
Une demande de brevet Tesla récemment publiée décrit des logiciels et des contrôles de recharge permettant d’associer la batterie principale d’un véhicule à un bloc-batterie auxiliaire.
-
Le brevet de Tesla couvre un logiciel permettant d’intégrer une batterie secondaire au bloc-batterie principal d’un véhicule.
-
Le dépôt décrit une logique d’appariement de la tension avant une recharge à haute vitesse avec des systèmes à double batterie.
-
Les dessins du brevet montrent un bloc-batterie auxiliaire monté sur une remorque et relié par une connexion haute tension.
Tesla a publié une demande de brevet qui explique comment un véhicule électrique pourrait fonctionner avec un second bloc-batterie travaillant de concert avec la batterie de traction principale. Le dépôt, intitulé Electric Vehicle Range Extender Integration et publié sous la référence US2026/0048683, met l’accent sur des stratégies logicielles et de contrôle pour gérer un bloc-batterie auxiliaire plutôt que d’annoncer un produit de série.
Le principal enjeu est la coordination électrique. Dans la configuration décrite, la batterie principale fonctionne à 800 volts, tandis que le bloc-batterie auxiliaire fonctionne à 400 volts. Le brevet explique comment le véhicule peut gérer le flux d’énergie, le comportement de recharge et les conditions thermiques sans créer de conflits de tension ni d’utilisation inefficace de l’énergie.
Pour la conduite normale, Tesla décrit une approche d’équilibrage de l’état énergétique. Dans ce mode, le véhicule surveille les deux blocs-batteries et ajuste la demande de manière à maintenir un niveau d’énergie relatif équilibré entre eux. La demande précise aussi que le système peut temporairement s’éloigner de cet équilibre lors d’événements exigeants, comme une accélération rapide ou le remorquage, puis rétablir l’équilibre par la suite.

La séquence de recharge constitue une autre partie du dépôt, un peu plus complexe. Lorsqu’un conducteur programme un trajet vers une borne de recharge rapide, la logique de contrôle peut passer à un mode d’appariement de la tension en circuit ouvert. Ce processus vise à harmoniser les deux blocs-batteries avant la recharge afin qu’ils puissent être connectés de façon sécuritaire. Si les tensions ne sont pas suffisamment harmonisées à l’arrivée, le brevet décrit l’isolement des blocs-batteries et la recharge séparée de la batterie à plus faible tension jusqu’à ce que les conditions permettent une recharge en parallèle.
C’est important, et intéressant, parce que le brevet ne se limite pas à une batterie installée dans la caisse de la camionnette. La demande comprend des exemples montrant le bloc-batterie auxiliaire monté dans une remorque tirée par le véhicule et relié par une interface haute tension dédiée. En termes pratiques, cette architecture vise l’un des cas d’utilisation les plus difficiles pour les camionnettes électriques à batterie : le remorquage, où les pertes d’autonomie peuvent être sévères.
Cette idée soulève de nombreuses questions. La première concerne le poids de la batterie supplémentaire installée dans la caisse et son impact sur l’efficacité par rapport aux gains d’autonomie. La même réflexion s’applique à la remorque. Dans ce cas, l’équipement sur lequel la batterie est installée peut encore demeurer utile pour transporter de gros objets. On ne peut pas en dire autant de la caisse, qui sera lourdement pénalisée.
Tesla rappelle 66 000 Cybertruck en raison d’un éclairage trop puissant
Le dépôt mentionne aussi un connecteur MC4 pour une alimentation solaire vers le bloc-batterie auxiliaire. Cela ne confirme pas l’arrivée d’un produit commercial sous forme de remorque, mais cela montre que Tesla continue d’investir des efforts d’ingénierie dans le soutien à des batteries amovibles ou externes, même après l’annulation du prolongateur d’autonomie du Cybertruck. Pour le marché, le brevet est surtout notable comme signal que Tesla continue d’étudier le stockage d’énergie modulaire pour les camions et, potentiellement, pour des applications lourdes.
Source: USPTO

















