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Les tarifs canadiens s’appliquent seulement sur les véhicules entièrement assemblés.
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Le contenu américain taxé oscille aux alentours de 85 % de chaque véhicule.
Voilà, c’est fait : les contre-tarifs imposés sur les véhicules américains exportés vers le Canada sont officiellement entrés en vigueur à 0h01 le 9 avril. Ces nouveaux tarifs douaniers, qui peuvent atteindre 25 %, concernent les véhicules entièrement assemblés aux États-Unis, une tactique visant à faire timber les tarifs imposés par l’administration Trump il y a une semaine déjà.
Rappelons que le gouvernement américain a lancé sa politique de tarifs douaniers dans ce qu’il appelle la journée de la libération des États-Unis. Ces tarifs ciblés – les pourcentages varient selon les nations et leurs relations spécifiques avec le marché américain – impliquent notamment les véhicules entièrement assemblés au Canada, et ce, même si le marché canadien a évité plusieurs tarifs douaniers imposés au reste de la planète.
Afin de respecter les termes de l’ACEUM (Accord Canada-États-Unis-Mexique), les tarifs de 25 % sont seulement appliqués aux véhicules assemblés aux États-Unis qui ne sont pas conformes à l’accord de libre-échange nord-américain. Pour les autres véhicules qui représentent la majorité des exportations américaines vers le Canada, les tarifs de 25 % seront uniquement appliqués sur les composantes du véhicule qui ne proviennent pas du Mexique ou du Canada.
Selon ce qu’a découvert Automotive News, le contenu américain (en matière de pièces) de chaque véhicule est de l’ordre de 85 %. Et c’est sur ce montant que le Canada a l’intention de taxer les véhicules qui traverseront la frontière.
Précisons également que les tarifs imposés par Ottawa se concentrent uniquement que les véhicules entièrement assemblés, contrairement à ce qu’a annoncé Washington qui vise aussi les pièces automobile qui traversent la frontière vers une usine d’assemblage canadienne.
Le Canada est le plus grand marché d’exportation de l’industrie automobile américaine, tandis que les États-Unis sont la source principale canadienne pour l’approvisionnement en véhicules neufs. Comme l’a déclaré le premier ministre canadien désigné, Mark Carney, toutes les recettes issues de ces contre-tarifs serviront à soutenir les travailleurs du secteur automobile, ainsi que les entreprises touchées par les mesures tarifaires américaines.


