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Le PDG de Stellantis Canada, Trevor Longley, affirme que l’entreprise a eu des discussions constructives avec le syndicat Unifor et le gouvernement.
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L’un ou plusieurs des 11 nouveaux modèles attendus en Amérique du Nord au cours des prochaines années pourraient être fabriqués à Brampton.
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Une collaboration avec le partenaire chinois Leapmotor pourrait toujours être envisageable.
Plus de deux ans après la fin de la production à son usine d’assemblage de Brampton, Stellantis affirme progresser vers une solution visant à relancer la production et à ramener les emplois sur le site.
Inaugurée en 1987 par American Motors pour fabriquer l’Eagle Premier, l’usine Stellantis de Brampton a assemblé en dernier lieu la Chrysler 300, la Dodge Charger et la Dodge Challenger, avant que la production ne prenne fin en 2023 en vue d’une réfection des installations.
Initialement, les plans prévoyaient d’y produire la prochaine génération du VUS compact Jeep Compass, mais la menace de tarifs douaniers de la part de l’administration Trump a incité le constructeur à déplacer la production de ce futur modèle vers l’Illinois. Le Compass actuel est quant à lui fabriqué au Mexique.

En raison de ce revirement, environ 3 000 travailleurs de Brampton sont laissés dans l’incertitude depuis lors, pendant que le constructeur tente de trouver de nouveaux produits à attribuer à la deuxième de ses deux usines d’assemblage canadiennes en termes de volume de production.
L’entreprise n’a pas été en mesure d’élaborer un plan dans les délais requis par le gouvernement fédéral. Ce dernier cherche à s’assurer que Stellantis respecte les promesses faites en échange des investissements majeurs reçus ces dernières années, notamment celle de conserver l’ensemble de sa main-d’œuvre canadienne.
Depuis, le constructeur a proposé d’assembler des véhicules électriques chinois de son partenaire Leapmotor sous forme de pièces détachées (knocked-down), mais cette option a été rejetée à la fois par le gouvernement et par les syndicats, car elle n’aurait employé qu’environ 300 travailleurs.

Néanmoins, Leapmotor pourrait encore faire partie de la solution pour l’usine d’assemblage de Brampton. Trevor Longley, PDG de Stellantis Canada, a récemment déclaré, lors d’un événement célébrant le lancement de la Chrysler Pacifica 2027 fabriquée à Windsor : « Qu’il s’agisse de quelque chose que nous produisons à long terme ici au Canada ou de quelque chose que nous importons, Leap est un partenaire conjoint avec lequel nous entrevoyons un grand avenir. »
Il ne s’agit pas de la seule issue possible. L’entreprise a également annoncé récemment l’arrivée de 11 nouveaux modèles abordables en Amérique du Nord au cours des prochaines années, dont plusieurs modèles affichés à moins de 40 000 $ aux États-Unis, ainsi qu’un duo de véhicules multisegment sous-compacts Fiat du marché européen qui seront vendus ici par la marque Chrysler sous la barre des 30 000 $ US.
Bien que rien n’ait été annoncée, certains de ces produits futurs pourraient être assemblés à Brampton.

Ces deux propositions mettent en évidence l’importance de l’abordabilité pour Stellantis, comme l’a confirmé M. Longley. En effet, Automotive News Canada rapporte ses propos selon lesquels l’entreprise s’efforce de réintégrer des segments qu’elle a quittés il y a des années dans le but d’offrir des produits plus abordables aux consommateurs canadiens, notamment avec les futures camionnettes intermédiaire Ram Dakota et compacte Ram Rampage.
Selon M. Longley, la viabilité de la fabrication automobile au Canada demeure liée à la garantie d’un accès libre au marché américain, puisque c’est là que sont vendus 90 % des véhicules produits au Canada.
Par conséquent, la renégociation de l’accord de libre-échange prévue plus tard cette année devrait jouer un rôle clé dans l’avenir de l’usine d’assemblage Stellantis de Brampton.
Source : Automotive News Canada


