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Mercedes est le premier manufacturier à accepter la responsabilité légale quand ses systèmes de conduite autonome sont en fonction
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Drive Pilot est le système de conduite autonome de niveau 3 de la marque
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Mercedes veut introduire ce système aux États-Unis d’ici la fin de l’année
L’avènement des véhicules autonomes soulève des questions intéressantes sur le partage de la responsabilité juridique entre le conducteur et le constructeur, mais Mercedes-Benz pourrait avoir la solution.
En effet, le constructeur automobile a tellement confiance en son système autonome de niveau 3 Drive Pilot qu’il acceptera l’entière responsabilité de tout accident qui pourrait être causé par le véhicule lorsque le système est actif.
Ceci est important car les systèmes de niveau 3 n’exigent pas que le conducteur soit attentif à la route à tout moment, ce qui signifie qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils évitent une collision si le véhicule est incapable de le faire par lui-même.
Il est important de noter que la technologie en question, le système Drive Pilot, ne fonctionne que dans des conditions limitées. En effet, elle est destinée à être utilisée lorsqu’on est coincé dans le trafic sur l’autoroute à une vitesse inférieure à 64 km/h.
Cela permet à la personne assise à la place du conducteur de faire ce qu’elle veut, comme lire ou utiliser son téléphone pendant que la voiture continue de rouler.
Le système Drive Pilot de Mercedes devrait être mis à la disposition des acheteurs en Californie et au Nevada dans le courant de l’année. Il deviendra alors le premier système de conduite autonome de niveau 3 à être vendu au public aux États-Unis.
En effet, tous les systèmes actuels, comme le SuperCruise de GM ou le Full Self-Driving de Tesla, sont qualifiés de technologies de niveau 2, car ils nécessitent une supervision constante de la part du conducteur afin d’éviter les accidents en cas d’urgence.
La façon dont Mercedes-Benz a formulé sa déclaration laisse cependant place à quelques questions, puisque le constructeur automobile a déclaré que le conducteur ne serait pas tenu responsable d’un accident « jusqu’à ce que le système se désengage ».
Cette déclaration pourrait signifier que le conducteur serait responsable si le système se désengage directement avant qu’une collision ne se produise. En outre, les conducteurs qui ont passé un certain temps à naviguer sur leur téléphone seraient-ils prêts à reprendre soudainement le contrôle si le système l’exige ?
Étant donné qu’il n’existe actuellement aucune loi fédérale concernant les véhicules autonomes aux États-Unis, la détermination de la responsabilité en cas d’accident impliquant un tel véhicule se situe dans une zone grise qui devra être éclaircie avant que d’autres constructeurs automobiles ne commencent à commercialiser leurs propres systèmes de niveau 3.


