Le Subaru Crosstrek 2026 semble taillé sur mesure pour le marché canadien, avec un prix dans la mire des consommateurs et d’excellentes habiletés en hiver. Toutefois, il comporte quelques défauts.
Les multisegments sous-compacts sont très populaires au pays en ce moment, alors que les acheteurs se tournent vers eux pour remplacer leurs modèles compacts tout en tentant de respecter leur budget. Ce segment comprend le Subaru Crosstrek 2026, deuxième au palmarès des ventes jusqu’à maintenant cette année.
La concurrence comprend notamment les Buick Encore GX et Buick Envista, les Chevrolet Trailblazer et Chevrolet Trax, le Honda HR-V, les Hyundai Kona et Hyundai Venue, les Kia Niro et Kia Seltos, le Mazda CX-30, le Mitsubishi RVR, le Nissan Kicks, le Toyota Corolla Cross et le Volkswagen Taos. On peut aussi considérer les multisegments sous-compacts 100 % électriques, comme le Chevrolet Bolt, le Nissan LEAF, le Subaru Uncharted et le Toyota C-HR.
Il est aussi le véhicule le plus vendu chez Subaru, et de loin, alors son succès est très important pour le constructeur japonais. Ce dernier doit jongler avec les frais douaniers sur quelques modèles assemblés aux États-Unis. Vous ne voyez plus le Subaru Ascent dans sa gamme? Il est toujours construit en Indiana, mais n’est plus offert au Canada. Idem pour les variantes Wilderness du Crosstrek et du Forester.
Au Canada, le Subaru Crosstrek 2026 est disponible en déclinaisons Commodité, Tourisme, Onyx, Limited et e-Boxer Limited – cette dernière étant la nouveauté cette année.
Les changements pour l’année-modèle 2026 comprennent, entre autres, l’élimination du moteur de 2,0 L équipant les variantes de base, alors que toutes les déclinaisons obtiennent des sacs gonflables latéraux aux places arrière afin de procurer plus de protection. La suite de sécurité EyeSight ajoute l’assistant d’arrêt d’urgence et le freinage précollision a été amélioré sur l’ensemble de la gamme, alors que l’assistant de maintien de voie d’urgence figure de série à partir de la version Tourisme. Le système d’atténuation des distractions DriverFocus est maintenant disponible à partir de la version Tourisme au lieu d’être réservé à la version Limited. La radio satellite SiriusXM avec 360 L n’est plus offerte dans le Crosstrek Commodité, alors que les Limited et e-Boxer Limited obtiennent un abonnement à ce service pendant trois ans au lieu de trois mois. Enfin, on a procédé à quelques changements de couleurs de carrosserie.
Les quatre premières déclinaisons sont équipées d’un quatre cylindres à plat de 2,5 litres, développant 180 chevaux et un couple de 178 livres-pied, jumelé à une boîte automatique à variation continue acheminant cette puissance aux quatre roues.
Entre-temps, la e-Boxer Limited dispose d’un quatre cylindres de 2,5 litres similaire, assisté de deux moteurs électriques et d’une batterie de 1,1 kWh. La puissance totale s’élève à 194 chevaux, et le couple, à 199 livres-pied provenant du plus gros moteur électrique. Le rouage intégral symétrique est toujours en vedette malgré l’électrification de la motorisation, et l’on retrouve aussi un mode de conduite EV afin de parcourir de courtes distances à basse vitesse sans consommer d’essence. Pour la petite histoire, c’est la troisième fois que le Crosstrek obtient un système hybride. Le premier a été offert lors des millésimes 2014 à 2016, alors que le deuxième, hybride rechargeable, était disponible de 2020 à 2023.
À l’instar des autres produits de la marque, sauf la Subaru BRZ, le Crosstrek profite d’un rouage intégral à prise constante. La concurrence se fie à des systèmes réactifs, concentrés aux roues avant en situation de conduite normale, et qui peuvent réassigner une partie de la puissance aux roues arrière lors d’une perte d’adhérence. Tout ceci s’effectue en millisecondes, bien sûr, mais la mécanique de Subaru apporte une assurance supplémentaire sur les chaussées glissantes en hiver. C’est aussi l’un des rares multisegments sous-compacts pouvant remorquer une charge, soit 680 kilogrammes ou 1 500 livres dans ce cas-ci.
