
La crise actuelle reliée à la propagation de la COVID-19 fait couler beaucoup d’encre, son impact qui est ressenti à l’échelle planétaire. La distanciation sociale ralentit la plupart des industries jugées non essentielles, ce qui affecte le nombre de véhicules présents sur les routes.
Depuis le début de la crise, la pollution mondiale a diminué de manière importante, au même rythme que le prix du pétrole d’ailleurs. Voilà qui pousse les groupes environnementaux à militer encore plus pour l’adoption de l’énergie électrique dans le domaine du transport, et plus particulièrement celui des véhicules personnels.
Certains constructeurs croient malgré tout qu’il y a encore de l’espoir du côté des motorisations thermiques à cause d’un certain potentiel issu des biocarburants, comme l’éthanol ou les microalgues. Au cours des dernières semaines, Volkswagen qui mise beaucoup sur l’énergie électrique d’ici quelques années, Porsche qui vient à peine de lancer sa toute première berline électrique de performance et Mazda qui n’est pas aussi avancé dans le créneau électrique, ont tous réaffirmé que les mécaniques à combustion interne avaient encore un avenir.
C’est du moins ce que croit Matthias Rabe, le directeur technique de Volkswsagen qui a déclaré en entrevue au magazine britannique Autocar, qu’il croyait beaucoup au développement des biocarburants qui pourraient éventuellement s’avérer une alternative plus propre que les carburants extraits du sol. Ces biocarburants n’émettraient que très peu d’émanations polluantes dans l’atmosphère.
La division Porsche est également confrontée à ce dilemme, surtout à cause de sa 911, une voiture sport qui a, depuis ses débuts dans les années 60, toujours conservé la même configuration à motorisation à plat logée derrière l’essieu arrière. Il est clair que l’offre électrique va s’élargir d’ici quelques années, mais dans le cas de la 911, le fameux 6-cylindres à plat risque d’être boulonné à bord de la voiture pendant plusieurs années encore.
Finalement, le petit constructeur nippon n’a surpris personne en supportant la recherche sur les biocarburants, Mazda qui est l’un des seuls constructeurs à ne pas offrir de véhicule électrique encore. Oui, le dévoilement du multisegment électrique MX-30 au Salon de Tokyo à l’automne passé démontre que Mazda croit malgré tout au potentiel de l’énergie propre, mais ce dernier sera commercialisé à petite échelle et avec une gamme aussi centrée sur les motorisations traditionnelles, la division japonaise a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de réduire son empreinte écologique.
Le hic avec les biocarburants, c’est qu’ils sont pour le moment encore trop dispendieux à produire. La recherche doit donc se poursuivre pour trouver une manière de réduire les coûts et peut-être, de sauver les mécaniques propulsées par un carburant liquide. Dans un monde où la très grande majorité du parc automobile est encore basé sur cette technologie, la venue d’un carburant carboneutre serait déjà un pas dans la bonne direction. Ce qui est clair toutefois, c’est que cette crise mondiale va assurément avoir des effets à long terme sur notre manière de se déplacer dans les années à venir.


