La production nord-américaine chute de 20 % alors que Stellantis subit un recul plus large des livraisons au T1

Les livraisons mondiales de Stellantis en baisse de 9 % au premier trimestre

  • Les livraisons mondiales ont diminué de 9 %, atteignant 1,2 million d’unités, poursuivant la tendance amorcée en 2024.

  • Le volume nord-américain a reculé de 20 %, affecté par des retards de production et des transitions de modèles.

  • Les lancements de nouveaux véhicules ont aidé à stabiliser les niveaux d’inventaire et à stimuler les commandes.


Stellantis a rapporté une baisse préoccupante de 9 % des livraisons mondiales de véhicules au premier trimestre de 2025, avec environ 1,2 million d’unités expédiées. Ce recul s’inscrit dans la continuité de la baisse annuelle de 12 % enregistrée en 2024.

Le constructeur explique cette diminution principalement par la baisse de production en Amérique du Nord, où des arrêts prolongés liés aux congés de janvier et à la transition vers de nouveaux produits ont freiné l’activité. Dans cette région, les livraisons ont chuté de 20 % au cours de la période.

Le démarrage graduel de la production des nouveaux camions Ram 2500 et 3500 2025 a également contribué à ralentir les livraisons nord-américaines. À noter que Stellantis n’a fait aucune mention des effets potentiels des tarifs douaniers américains dans son rapport du T1.

En Europe, les livraisons ont reculé de 8 % dans la région dite « Europe élargie », une baisse attribuée surtout à une demande plus faible pour les véhicules utilitaires. En revanche, l’Amérique du Sud a connu une croissance de 19 %, ce qui a partiellement compensé les pertes dans d’autres marchés.

Plusieurs modèles ont été lancés ou renouvelés durant le trimestre, dont les Citroën C3 Aircross, Opel Frontera, Fiat Grande Panda et les camions Ram HD revisités. Selon Stellantis, ces nouveautés ont permis de maintenir des niveaux d’inventaire stables chez les concessionnaires et de soutenir les volumes de commandes.

Plus tôt cette année, Stellantis avait enregistré une chute de 70 % de son bénéfice net annuel pour 2024, accompagnée d’une perte de trésorerie de 6 milliards d’euros. L’entreprise avait alors émis des prévisions prudentes, suggérant qu’une reprise ne surviendrait probablement pas avant la deuxième moitié de 2025.

La direction du groupe demeure en période de transition depuis le départ de l’ancien PDG Carlos Tavares en décembre. Le président John Elkann assure l’intérim pendant que la recherche d’un successeur permanent se poursuit.

 

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