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Le constructeur a vendu environ 20 000 véhicules au Canada l’an dernier, contre environ 55 000 en 2024.
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Cela a permis à General Motors de décrocher la couronne des ventes de VÉ au pays.
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Un désintérêt pour les VÉ, la guerre commerciale canado-américaine et des motifs politiques ont tous contribué à ce marasme.
Dans un contexte de ralentissement des ventes de véhicules électriques au Canada, Tesla a été particulièrement touchée, ses ventes chutant de plus de 60 % en 2025 par rapport à 2024.
En effet, les estimations de DesRosier Automotive Consultants et du Automotive News Research and Data Center suggèrent une réduction des ventes canadiennes de la marque d’environ 63,5 % d’une année à l’autre.
Bien que Tesla ne publie pas ses chiffres de vente par pays, ces estimations montrent que l’entreprise a vendu environ 20 000 véhicules au Canada en 2025, en baisse par rapport à près de 55 000 l’année précédente.
Cela s’explique en partie par le retrait de l’incitatif fédéral de 5 000 $ et la forte réduction de l’incitatif provincial du Québec en janvier 2025, ce qui a contribué à une baisse significative des ventes de tous les véhicules électriques au pays.

En fait, Statistique Canada indique que les ventes de VÉ ont chuté de 43 % au cours des trois premiers trimestres de l’année, la dernière période pour laquelle des données sont disponibles.
Évidemment, d’autres facteurs ont eu un impact suffisant sur les ventes de Tesla pour expliquer pourquoi son déclin a été beaucoup plus important que la moyenne de l’industrie.
C’est d’autant plus évident si l’on considère que d’autres constructeurs exclusivement électriques ont vu leurs ventes augmenter au cours de la même période, notamment Rivian, Lucid Motors, Polestar et VinFast.
L’un de ces facteurs est la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, qui a vu Ottawa imposer des contre-tarifs de 25 % sur les véhicules fabriqués aux États-Unis qui ne respectent pas l’ACEUM, en réaction aux tarifs globaux de l’administration Trump.
Comme la plupart des véhicules Tesla vendus au Canada jusqu’au milieu de l’année dernière étaient fabriqués aux États-Unis, y compris le modèle le plus populaire de la marque, le multisegment compact Model Y, cette mesure a eu un impact important sur les prix.

En effet, Tesla a refilé les coûts tarifaires à ses acheteurs canadiens, c’est pourquoi le prix du Model Y Premium d’entrée de gamme est soudainement passé de 64 990 $ à 84 990 $.
De plus, l’implication politique du PDG de l’entreprise, Elon Musk, auprès de l’administration Trump a rebuté de nombreux acheteurs potentiels, surtout depuis que le président américain et Musk lui-même ont commencé à menacer la souveraineté du Canada au début de 2025.
En fait, Tesla a dû se retirer du salon de l’auto de Vancouver l’an dernier en raison de craintes de violence et de vandalisme de la part de manifestants.
Plus tard dans l’année, Tesla a modifié sa chaîne d’approvisionnement afin de construire les Model Y vendus au Canada en Allemagne, contournant ainsi les contre-tarifs d’Ottawa.
Combiné à l’ajout d’une nouvelle version Standard dépouillée qui ramène le prix de départ du Model Y a 49 990 $, cela devrait aider à améliorer les ventes de Tesla au Canada, mais il est trop tôt pour dire quel effet cela aura.
Le Tesla Model Y 2026 commence maintenant sous la barre des 50 000 $ au Canada
Entre-temps, General Motors a pris la première place des ventes de véhicules électriques au pays, grâce à sa large gamme de VÉ qui s’étend du Chevrolet Equinox EV grand public au luxueux Cadillac Escalade IQ et au robuste GMC Hummer EV.
GM a déclaré avoir vendu 24 502 véhicules électriques au Canada en 2025, ce qui représente une baisse de 22,1 % par rapport à son chiffre de 2024 de 31 460 unités, qui avait été augmenté par une ruée au cours du dernier mois d’acheteurs voulant profiter des incitatifs provinciaux et fédéraux plus élevés.
Néanmoins, cette réduction est environ la moitié de celle de l’ensemble de l’industrie, et 40 % moins drastique que celle de Tesla.
Source : Automotive News Canada


