Les canadiens ne sont pas aussi enclin à choisir une voiture électrique que les américains

véhicules électriques Norvège
Des véhicules électriques à Olso en Norvège
  • L’étude montre que seulement 47% des canadiens sont «très susceptibles» ou «plutôt susceptibles» de considérer un véhicule électrique

  • Cette proportion est de 59% aux États-Unis

  • Cette proportion varie selon les provinces

Une étude récente de J.D. Power menée en avril et mai de cette année a demandé à 3 701 Canadiens dans quelle mesure ils étaient susceptibles d’envisager une voiture électrique pour leur prochain achat de véhicule et les résultats montrent une différence marquée avec les États-Unis.

Selon les chercheurs, 53 % des Canadiens sont soit  » très peu susceptibles  » soit  » assez peu susceptibles  » d’envisager un VÉ, alors que cette proportion est de 41 % aux États-Unis.

Cette différence est due à de nombreux facteurs, dont les principaux sont l’anxiété liée à l’autonomie et le prix d’achat des véhicules électriques, qui reste plus élevé que celui des véhicules à essence comparables.

65% des personnes interrogées qui sont les moins susceptibles d’envisager un VÉ ont déclaré que l’autonomie limitée entre les charges est un inconvénient majeur des véhicules électriques et 44% d’entre elles ont précisé que l’autonomie par temps froid est également préoccupante.

Puisque de grandes parties des États-Unis ont un climat plus chaud que le Canada, seulement 44 % des Américains peu susceptibles d’envisager un VÉ ont mentionné l’anxiété liée à l’autonomie comme l’une des raisons pour lesquelles ils ne les considèrent pas.

En outre, plus de 6 Canadiens sur 10 qui sont  » très peu susceptibles  » ou  » assez peu susceptibles  » d’acheter un VÉ ont mentionné le prix comme facteur décisif. Fait intéressant, cette proportion est également de 44 % chez les Américains qui ont choisi les deux mêmes réponses.

Évidemment, dans un pays aussi vaste que le Canada, la population n’est pas homogène et des tendances différentes peuvent être observées entre des régions éloignées.

Par exemple, l’étude montre que la Colombie-Britannique est la province où le plus d’acheteurs sont  » très susceptibles  » ou  » assez susceptibles  » d’envisager un VÉ, à 59 %, tandis que les provinces de l’Atlantique sont celles où l’intérêt est le plus faible, avec seulement 35 % des acheteurs de voitures choisissant ces deux réponses.

Sans surprise, les provinces qui offrent des incitatifs aux acheteurs de VÉ ont le plus de résidents susceptibles d’envisager une voiture électrique, ce qui explique pourquoi le Québec suit la Colombie-Britannique avec 50 %. L’Ontario n’est pas loin derrière, avec 47 %, et les Prairies complètent le lot avec 38 %.

L’étude montre également qu’un bon moyen d’inciter davantage de personnes à envisager l’achat d’un véhicule électrique est de leur faire mieux connaître ce type de voiture. En effet, 42 % des personnes qui ont déjà conduit un VÉ sont susceptibles d’en acheter un, alors que seulement 15 % de celles qui n’ont jamais été passagères d’un VÉ sont intéressées.

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