
La municipalité affirme vouloir préserver des options de développement à long terme tandis que Sanair assure que ses activités se poursuivent et prépare sa défense du dossier.
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Saint-Pie impose une réserve foncière touchant le site du Circuit Sanair.
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Sanair demeure propriétaire et poursuit toutes ses activités.
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Le milieu du sport automobile se mobilise pour préserver le complexe qui existe depuis plus de 50 ans.
La Ville de Saint-Pie a adopté, lors de la séance du conseil municipal du 4 août 2026, une résolution imposant une réserve foncière sur plusieurs lots stratégiques de son territoire, dont ceux où est implanté le Circuit Sanair. Selon la municipalité, cette mesure vise à préserver des options d’aménagement afin de répondre aux besoins futurs de la communauté, notamment en évaluant la possibilité d’y construire une école secondaire.
À savoir, une réserve foncière est un outil juridique qui permet à une municipalité, dans ce cas-ci, de geler temporairement le développement d’un terrain afin de se laisser le temps d’évaluer un projet d’intérêt public. Autrement dit, Sanair ne peut pas, temporairement du moins, procéder à des travaux ou des changements sur son site.
La Ville précise que l’imposition d’une réserve foncière ne constitue pas une expropriation. Les propriétaires conservent leurs droits sur les terrains pendant que la municipalité poursuit ses analyses et évalue différents scénarios de développement. Des négociations avec le propriétaire pourraient être engagées au cours des prochains mois. La mise en place de la réserve gagne du temps à la municipalité pour procéder aux analyses et évaluations.

Le maire Mario St-Pierre a indiqué que cette démarche s’inscrit dans une vision de planification à long terme afin de s’assurer que les générations futures disposent des infrastructures nécessaires, tout en soulignant que la réserve foncière demeure un outil de planification et non une acquisition immédiate.
Quelques heures après l’annonce municipale, la direction de Sanair a publié un communiqué afin de rassurer les amateurs de sport automobile. L’entreprise affirme que le circuit demeure sa propriété et que toutes les activités se poursuivent normalement. Elle indique toutefois prendre la situation très au sérieux et travailler avec ses conseillers afin d’explorer toutes les avenues permettant de maintenir le complexe en activité pour les années à venir.
Sanair a également lancé un appel à sa clientèle afin que l’ensemble des utilisateurs respecte rigoureusement la réglementation concernant le bruit, la sécurité et les horaires d’exploitation, estimant qu’un dossier exemplaire renforcera sa position dans les discussions à venir.

L’annonce a rapidement suscité une importante réaction dans le milieu du sport automobile québécois. Plusieurs intervenants rappellent que la fermeture de l’Autodrome Saint-Eustache a déjà réduit considérablement le nombre d’installations permanentes disponibles pour les amateurs, les écoles de pilotage et certains programmes de formation policière.
Le pilote et animateur Dany « Babu » Bernier a été l’un des premiers à diffuser l’information sur les réseaux sociaux, devenant rapidement l’un des principaux porte-voix du mouvement de soutien au circuit. De son côté, l’instructeur Carl Nadeau estime que Sanair représente un équipement important pour la sécurité routière, la formation des conducteurs ainsi que l’économie locale grâce aux nombreux événements qu’il accueille chaque année. Il soutient également que la communauté du sport automobile entend se mobiliser afin de défendre l’avenir du complexe.
Fondé par Jacques Guertin au début des années 1970, le complexe Sanair comprend une piste d’accélération, un tri-ovale et un circuit routier. Depuis plus de cinq décennies, il accueille des compétitions, des essais, des formations et diverses activités liées au sport motorisé au Québec.