On aime la conduite du Crosstrek, profitant d’une servodirection bien dosée, une bonne réactivité de l’accélérateur et un comportement routier sain. La puissance est plus que suffisante pour rendre la conduite agréable, bien que le Mazda CX-30 turbocompressé soit drôlement plus performant, et le Volkswagen Taos soit plus amusant à piloter. De plus, la suspension est un peu ferme. Sans être un gros défaut, certains rivaux sont plus confortables sur la route. Tant qu’à se plaindre, le système arrêt-redémarrage automatique dans les variantes non hybrides manque de raffinement.
Sur une note plus positive, voici les cotes de consommation du Subaru Crosstrek 2026 :
| Moteur | Ville/route/mixte (L/100 km) |
| F4 2,5 L | 9,0 / 7,1 / 8,1 |
| F4 2,5 L hybride | 6,5 / 6,5 / 6,5 |
Le Crosstrek s’avère l’un des multisegments sous-compacts les moins énergivores avec sa cote mixte ville/route de 8,1 L/100 km, ou 6,5 L/100 km dans le cas de la version hybride. Parmi les modèles non hybrides, seuls les Nissan Kicks et Toyota Corolla Cross font mieux avec une cote mixte de 7,8 L/100 km. Le Corolla Cross hybride affiche une cote de 5,6 L/100 km, tandis que le Niro hybride consomme 4,4 L/100 km.
La nouvelle motorisation hybride ajoute quelques chevaux dans l’étable, mais on ne peut pas dire qu’elle rend le Crosstrek plus enivrant à conduire. Évidemment, l’objectif principal ici, c’est de réduire la facture d’essence et, à ce chapitre, elle peine à se démarquer également. Lors de notre essai hivernal, nous avons obtenu une moyenne de 7,9 L/100 km. L’écart de consommation entre le moteur de base et le moteur hybride n’est pas très grand, et la version e-Boxer Limited coûte 2 500 $ de plus que la version Limited non hybride.
Typiquement Subaru, la planche de bord du Crosstrek est conviviale, les sièges sont confortables, et la visibilité vers le monde extérieur n’est pas trop obstruée. Le système multimédia à facile à apprivoiser, avec de grosses zones de boutons et un grand écran dans la plupart des déclinaisons. On note toutefois quelques petits défauts. Le bouton du mode de conduite EV se trouve maladroitement placé à gauche du volant, alors qu’il serait préférable d’être situé sur la console centrale, ou du moins, sur la planche centrale. La plupart des commandes de climatisation sont tactiles, écrasées au bas de l’écran. Ce n’est pas un problème majeur, mais elles sont parfois difficiles à taper du doigt en conduisant.
Par ailleurs, le dégagement pour les jambes à l’arrière n’est pas très généreux. La ligne de toit est relativement basse et les passagers arrière doivent se pencher la tête en montant à bord. De plus, les dossiers de leurs sièges ne sont pas réglables en inclinaison. Autrement dit, ce n’est pas un véhicule très familial, même pour un modèle sous-compact.
L’équipement de série à bord du Crosstrek Commodité inclut les roues en alliage de 17 pouces, les phares à DEL avec feux de route automatiques, les longerons de toit, le dégivrage des essuie-glaces, les rétroviseurs chauffants, le climatiseur automatique à deux zones, le garnissage des sièges en tissu, le siège du conducteur à hauteur réglable, les sièges avant chauffants, la chaîne audio à quatre haut-parleurs, le système multimédia à deux écrans tactiles de 7,0 pouces et Apple CarPlay/Android Auto. La suite EyeSight comprend le régulateur de vitesse adaptatif, la prévention de sortie de voie et le freinage d’urgence.
La version Tourisme ajoute les antibrouillards à DEL, le tissu des sièges de qualité supérieure, l’appuie-bras rabattable aux places arrière, le volant chauffant et gainé de cuir, la chaîne à six haut-parleurs, l’écran tactile de 11,6 pouces, la projection de téléphones sans fil, les services connectés MySubaru avec un abonnement de trois ans, plus de ports USB ainsi que la surveillance des angles morts et l’alerte de trafic transversal arrière. La version Onyx obtient des roues de 18 pouces, un toit ouvrant, un cache-bagages, un siège du conducteur à 10 réglages électriques, la recharge de téléphones par induction et le freinage d’urgence en marche arrière.
