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L’Allemagne, la France et l’Italie ont exprimé des inquiétudes sur l’interdiction.
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Une disposition pour les carburants synthétiques est demandée.
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Le plan actuel demande une réduction de 55% du CO2 d’ici 2030.
L’Union européenne était sur le point de signer son interdiction des nouveaux véhicules à combustion interne en 2035, mais le vote a été retardé en raison des objections de certains pays, notamment l’Allemagne.
En effet, le vote a été reporté par crainte que l’Allemagne ne s’abstienne, ce qu’elle aurait fait automatiquement si son gouvernement de coalition n’était pas d’accord.
Ce désaccord interne est dû à la nature de l’interdiction, qui ne laisse pas de place aux sources d’énergie alternatives aux VÉ, telles que les carburants synthétiques neutres en carbone.
C’est pour cette même raison que la France et l’Italie, les deux autres grands pays producteurs de voitures de l’Union européenne, expriment également leurs inquiétudes quant à cette interdiction.
En interdisant complètement les moteurs à combustion interne, cette législation empêcherait les constructeurs automobiles de développer de nouvelles technologies et les obligerait à mettre tous leurs œufs dans le même panier.
Des entreprises telles que Porsche, Ferrari et Lamborghini ont bâti leur activité sur des voitures émotionnelles qui offrent une expérience différente des véhicules ordinaires, et le fait d’être obligées d’adopter la même technologie de groupe motopropulseur que toutes les autres voitures en circulation les inquiète.
En outre, Porsche, Aramco et la Formule 1 travaillent actuellement sur des carburants synthétiques qui pourraient permettre aux moteurs à combustion de fonctionner sans générer d’émissions de carbone.
Ces carburants pourraient être mieux adaptés aux véhicules spécialisés tels que les voitures de course ou les poids lourds, mais ils devraient tout de même être autorisés à se concrétiser.
Les discussions entre le chancelier Allemand et la présidente de la Commission européenne seraient productives, ce qui pourrait laisser entrevoir une solution.
Si tous les États membres parviennent à un accord, le vote pourrait alors avoir lieu et la législation pourrait être officialisée.
Pour l’heure, cette proposition d’interdiction des ventes de nouveaux véhicules à moteur à combustion vise à réduire les émissions de CO2 générées par les nouvelles voitures particulières de 55 % en 2030 par rapport aux niveaux de 2021, avant d’atteindre zéro cinq ans plus tard.
La même exigence s’applique également aux fourgonnettes, le type de véhicule commercial le plus populaire en Europe, sauf qu’elles devront être deux fois moins polluantes en 2030 qu’en 2021.
Source : Motor Authority


