L’enquête de la NHTSA sur le système Autopilot de Tesla est maintenant étendue à 830 000 véhicules

Tesla Model 3 | Photo: Tesla
  • Le gouvernement américain enquête sur plusieurs accidents impliquant des véhicules Tesla équipé du système Autopilot

  • Plus de 830 000 véhicules font maintenant partie de l’investigation

  • Cela pourrait être une étape qui mène à un rappel

En août dernier, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a lancé une enquête sur le système d’assistance au conducteur Autopilot de Tesla à la suite d’un certain nombre d’accidents impliquant des véhicules garés sur l’accotement.

Cette enquête initiale visait à évaluer les capacités du système Autopilot dans 765 000 véhicules, mais l’agence a maintenant annoncé qu’elle procéderait à une analyse technique du système dans 830 000 véhicules.

Il s’agit d’une étape nécessaire avant que la NHTSA puisse ordonner un rappel de sécurité, qui pourrait être le résultat de cette enquête.

Cette enquête a été motivée par 12 collisions en particulier qui ont vu des véhicules Tesla s’écraser à l’arrière de véhicules de secours arrêtés sur l’accotement de l’autoroute sur laquelle la voiture circulait sous le contrôle d’Autopilot. Depuis, la NHTSA indique que 6 accidents similaires ont été ajoutés à sa liste.

Le problème vient apparemment du système de surveillance du conducteur, qui ne fait pas assez pour s’assurer que les conducteurs sont attentifs à la route à tout moment lorsque le système est actif, plutôt qu’un problème avec les capacités du système lui-même.

Cette conclusion a été tirée de l’analyse des données relatives aux accidents, qui a révélé que le système d’alerte de collision avant a été activé dans la plupart des cas et que le véhicule avait freiné de lui-même dans environ la moitié des accidents.

L’analyse montre également que ces avertissements ne sont intervenus qu’une seconde avant l’impact, alors que les vidéos des accidents où elles sont disponibles montrent que les véhicules sur l’accotement étaient visibles par le conducteur jusqu’à 8 secondes avant l’impact.

Cela signifie que la personne derrière le volant n’était pas suffisamment attentive à la route, ce qui est crucial pour corriger les erreurs commises par le système Autopilot, qui n’est qu’un système d’aide à la conduite de niveau 2, malgré ce que son nom peut suggérer.

Si un rappel est ordonné, cela obligera très probablement Tesla à repenser son système de surveillance du conducteur afin de s’assurer qu’Autopilot n’est activé que lorsque les conducteurs surveillent de près les conditions de conduite. Actuellement, il suffit de mettre un poids sur le volant pour que le système continue à fonctionner indéfiniment, un mécanisme qui peut facilement être trompé.

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