
Roshel propose de transformer l’usine ontarienne inactive en un centre de production destiné au secteur de la défense qui pourrait soutenir plus de 2 000 emplois.
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Stellantis a signé une entente préliminaire avec Roshel concernant son usine d’assemblage inactive de Brampton, en Ontario.
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Roshel propose d’y établir un centre de production destiné au secteur de la défense qui pourrait éventuellement rétablir plus de 2 000 emplois locaux.
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L’usine a cessé sa production en 2023, tandis que son réoutillage prévu pour un modèle Jeep a ensuite été suspendu pour une durée indéterminée.
L’avenir de l’usine d’assemblage de Stellantis à Brampton pourrait se dessiner en dehors de la production traditionnelle de véhicules de tourisme, à la suite d’une entente préliminaire, ou protocole d’entente, conclue avec le constructeur canadien de véhicules blindés Roshel.
Stellantis a signé avec Roshel un protocole d’entente portant sur la vente potentielle de l’installation de Brampton, en Ontario. L’entente ne constitue pas une transaction conclue, mais elle établit le cadre des négociations entre les deux entreprises.
L’usine est inactive depuis la fin de la production des Dodge Charger et Challenger de génération précédente ainsi que de la Chrysler 300, en 2023. Stellantis prévoyait initialement réoutiller l’installation pour y produire la nouvelle génération du Jeep Compass, et les travaux préliminaires avaient commencé au début de 2024. Ce projet a toutefois été mis sur pause au début de 2025, puis le constructeur automobile a annoncé que la production du prochain Compass serait transférée aux États-Unis.
Cette décision a laissé l’usine de Brampton sans véhicule à produire et plus de 2 000 travailleurs en mise à pied. Le président et chef de la direction de Stellantis Canada, Trevor Longley, a déclaré que l’entreprise avait étudié plusieurs possibilités pour le site avant de conclure l’entente préliminaire avec Roshel.
Selon M. Longley, la transaction proposée offre une voie possible vers le rétablissement d’activités durables, tout en maintenant le rôle de Brampton dans le secteur canadien de la fabrication de pointe.
Roshel souhaite établir dans cette installation ce qu’elle appelle un Centre canadien d’excellence pour la fabrication de défense, lequel viendrait compléter sa production automobile actuelle. Ses plans pourraient comprendre la fabrication de véhicules blindés et d’acier balistique.
Stellantis pourrait fermer et vendre l’usine de Brampton à la fin de la convention collective
Le chef de la direction de Roshel, Roman Shimonov, a déclaré que l’entreprise visait la création de plus de 2 000 emplois sur le site de Brampton. Les employés de Stellantis mis à pied bénéficieraient d’une considération prioritaire pour les postes disponibles.
L’entreprise estime que certains travailleurs pourraient reprendre le travail dès 2026 dans le cadre du programme canadien d’acquisition de véhicules utilitaires légers et d’autres projets automobiles et de défense. Aucun prix d’achat, montant d’investissement, ni échéancier ferme en matière d’emploi n’a été annoncé.
La vente potentielle a intensifié le désaccord entre Stellantis et Unifor, qui représente les travailleurs de l’usine. Le syndicat a suspendu les négociations contractuelles après que les deux parties eurent atteint une impasse concernant l’avenir de Brampton.

Unifor soutient que la fabrication destinée au secteur de la défense ne peut pas remplacer entièrement les retombées économiques de l’assemblage automobile à grande échelle, lequel soutient des fournisseurs et d’autres entreprises régionales en plus des emplois directs à l’usine. Le syndicat affirme également que la vente de l’installation aurait des répercussions sur les salaires, les régimes de retraite et les avantages sociaux de ses membres.
Source: CBC



