
De nouvelles données provenant du Royaume-Uni révèlent que les véhicules électriques coûtent plus cher à réparer que les véhicules à essence, malgré une fiabilité similaire.
-
Les taux de pannes sont comparables entre les VÉ et les véhicules à moteur à combustion interne (ICE), mais les réparations des VÉ sont nettement plus coûteuses.
-
La Tesla Model S affiche le taux de réclamations le plus élevé, tandis que la Nissan Leaf est le VÉ le plus fiable.
-
Les primes d’assurance et les valeurs de revente des VÉ influencent aussi le coût total de possession.
Les véhicules électriques (VÉ) ne sont pas plus fiables que les modèles à moteur à essence, mais leurs réparations sont en moyenne plus coûteuses, selon de nouvelles données publiées par un fournisseur de garanties basé au Royaume-Uni.
Warranty Solutions Group (WSG), qui a analysé 800 réclamations de garantie pour des VÉ à travers le Royaume-Uni, a constaté que les taux de réclamations étaient presque identiques pour les VÉ et les véhicules à essence : 13,21 % contre 13,74 %. Toutefois, le coût moyen d’une réparation pour un VÉ était de 858,50 £ (environ 1 605 $ CA), contre 668,45 £ (environ 1 250 $ CA) pour les modèles à essence.

La Nissan Leaf s’est classée comme le VÉ le plus fiable, avec un taux de réclamation de seulement 3,06 %. À l’opposé, la Tesla Model S a enregistré un taux de réclamations de 50 %. D’autres modèles avec des taux élevés comprenaient la Volkswagen E-Golf à 33,33 %, la Kia E-Niro à 25 % et la Jaguar I-Pace à 21,43 %, cette dernière affichant aussi l’un des coûts de réparation les plus élevés à 1 353,69 £ (environ 2 530 $ CA).
Selon le rapport, les coûts plus élevés de réparation des VÉ sont attribués à la nécessité d’utiliser des pièces spécialisées et des techniciens formés pour intervenir sur des systèmes haute tension. Les composants les plus souvent défectueux comprenaient les ports de recharge, les systèmes de surveillance de la pression des pneus, les compresseurs de climatisation et les batteries auxiliaires de 12 volts.
WSG souligne également que le coût global de possession d’un VÉ est influencé par d’autres facteurs. En 2024, les primes d’assurance pour les VÉ au Royaume-Uni étaient en moyenne 26 % plus élevées que celles des véhicules à essence. De plus, les valeurs de revente des VÉ demeurent inférieures à celles des véhicules traditionnels, ce qui affecte davantage les coûts à long terme. Les Canadiens sont généralement confrontés aux mêmes réalités, surtout dans le cas des VÉ de luxe dont les valeurs de revente chutent fortement.
Martin Binnee, directeur des opérations chez WSG, a déclaré que même si les taux de pannes sont semblables entre VÉ et véhicules à essence, « les réparations des VÉ sont plus coûteuses ». Il ajoute que les consommateurs devraient tenir compte de ces coûts à long terme, au-delà des économies réalisées à la pompe.



