
VW reporte les surtaxes douanières jusqu’à la fin mai tandis que Ford pourrait ajuster ses prix.
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Volkswagen maintient ses prix actuels aux États-Unis malgré un tarif d’importation de 25 %.
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Ford pourrait augmenter le prix des véhicules produits à partir de mai en l’absence d’allègement tarifaire.
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Les constructeurs automobiles adaptent leurs stratégies pour absorber la hausse des coûts d’importation et maintenir la stabilité du marché.
Le groupe Volkswagen of America a confirmé qu’il conservera ses prix actuels sur les véhicules neufs jusqu’à la fin mai, et ce, malgré l’imposition par le gouvernement américain d’un tarif de 25 % sur les importations automobiles. À l’opposé, Ford a indiqué à ses concessionnaires qu’il pourrait hausser les prix des véhicules construits à partir de mai si les tarifs demeurent inchangés.
Ces tarifs ont été annoncés le 3 avril par le gouvernement américain et touchent les importations de voitures et de camions légers. Le 14 avril, le président Donald Trump a déclaré que des exemptions pourraient être envisagées pour laisser le temps aux constructeurs d’ajuster leur production. Le gouvernement canadien, de son côté, a déjà annoncé des exemptions ciblées.
Les constructeurs réagissent différemment à ces nouvelles mesures. Volkswagen avait d’abord informé ses concessionnaires qu’un « frais d’importation ajouté » pourrait s’appliquer sur certains modèles, mais a confirmé le 16 avril que cette surtaxe ne sera pas mise en place pour le moment. Le PDG Kjell Gruner a affirmé que l’entreprise surveille de près l’évolution de la politique tarifaire et souhaite offrir de la stabilité aux clients et aux concessionnaires en maintenant les prix jusqu’à la fin mai.
Gruner a toutefois précisé que Volkswagen ne peut absorber la totalité des coûts liés aux tarifs : « Le montant par véhicule est tout simplement trop élevé. Nous ne pouvons pas continuer à l’absorber. » Parmi les modèles importés figurent les Jetta, Taos et Tiguan produits au Mexique, ainsi que les ID Buzz, Golf GTI et Golf R, assemblés en Allemagne. Les véhicules fabriqués au Mexique sont conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Volkswagen poursuit ses livraisons vers les États-Unis et n’exclut pas la possibilité d’investissements manufacturiers en Amérique du Nord à l’avenir.
De son côté, Andrew Frick, président de Ford, a indiqué dans une note aux concessionnaires le 16 avril que les prix des stocks actuels demeureront inchangés, mais que des ajustements tarifaires sont à prévoir pour les véhicules produits en mai si les tarifs actuels sont maintenus. Ces véhicules arriveront chez les concessionnaires vers la fin juin.
« Nous sommes entièrement engagés à maintenir notre programme « From America, For America » jusqu’au 2 juin », a déclaré un porte-parole de Ford. « Aucun changement n’est prévu pour le prix de notre inventaire existant. »
Ford importe notamment les Mustang Mach-E, Bronco Sport et Maverick du Mexique, alors que le Lincoln Nautilus provient de Chine. La présidente de Lincoln, Dianne Craig, a affirmé que les ventes du Nautilus se poursuivent, mais que des hausses de prix sont à prévoir si les tarifs restent en place.
D’autres constructeurs adoptent des stratégies différentes. Mitsubishi a suspendu temporairement l’acheminement de ses véhicules vers les concessionnaires américains, conservant les unités au port avant que les tarifs ne soient imposés. Volvo, pour sa part, prévoit cesser les ventes de sa berline S90 assemblée en Chine aux États-Unis.


