La Californie suit l’Europe en bannissant la vente de véhicules à essence en 2025

Une autoroute Californienne (Photo by Josh Edelson / AFP) (Photo by JOSH EDELSON/AFP via Getty Images)
  • Des étapes intermédiaires requièrent que 35% des ventes soient des VÉ d’ici 2026, par rapport à 12% actuellement

  • La Californie est le plus grand marché automobile du Pays et plusieurs États suivront son exemple

  • Au niveau fédéral, la consommation d’essence moyenne de la gamme de chaque constructeur devra être de 55 mpg en 2026.

L’État de Californie va bientôt promulguer une loi qui interdira la vente de nouveaux véhicules à moteur à essence sur son territoire à partir de 2035.

C’est la première fois qu’un État américain impose un arrêt des ventes de véhicules à moteur à combustion et cela fait suite aux récentes lois adoptées par l’Union européenne qui prévoient également une interdiction en 2035.

La Californie a pu fixer ses propres normes de protection de l’environnement indépendamment du reste des États-Unis depuis les années 1970, sauf pendant quelques années après que l’administration Trump a révoqué le privilège de l’État.

Ce point est important car la Californie est le plus grand marché automobile des États-Unis et de nombreux États ont choisi de suivre son exemple pour fixer leurs objectifs de protection de l’environnement.

Si ces États choisissent d’interdire également les véhicules à combustion, cela pourrait signifier que jusqu’à un tiers de l’ensemble du marché automobile américain serait réservé aux véhicules électriques.

Afin de rendre la transition plus douce, le mandat exige que 35 % des nouveaux véhicules vendus dans l’État soient exempts d’émissions d’ici à 2026 et 68 % d’ici à 2030, contre seulement 12 % à l’heure actuelle.

Au niveau fédéral, le gouvernement a revu à la hausse ses objectifs en matière d’efficacité énergétique, qui prévoient désormais que l’économie moyenne de carburant de la flotte de chaque constructeur devra être de 55 miles par gallon (environ 4,3 litres aux 100 kilomètres) d’ici 2026, ce qui représente une augmentation significative par rapport à l’objectif actuel de moins de 40 mpg.

En outre, le président a signé un projet de loi qui vise à rendre électrique la moitié des nouveaux véhicules vendus aux États-Unis d’ici à 2030, au lieu de seulement 6 % du total des véhicules vendus actuellement.

Contrairement au mandat californien, ces objectifs ne sont pas juridiquement contraignants, ce qui signifie que les constructeurs automobiles peuvent continuer à vendre leurs véhicules même s’ils ne les atteignent pas.

Bien entendu, un tel mandat est sujet à l’opposition, tant de la part des constructeurs automobiles que des États dirigés par les républicains, dont 17 poursuivent en justice pour que la dérogation de la Californie soit à nouveau révoquée.

Les constructeurs automobiles affirment que la possibilité de parvenir à une électrification complète de leur gamme d’ici 2035 dépend fortement de facteurs externes qui ne sont pas de leur ressort, tels que la pénurie de composants, l’inflation, l’infrastructure de recharge, les événements mondiaux, la main-d’œuvre et la disponibilité des minéraux.

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