
C’en est fait du Volvo EX30 aux États-Unis. La division américaine du constructeur suédois vient d’annoncer qu’elle mettra fin aux ventes du petit VUS électrique après l’année-modèle 2026. Le modèle est une autre victime collatérale de la guerre tarifaire lancée par le président américain Donald Trump contre le monde.
· Le Volvo voit sa carrière prendre fin aux États-Unis en raison des tarifs.
· L’EX30 continue d’être proposé par Volvo sur le marché canadien.
· Le Volvo EX30 vendu ici est fabriqué à Gand, en Belgique.
Avant d’aller plus loin, mentionnons tout de suite que le Canada n’est pas affecté par cette décision. Jennifer Okoeguale, responsable des communications avec les médias et des relations publiques pour Volvo Canada, nous l’a confirmée par courriel.
La décision prise au sud du 49e parallèle ne surprend guère quand on replonge dans l’historique du VUS électrique. Initialement produit en Chine, l’EX30 avait déjà subi de plein fouet les tarifs de 100 % sur les véhicules électriques chinois imposés par l’administration Biden en 2024. Volvo avait alors rapatrié la production vers son usine de Gand, en Belgique, pour contourner l’obstacle. C’était sans compter les droits de douane de 27,5 % sur les véhicules européens instaurés sous l’administration Trump. Ces derniers sont venus refermer la porte.
Premier essai Volvo EX30 Cross Country 2026 : faire du millage avec un nom
La conséquence, c’est qu’on s’est retrouvé avec un modèle affichant une facture de plus de 46 000 $ US, alors qu’il devait s’afficher sous les 35 000 $ US. En quelque sorte, Volvo se trouvait avec un véhicule d’entrée de gamme offert à un prix de milieu de gamme.
Les concessionnaires américains ont jusqu’au 20 mars pour passer leurs dernières commandes. Rien ne change pour les VUS EX60 et EX90 pour le moment chez nos voisins du Sud.
L’EX30, en plus de poursuivre sa carrière au Canada, va faire de même au Mexique et sur d’autres marchés.
Pour ce qui est des États-Unis, nous verrons bien ce que l’avenir réserve, mais les nouvelles de ce genre pourraient bien se multiplier si l’administration actuelle continue de s’enraciner.
















