
Trump affirme que les constructeurs chinois pourraient fabriquer des véhicules aux États-Unis, tout en s’opposant à une production chinoise au Mexique destinée au marché américain.
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Trump affirme que les constructeurs chinois pourraient exploiter des usines aux États-Unis s’ils embauchent des travailleurs américains.
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Les constructeurs automobiles et les législateurs américains continuent de réclamer des restrictions plus sévères à l’égard des entreprises automobiles chinoises.
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Les règlements actuels sur les véhicules connectés et les tarifs douaniers demeurent des obstacles à l’entrée des constructeurs chinois aux États-Unis.
Le président Donald Trump affirme que les constructeurs automobiles chinois pourraient être autorisés à fabriquer des véhicules aux États-Unis si leurs usines emploient des travailleurs américains.
S’exprimant la semaine dernière à l’émission « The Ingraham Angle » sur Fox News, Trump a déclaré qu’il accepterait qu’une entreprise chinoise ouvre une usine d’assemblage de véhicules aux États-Unis. Il a comparé cette approche aux investissements réalisés par les constructeurs japonais, soulignant que l’emploi constituait un facteur déterminant.
« Si la Chine voulait venir ici et ouvrir une usine pour y construire ses voitures, cela me conviendrait », a déclaré Trump.
Le président a établi une distinction entre la fabrication aux États-Unis et la production de véhicules chinois au Mexique destinés à être exportés vers le marché américain. Il a affirmé ne pas appuyer cette dernière approche, tout en ajoutant qu’il ne critiquait pas les véhicules chinois eux-mêmes.
Ses commentaires surviennent alors que les constructeurs automobiles et les législateurs américains réclament des protections plus solides contre la concurrence automobile chinoise. L’Alliance for Automotive Innovation, qui représente notamment General Motors, Ford, Toyota, Volkswagen, Hyundai, Honda et Stellantis, a récemment exhorté le Congrès à adopter une loi interdisant de façon permanente les véhicules chinois sur le marché américain.
Le chef de la direction de l’Alliance, John Bozzella, a déclaré aux dirigeants du Congrès que les constructeurs chinois exportaient partout dans le monde des véhicules subventionnés dotés de technologies connectées.
Une résistance politique se manifeste également avant la rencontre prévue entre Trump et le président chinois Xi Jinping à Washington. La sénatrice démocrate du Michigan Elissa Slotkin a affirmé que des rumeurs circulaient selon lesquelles l’administration pourrait permettre aux véhicules chinois d’entrer sur le marché américain dans le cadre d’une entente plus vaste avec Pékin. Trump a rejeté cette affirmation, la qualifiant de « rumeur totalement bidon ».
Le Canada ouvre un deuxième contingent de 24 500 véhicules pour les VÉ fabriqués en Chine
D’importants obstacles réglementaires sont déjà en place. Des règles instaurées au début de 2025 sous l’administration de l’ancien président Joe Biden empêchent de fait les constructeurs chinois de vendre ou de fabriquer des véhicules de tourisme aux États-Unis, en raison de restrictions visant le matériel informatique et les logiciels des véhicules connectés. Washington maintient également des tarifs douaniers supérieurs à 100 % sur les véhicules électriques importés de Chine.
Tout changement de politique autorisant des usines automobiles appartenant à des intérêts chinois devrait donc composer avec les restrictions actuelles liées à la sécurité nationale et l’opposition du Congrès.
Pour le Canada, ce débat comporte des implications pour le secteur manufacturier nord-américain. Des investissements chinois dans des activités d’assemblage aux États-Unis pourraient avoir une incidence sur l’intérêt que la Chine a développé pour le Canada, où la possibilité d’assembler et de vendre des véhicules au pays a déjà suscité de nombreuses discussions.
Source: Reuters


