsi que Volvo et Polestar contrôlés par Geely, sont généralement considérés dans l’industrie comme ayant un avantage dans le cadre du système de quotas, puisque leurs véhicules sont déjà conformes à la réglementation canadienne.

BYD avait auparavant exploré un lancement canadien en 2024, mais a interrompu ses préparatifs après que le Canada a imposé des tarifs sur les véhicules électriques chinois cette année-là. À la suite de l’accord commercial de janvier, un dirigeant de BYD a décrit cette évolution comme un signal positif ayant déclenché des discussions internes sur la relance des plans d’expansion au Canada.

Des dépôts de marques de commerce suggèrent également que des marques chinoises se positionnent en vue d’une entrée sur le marché. Chery a déposé une demande d’enregistrement de plusieurs marques au Canada l’an dernier, dont Exeed, iCar, Jaecoo, Lepas, Luxeed et Omoda. Geely a enregistré sa marque électrique haut de gamme Zeekr au Canada en 2025, possiblement pour être vendue aux côtés de ses opérations existantes de Volvo et Polestar.

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Au fur et à mesure que la certification progresse, les entreprises négocient les ententes de distribution au détail et les partenariats de services financiers nécessaires à la vente de véhicules et au soutien après-vente. Selon Zhao, BYD devrait principalement rechercher des partenariats avec de grands groupes de concessionnaires, tandis que Chery et Geely semblent plus ouverts à travailler avec des détaillants de différentes tailles.

L’intérêt parmi les concessionnaires canadiens est partagé. Environ la moitié des grands groupes de concessionnaires poursuivent activement des ententes, tandis que d’autres adoptent une approche prudente. Les groupes de concessionnaires de petite et moyenne taille ont manifesté un vif intérêt, voyant dans les marques chinoises une occasion d’ajouter des véhicules électrifiés à leur portefeuille.

Les analystes s’attendent à ce que d’autres constructeurs automobiles chinois examinent le marché canadien. Great Wall Motor et SAIC Motor, possiblement par l’entremise de sa marque MG, sont fréquemment mentionnés comme des fabricants établis évaluant une expansion. Une autre possibilité est Leapmotor, qui se retrouve sous l’égide de Stellantis. De nouvelles entreprises de véhicules électriques telles que XPeng Motors et Nio accroissent également leur présence internationale.

Les observateurs de l’industrie estiment qu’entre 15 et 20 constructeurs automobiles chinois pourraient éventuellement tenter d’entrer au Canada, même si tous ne devraient pas maintenir une présence durable. Pour de nombreuses entreprises, le Canada pourrait servir de tremplin pour atteindre les marchés des États-Unis et du Mexique si elles ne sont pas déjà présentes dans ces marchés.

Source: Automotive News

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