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Des compagnies Japonaises vont installer des usines pour transformer les matières premières au Canada.
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Ottawa offrira des subventions à ces compagnies.
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Le pays a environ a environ 50% moins de réserves de lithium que la Chine, mais sa production n’est que 2% de celle de la Chine.
Les ministres canadiens et japonais se rencontreront la semaine prochaine pour signer un protocole d’accord qui permettra aux entreprises japonaises de construire des usines de traitement des minerais au Canada.
Cet accord s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de créer une chaîne d’approvisionnement en batteries pour véhicules électriques basée au Canada, qui facilitera la construction de véhicules électriques en Amérique du Nord.
À l’heure actuelle, on estime que le Canada possède l’une des plus grandes réserves de lithium au monde, environ deux fois moins importante que celle de la Chine, qui est en tête de liste.
Malgré cela, la production canadienne ne représente qu’environ 2 % de la production totale de lithium de la Chine, et c’est ce que les accords avec le Japon devraient changer.
En effet, Ottawa souhaite que les entreprises japonaises s’implantent dans le pays et créent des opportunités d’emploi ainsi qu’une augmentation de l’activité économique en achetant de grandes quantités de ressources naturelles et en les transformant en batteries finies et en composants associés.
Cela permettrait au Canada de continuer à accroître son importance dans l’industrie nord-américaine des véhicules électriques, comme l’entend le gouvernement.
Bien entendu, pour attirer les entreprises japonaises, le gouvernement canadien promet des subventions qui n’ont pas encore été rendues publiques.
Outre le ministre japonais du commerce, des représentants de diverses entreprises japonaises se rendront à Ottawa la semaine prochaine pour parler de leurs projets d’installation d’usines au Canada, notamment Panasonic Holdings et Prime Planet Energy & Solutions, un partenaire de Toyota.
Le Canada est d’autant plus intéressant pour les entreprises japonaises que de nombreux constructeurs automobiles japonais sont déjà implantés en Ontario, ce qui signifie que les clients pour les batteries de VÉ sont présents relativement près des sites d’extraction de minerais, ce qui réduit les frais de transport.
En outre, la participation du Canada à des accords commerciaux avec les États-Unis signifie que les batteries complètes produites à partir de minéraux canadiens sont désormais très précieuses pour les constructeurs automobiles qui souhaitent que leurs VÉ bénéficient d’incitations fiscales fédérales aux États-Unis à la suite de l’adoption de la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act) par l’administration Biden.
De plus amples informations sur les détails de ces accords à venir entre Tokyo et Ottawa sont attendues prochainement.
Source : Nikkei Asia


