
Les constructeurs s’approvisionnent davantage au Mexique, au Japon et en Corée du Sud pour les véhicules destinés au marché canadien afin de compenser les tarifs douaniers.
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Les véhicules construits aux États-Unis ont représenté 28,4 % des ventes canadiennes au premier semestre de 2026, en baisse de 7 %.
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Le Mexique a atteint 22,2 % des ventes canadiennes alors que les constructeurs ont ajusté leurs sources d’approvisionnement.
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Les ventes de véhicules construits aux États-Unis ont fortement reculé chez les constructeurs ne possédant aucune usine d’assemblage automobile au Canada.
Les véhicules construits aux États-Unis ont représenté un peu plus de 28 % des ventes de véhicules neufs au Canada durant le premier semestre de 2026, alors que les tarifs douaniers ont continué de réorienter les sources d’approvisionnement des constructeurs pour le marché canadien.
Ce résultat marque une baisse de sept points de pourcentage par rapport aux 35,4 % enregistrés durant la même période en 2025, selon les données de JD Power Canada. Les véhicules construits aux États-Unis avaient représenté environ 40 % des ventes canadiennes de 2021 jusqu’au premier trimestre de 2025.
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Ce recul découle des tarifs douaniers américains de 25 % imposés aux véhicules construits au Canada en avril 2025 et des droits de douane de représailles appliqués par la suite par le Canada aux véhicules fabriqués aux États-Unis.
En bref, les constructeurs ont réagi en ajustant leur approvisionnement lorsque d’autres sources de production étaient disponibles. Subaru a essentiellement retiré toute son offre canadienne de la production américaine pour se tourner vers le Japon. Hyundai Canada s’approvisionne davantage au Mexique et en Corée du Sud, tandis que Mazda et Nissan ont réduit la disponibilité au Canada de certains modèles construits aux États-Unis.
Ces changements d’approvisionnement ont aidé le Mexique à faire passer sa part du marché canadien à 22,2 % au cours des six premiers mois de 2026. Celle-ci s’établissait à 18,3 % un an plus tôt et à 13,7 % il y a cinq ans. Le Mexique gagne du terrain.

La part du Japon est passée de 13,7 % à 16,6 %. La production sud-coréenne a représenté 15,6 % des ventes canadiennes, soit un point de pourcentage de plus qu’au premier semestre de 2025. La part de l’Europe est demeurée essentiellement inchangée.
Robert Karwel, directeur des solutions pour constructeurs automobiles chez JD Power Canada, a indiqué que le Mexique pourrait rivaliser avec les États-Unis comme principale source de véhicules du Canada en 2027 si les conditions tarifaires actuelles demeurent en place.
Les véhicules construits au Canada n’ont pas gagné de parts de marché durant cette période. Leur proportion des ventes de véhicules neufs a diminué, passant de 12,6 % un an plus tôt à 11,5 %, les réoutillages d’usines et la baisse de production dans certaines installations figurant parmi les facteurs cités par Karwel.
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L’exposition aux tarifs douaniers variait également considérablement d’un constructeur à l’autre. Ford, GM, Honda, Stellantis et Toyota exploitent des usines d’assemblage au Canada et peuvent bénéficier du cadre canadien de remise des droits de douane lorsque les exigences de production admissibles sont respectées.
Les véhicules construits aux États-Unis ont représenté 45,2 % des ventes canadiennes de ces cinq constructeurs, soit 3,1 points de pourcentage de moins que l’année précédente.
Le changement a été beaucoup plus marqué chez les constructeurs comme Subaru et Kia, qui ne possèdent aucune usine d’assemblage au Canada. Les produits construits aux États-Unis n’ont représenté que 4,9 % de leurs ventes canadiennes au premier semestre, comparativement à 17,7 % un an plus tôt.
Source: Automotive News