En grimpant dans la gamme, le Crosstrek Limited bénéficie également d’une sellerie en cuir, d’un système de navigation, du service Subaru LiveTraffic avec abonnement d’un an et d’une chaîne audio Harman/Kardon à dix haut-parleurs. Le e-Boxer Limited reçoit une instrumentation numérique de 12,3 pouces, un système de caméras à vue périphérique ainsi qu’une borne de gonflage d’urgence au lieu d’un pneu de secours.
Au Canada, le Subaru Crosstrek 2026 se détaille entre 33 385 $ et 43 395 $. Cela comprend les frais de transport et de préparation de 2 295 $, la taxe du climatiseur de 100 $ et les frais de concessionnaire de 395 $.
Au final, le Crosstrek s’avère l’un des produits les plus intéressants dans son segment, grâce à son rouage intégral efficace, son apparence robuste, et sa conduite somme toute agréable, le tout à prix concurrentiel. Côté écolo, c’est aussi l’un des moins énergivores du groupe, surtout avec la nouvelle motorisation hybride.
Cependant, cette dernière n’est disponible que sur la déclinaison la plus chère, et elle n’est vraiment plus économique sur l’autoroute que le moteur de base. Enfin, c’est un bon petit utilitaire pour l’hiver et pour sortir des sentiers battus, mais si transporter la famille en tout confort représente le critère d’achat principal, on retrouve de meilleurs choix dans la catégorie des sous-compacts.
| Caractéristiques | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Subaru Crosstrek 2026 | Honda HR-V 2026 | Hyundai Kona 2026 | Mazda CX-30 2026 | Nissan Kicks 2026 | Toyota Corolla Cross 2026 | |
| Prix tout frais inclus | 33 385 $ à 43 395 $ | 33 599 $ à 42 549 $ | 29 698 $ à 43 048 $ | 32 390 $ à 44 740 $ | 29 969 $ à 38 964 $ | 31 759 $ à 42 804 $ |
| Moteurs | - F4 2,5 L - F4 2,5 L hybride | - L4 2,0 L | - L4 2,0 L - L4 turbo 1,6 L | - L4 2,5 L - L4 turbo 2,5 L | - L4 2,0 L | - L4 2,0 L - L4 2,0 L hybride |
| Puissance (ch) | 180 à 194 | 158 | 147 à 190 | 186 à 250 | 141 | 169 à 196 |
| Couple (lb-pi) | 178 à 199 | 138 | 132 à 195 | 186 à 320 | 140 | 151 à 152 |
| Cote mixte ville/route (L/100 km) | 6,5 à 8,1 | 8,3 à 8,7 | 7,5 à 9,0 | 8,7 à 9,3 | 7,4 à 7,8 | 5,6 à 7,8 |
| Empattement (mm) | 2 670 | 2 655 | 2 660 | 2 652 | 2 656 à 2 665 | 2 639 |
| Longueur (mm) | 4 480 | 4 568 | 4 350 à 4 385 | 4 395 | 4 365 | 4 474 à 4 489 |
| Largeur (mm) | 1 800 | 1 840 | 1 825 | 1 796 | 1 800 | 1 824 |
| Hauteur (mm) | 1 600 | 1 620 | 1 580 à 1 615 | 1 580 | 1 625 à 1 630 | 1 649 |
| Dégagement pour la tête avant/arrière (mm) | 984 à 1 010 / 965 | 976 à 1 002 / 964 à 965 | 974 à 1 013 / 972 | 960 à 968 / 973 | 989 à 1 008 / 978 | 980 à 1 003 / 991 à 993 |
| Dégagement pour les jambes avant/arrière (mm) | 1 089 / 926 | 1 064 / 958 | 1 059 / 970 | 1 059 / 922 | 1 083 / 876 | 1 090 / 813 |
| Volume de chargement min/max (L) | 527 à 564 / 1 433 à 1 549 | 691 / 1 559 | 723 / 1 803 | 572 / 1 280 | 677 à 850 / 1 419 à 1 670 | 609 à 680 / 1 750 |
| Capacité de remorquage maximale (kg) | 680 | 0 | 0 | 0 | 0 | 680 |


















