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Des caméras sonores ont été installées à travers la ville pour détecter les véhicules trop bruyants.
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Des sons forts déclenchent la caméra, qui enregistre la plaque du véhicule en question.
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Cela a été testé dans plusieurs autres villes, avec plus ou moins de succès.
Les conducteurs de la ville de New York peuvent recevoir une amende si un système automatisé détermine que leur voiture fait trop de bruit.
La ville mène actuellement un programme pilote qui a vu l’installation de caméras activées par le bruit dans toutes ses rues afin d’infliger des amendes et de dissuader les conducteurs dont les voitures modifiées émettent trop de bruit, un problème croissant ces dernières années.
Bien qu’elle soit une ville très bruyante, la ville de New York dispose de l’une des ordonnances les plus strictes des États-Unis en matière de bruit, qui limite le niveau de bruit autorisé provenant d’une multitude de sources telles que les voitures, les camions, les avions et même les équipements de construction.
Si un véhicule bruyant déclenche une caméra dans la ville, sa plaque d’immatriculation est enregistrée et le propriétaire se voit infliger une amende de 800 dollars américains (1 069 dollars canadiens) pour une première infraction et jusqu’à 2 625 dollars américains (3 509 dollars canadiens) pour une troisième infraction.
New York n’est pas la seule ville à s’attaquer à son problème de pollution sonore avec de telles caméras, puisque de nombreuses villes du monde, dont Paris, testent actuellement cette technologie, avec des résultats variables.
En effet, un endroit où les caméras sonores se sont avérées plus controversées que prévu est Edmonton, dans l’Alberta.
La ville canadienne a mené un programme pilote similaire à celui de NYC entre 2018 et 2021 et ses résultats ont montré qu’il y a encore des failles dans le système.
L’un des problèmes qui a fait surface presque immédiatement après le début du programme est que certains conducteurs ont utilisé les tableaux sonores numériques installés à la place des caméras pour des compétions entre amis, ce qui a entraîné l’inverse du résultat souhaité.
La deuxième itération du programme a utilisé des caméras telles que celles installées à New York, mais d’autres problèmes ont été constatés.
En effet, les caméras étaient réglées pour se déclencher lorsqu’un bruit franchissait la barrière des 95 décibels, ce que font régulièrement les sirènes des véhicules d’urgence. Cela signifiait que chaque clip où un véhicule d’urgence déclenchait une caméra devait être examiné manuellement et rejeté.
En outre, les preuves enregistrées par ces caméras sont difficiles à utiliser devant les tribunaux, car les conducteurs peuvent prétendre que le bruit provenait d’une autre voiture située hors du champ de vision.
Cela a conduit Edmonton à envoyer des agents de police dans les zones les plus bruyantes de la ville afin de confirmer quelles voitures enfreignaient la loi, mais cela s’est avéré très gourmand en ressources.
En outre, l’ensemble du programme pilote a coûté 192 000 dollars pour l’équipement et son entretien, tandis que les amendes n’ont rapporté que 98 000 dollars.
Il sera intéressant de voir si la ville de New York est en mesure d’affiner ce système et d’éliminer suffisamment de défauts pour qu’il réponde à l’objectif visé. En attendant, la ville affirme avoir déjà infligé des amendes à au moins 71 conducteurs pour des infractions liées au bruit.


